C'est pour cela qu'on vit. Pour ce genre d'émotions indescriptible que nous donne le sport, à nous, simples humains. Parce que ce comte de fée, soyons franc, qui ne devait jamais voir le jour pour Julien Benneteau, prend enfin forme. Et le plus beau dans tout cela, c'est que ce comte se passe dans son dernier Bercy, le dernier de sa carrière entaché de blessures et dont il lui manque un truc, important : un titre. Après tout ce serait mérité après dix finales manquées.
Dimanche dernier, le tricolore annonçait que ce Masters de Paris serait le dernier. Beaucoup pensait qu'il allait se faire éliminer rapidement. Pourtant il saura faire mentir toutes les mauvaises langues. D'abord face à Shapovalov (6-4 6-4) enchaîné par Tsonga (2-6 7-6[4] 6-2) et fini par Goffin hier (6-3 6-3). Aujourd'hui se dressait un tout autre registre. Celui d'un Top 5, redoutable, ayant un grand chelem à son palmarès, Marin Cilic, féroce ogre du dur indoor.
Dans cette rencontre, le français tire le premier, comme dans toutes ses parties, avec un break (2-1). Manquant de flaire, il passe au-travers du set avant une piqûre de rappel à (4-5), après s'être fait breaké deux fois d'affilée, où il devra sauver une balle de set. Piqué au vif et dans son orgueil, devant un public de Bercy digne d'un public de Coupe Davis, Benneteau va chercher le tie-break. Celui-ci sera particulièrement indécis, et montrera le visage d'un Cilic méconnu : celui à la main tremblante. Pour rester en vie dans cette manche, le croate servait le feu... jusqu'à la première balle de set du tricolore, où le croate perd ses moyens et commet l'irréparable : une double-faute. Auteur de prises de risques quasi incessantes, et héroïque en défense, Benneteau se voit largement devant, un break et trois balles de jeu dans le second set (2-0 40-30). Mais au tennis, il ne faut "jamais vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué". Il comprendra cette expression après un passage à vide (2-1), mais s'en réveillera, et émergera au meilleur des moments, pour sauver une balle de break (4-4). Et c'est à deux doigts d'un tie-break pouvant être très décisif pour la suire, que Benneteau trouvera une énième faille sur le service de Cilic, habituellement infaillible, et concluera le match sur un dernier coup gagnant, parfaitement réalisé, pour aller chercher sa première demi-finale en Masters 1000 !
C'est seulement la deuxième fois qu'un joueur ayant obtenu une wildcard atteint les demi-finales à Paris, après Mikaël Llodra en 2012. Il affrontera en demi le gagnant de la rencontre Verdasco - Sock.
En tout cas on peut dire ce qu'on veut sur le tableau de ce Bercy, mais Julien est sans aucun doute le plus "méritant" des joueurs qui restent. Shapovalov-Tsonga-Goffin-Cilic, il y en a qui ont gagné des Grands Chelems en battant bien moins que ça.
Dimanche dernier, le tricolore annonçait que ce Masters de Paris serait le dernier. Beaucoup pensait qu'il allait se faire éliminer rapidement. Pourtant il saura faire mentir toutes les mauvaises langues. D'abord face à Shapovalov (6-4 6-4) enchaîné par Tsonga (2-6 7-6[4] 6-2) et fini par Goffin hier (6-3 6-3). Aujourd'hui se dressait un tout autre registre. Celui d'un Top 5, redoutable, ayant un grand chelem à son palmarès, Marin Cilic, féroce ogre du dur indoor.
Dans cette rencontre, le français tire le premier, comme dans toutes ses parties, avec un break (2-1). Manquant de flaire, il passe au-travers du set avant une piqûre de rappel à (4-5), après s'être fait breaké deux fois d'affilée, où il devra sauver une balle de set. Piqué au vif et dans son orgueil, devant un public de Bercy digne d'un public de Coupe Davis, Benneteau va chercher le tie-break. Celui-ci sera particulièrement indécis, et montrera le visage d'un Cilic méconnu : celui à la main tremblante. Pour rester en vie dans cette manche, le croate servait le feu... jusqu'à la première balle de set du tricolore, où le croate perd ses moyens et commet l'irréparable : une double-faute. Auteur de prises de risques quasi incessantes, et héroïque en défense, Benneteau se voit largement devant, un break et trois balles de jeu dans le second set (2-0 40-30). Mais au tennis, il ne faut "jamais vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué". Il comprendra cette expression après un passage à vide (2-1), mais s'en réveillera, et émergera au meilleur des moments, pour sauver une balle de break (4-4). Et c'est à deux doigts d'un tie-break pouvant être très décisif pour la suire, que Benneteau trouvera une énième faille sur le service de Cilic, habituellement infaillible, et concluera le match sur un dernier coup gagnant, parfaitement réalisé, pour aller chercher sa première demi-finale en Masters 1000 !
C'est seulement la deuxième fois qu'un joueur ayant obtenu une wildcard atteint les demi-finales à Paris, après Mikaël Llodra en 2012. Il affrontera en demi le gagnant de la rencontre Verdasco - Sock.
Ce sera très dur, mais j'ai envie d'y croire allez ^^