Alcaraz croque Medvedev et redevient n°1 mondial
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Bluffant, l'Espagnol n'a fait qu'une bouchée du Russe pourtant invaincu depuis 19 matchs.
Bluffant, l'Espagnol n'a fait qu'une bouchée du Russe pourtant invaincu depuis 19 matchs.
2 ATP500
3 M1000
1 GC
Gains : 13 389 807 $
No. 1 mondial pour la 2e fois
Âge : 19 ans
Carlos est n°1 mondial en étant tenant du titre d'un GC et 3M1000 et il déjà 3e à la race en ayant loupé un GC et jouer que 3 tournois. :p
on déjà vu des n°1 mondiaux moins" crédibles" certaines saisons que Carlos :
- Roddick n°1 fin 2003 avec 1 GC et 2 M1000
- Rios n°1 tenant du titre de 3M1000 fin mars 1998 mais aucun titre en GC devant Sampras tenant du titre d'un GC, le Masters et 2M1000
- Mcenroe n°1 fin 1982 sans avoir gagné le moindre tournoi majeur devant Connors titré 2 fois en GC
et encore on a frôlé le pire l'an dernier, avec Ruud qui s'est retrouvé à un point du trône sans titre en M1000 ni en GC. xD
19 ans et déjà 1GC, 3M1000 , n°1.
là il vient de remporter IW sans perdre de sets en tapant 2 top 10 et un top 15.
les derniers joueurs à avoir gagner IW sans perdre de set c'est Federer ( 2017) et Nadal ( 2007) excusez du peu . :p
Par contre dire qu'Alcaraz est un N1 par défaut, je pense que c'est un abus de langage, ce garçon est incroyable.
Et cela dit, le serbe n'en perd pas non plus puisqu'il n'a rien à défendre et qu'en plus si Carlos ne remporte pas Miami, Djoko redeviendra N1 sans jouer...
A manipuler avec d'infini précaution. A sa simple vue certains se mettent à courir ou à faire une prière, quand beaucoup d'autres viennent en masse tout autour.
Une fois dégoupillée, elle se met à râler, à faire des bruits sourds, puissants, à crisser. Pour celui qui se retrouve coincé, obligé d'affronter son destin, c'est la décomposition quand d'autres s'expriment en onomatopées sous la forme de "Ohhhh" et de "Ahhhhh", ponctués par des claquements sonores.
A la fin, elle finit par exploser en répandant du Carlos sur toutes les lèvres mais une fois le résultat dissipé, on découvre un corps interdit, inerte, gisant sur le court, incapable de comprendre ce qu'il s'est passé et surement traumatisé pour longtemps.
Arme de destruction massive d'origine espagnole, dopé par un talent rare, elle fait trembler le tennis en l'éclaboussant de couleurs et sa force est telle qu'elle reconstruit un sport qui semblait sombrer dans une ère de ténèbre.
Ce joueur détone, impacte les yeux et son raisonnement ravit les oreilles, le tout habillé d'un beau sourire.
Le tennis s'est miraculeusement réenchanté et la petite balle jaune a retrouvé à nouveau tout son éclat.
La bombe Alcaraz.
Vainqueur à Indian Wells et de nouveau numéro 1 mondial, l'Espagnol Carlos Alcaraz a laissé groggy ses adversaires. « C'est le Tyson du tennis », a résumé Gilles Cervara, le coach de Daniil Medvedev étrillé en finale (6-3, 6-2).
L'EQUIPE Franck Ramella, à Indian Wells
mis à jour le 20 mars 2023 à 19h50
On ne peut pas démantibuler ainsi un Daniil Medvedev invaincu depuis dix-neuf matches sans créer sur le circuit un sentiment mêlé de frayeur et d'exaltation.
Puisque tout paraît trop simple pour Carlos Alcaraz, avec sa grinta, son toucher, sa puissance, sa finesse et plein d'autres choses, la finale d'Indian Wells a consisté en une simple parade des coups de toute sa panoplie, avec son stock d'options multiples utilisées judicieusement.
Contre Medvedev (27 ans), le jeune Espagnol (19 ans) a exécuté dix services-volées pour la plupart validés - en neuf jeux de service -, enchaîné sur douze points consécutifs, placé trois amorties diaboliques successives, breaké grâce à deux agressions féroces sur deuxième balle, et mis son adversaire (réputé pour être indébordable) très loin de la balle en trois frappes dès lors qu'il rythmait le tempo de l'échange en enclenchant des « Ha, ha ! » qu'on entendait très haut dans le stade. Effrayant.
Gilles Cervara, le coach de Medvedev, avait une comparaison très simple en sortant du match. « Alcaraz, c'est le Tyson du tennis, tellement il est capable à certains moments d'envoyer des "droites" avec sa raquette. Il y a eu des frappes où il mettait Daniil à dix mètres de la balle en tapant à une puissance et une vitesse dingues... On lui connaît cette qualité, mais là, c'est déroutant de voir ça. Il laisse l'adversaire sur les talons. Contrairement à l'impression que je pouvais avoir, là, je n'ai pas senti qu'il pouvait rater. J'avais vu qu'il pouvait avoir des trous. »
Mais pas dimanche, comme si, malgré de longues semaines passées hors du circuit pour soigner une blessure à la jambe, l'Espagnol était revenu encore plus avide d'émotions fortes.
Depuis son retour en février sur la terre battue sud-américaine, il n'a perdu qu'un match sur ses quinze disputés, en finale à Rio face à Cameron Norrie (5-7, 6-4, 7-5).
Non sans avoir là-bas encore subjugué son auditoire dans la dernière manche : diminué et quasiment sur une jambe, Alcaraz était passé tout près de faire trébucher le Britannique pourtant accrocheur en ne distillant que des frappes en un coup, en frappes sèches ou en amorties, rien qu'en activant sa main phénoménale.
Revenu sur dur en un clic, il a posé en Californie, sans perdre un set, des marques au fer rouge qui pourraient laisser des traces.
Terrassé en quarts de finale par la mise sous pression constante de cet adversaire pas comme les autres, Félix Auger-Aliassime (6-4, 6-4), pourtant pétaradant, avait semblé désemparé après le match, comme s'il percevait que l'écart semblait (déjà) presque impossible à réduire.
En demi-finales, malgré une belle résistance dans le concours de frappes pures, Jannik Sinner (7-6, 6-3) se souviendra longtemps d'un point dantesque où l'Espagnol lui avait tout fait à la volée (haute en revers posée court croisé, puis acrobatique sur un fil), puis en mode défense avant de conclure par un lob écoeurant. Et du dernier jeu du match avec six premières balles surpuissantes sur les sept points disputés.
On pourrait énumérer plein d'autres points forts, tellement Alcaraz sait s'y prendre pour les accumuler et distiller une fureur de vivre communicative, tandis que fléchissaient les adversaires.
« Daniil n'a pas été bon sur certaines phases où Alcaraz ne faisait que remettre la balle, enchaînait Cervara, et ça, ça ne lui ressemble pas. C'est une question que je lui poserai : est-ce que c'est la peur de ce que l'autre est capable de faire qui te fait rater ou forcer ? À certains moments, il a voulu frapper mais il s'est "dé-coordonné" et ça ne partait pas. Au service, il n'a pas été bon. Tout ça donne une branlée.
Ça va obliger tout le monde à se dire : "Bon, sur ce mec-là, qu'est-ce que je dois renforcer, comment je vais devoir le jouer ?" Ça devient un défi pour ses adversaires, clairement.
Oui, il bluffe dans le sens où tu te dis que si tu ne joues pas correctement, tu prends une valise. À ceux qui en ont les armes, ça va leur demander une "transcendance" pour que leur jeu passe dans une autre dimension. Et qu'ils puisent très loin en eux dans leur construction d'homme et de joueur. »
Après avoir remis sa patte sur le jeu, en l'absence de Djokovic non vacciné et Nadal blessé, Alcaraz est aussitôt redevenu numéro 1 mondial, avec trois titres en Masters 1000 à moins de 20 ans. Pour le rester dans quinze jours, il lui faudra remporter le tournoi de Miami. C'est dans ses cordes.
publié le 20 mars 2023 à 19h50
Rien de mieux pour juger que l'avis d'un pro pour comprendre le phénomène que nous avons, par contre je vois déjà des posts de critiques alors qu'il est tout neuf sur le circuit et qu'il fait un bien fou par la dynamique qu'il apporte .....un mixte de Rodger/Rafa avec son jeu au filet, ses amorties exceptionnelles niveau toucher et ces fulgurance coup droit et revers de fond de courts avec des défenses digne de son ainé ibère ....bref ne pas aimer Carlos quand on aime le tennis et quand on vient sur un site dit de passionnés de tennis me laisse perplexe
En phase avec toi XMan 4 sur les absences de Djoko (pas cool mais le droit d'entrée de chaque pays a ses règles et nul ne peut y déroger), la différence notable est que Djoko peut s'entrainer et parfaire son tennis alors qu'un blessé lui mettra plus de temps à revenir et aura plus de mal à retrouver du rythme .....
d'où cette hostilité envers Carlos qui pour la 1ère fois depuis (trop) longtemps incarne une menace sérieuse sur la durée à l'hégémonie des Big3 restants.
on devrait pourtant se réjouir d'avoir (enfin) du sang neuf , même si on peut déplorer le contexte qui a facilité cela.
je m'attendais pas à une victoire aussi large. :)
Alacaraz sait s'adapter au jeu de son adversaire
Si il tient et n'est pas blessé il peut faire très très mal cette année et les 10 autres années à venir
Tout est dans la constance ensuite.
Mais bravo et tellement content.
Je déteste le jeu de Medvedev qui consiste à envoyer des parpaings du fond de court.
Pas de bol, Carlos maîtrise à la perfection les amorties et en regardant bien, ils sont pas nombreux à en faire dans la next gen, des comme ça.
Bravo champion, à confirmer ensuite .
Il faudrait qu'il regagne Miami pour être No1, dans 2 semaines ?
Édit : il devient No1 juste cette semaine et effectivement redevient No2 dès le début du tournoi pour le motif évoqué.
Bravo Carlitos
Il renvoie, contre et appuie quand il le faut mais on est loin d'un Sinner par exemple, il est bien plus habile.
Contre Alcaraz ça n'a pas marché mais je pense quand même qu'il était loin d'être à 100% physiquement.
il revient de blessure et il gagne IW en tapant 2 top 10 dont l'homme en forme du moment + Sinner sans perdre un set.
peu importe que Daniil ne soit pas à 100% physiquement hier, il avait qu'à mieux gérer son calendrier et passer moins de temps sur le court (notamment contre Zverev).
Zverev était revenu à un excellent niveau mais surement à celui d'avant sa blessure, sinon il aurait gagné le match avec toutes les bdb qu'il s'est procuré.
On sait qu'il peut-être un poison à jouer sur ciment dans ses bons jours et quand il est réglé au service
La naissance d'une légende !!!
Daniil sans doute un peu émoussé mais Alcaraz a le jeu pour lui le maitriser sur un dur lent.
Entre un coup droit foudroyant et des amorties bien dans le bon temps, Medvedev n'a pu que constater les dégâts en prenant l'option de retourner depuis les bâches
Ca en devient difficile à suivre.
Je n'ai pas vu le match seulement des extraits mais on pouvait déja voir que le russe était carbonisé, dommage cette opposition promettait beaucoup.
Je doute que le score symbolise leur différence de niveau réelle si elle existe.
je te rejoins totalement sur la fin.
j'aurai juste préféré que Carlos le fasse à la régulière, comme à Madrid qu'il gagne en battant Djokovic et Rafa.
Mais c est un futur très grand, logique