Nadal, trop solide pour Federer, rejoint Wawrinka en finale à Melbourne
Rafael Nadal s'est qualifié avec autorité, ce vendredi, pour la finale de l'Open d'Australie 2014 à Melbourne. Dans un match dont on a la sensation, après coup, d'avoir connu le scénario à l'avance, l'Espagnol a nettement dominé Roger Federer. Vainqueur en 2h24 et trois sets (7/6, 6/3, 6/3), le numéro 1 mondial a progressivement et complètement neutralisé son adversaire au fil de la partie. En finale, il affrontera Stanislas Wawrinka pour tenter de s'offrir son 14ème titre du Grand Chelem.
Un premier set où tout s'est joué ?
Federer avait pourtant plutôt bien entamé la partie, au moins au niveau des intentions de jeu. Agressif, très offensif et prenant la balle très tôt, il semblait une fois de plus en mesure de déstabiliser son meilleur ennemi. La première manche a ainsi été très disputée malgré quelques alertes pour le Suisse traduites par plusieurs balles de break à sauver. De l'autre côté du filet, Nadal s'est en revanche montré intraitable sur ses mises en jeu, servant très bien et remportant la plupart des échanges qui s'y sont engagés. La différence s'est donc finalement faite au jeu décisif, dans lequel la fébrilité de Federer s'est faite plus criante. Commettant trop d'erreurs, il a laissé Nadal prendre le large d'entrée puis l'emporter par 7 points à 4.
Federer rattrapé par ses doutes
Comme beaucoup d'observateurs le craignaient, l'affaire était alors entendue. D'autant que si Federer se montrait de plus en plus hésitant, Nadal restait à l'inverse imperturbable. Impossible à déborder et collant véritablement aux balles adverses, il a petit à petit éteint les velléités offensives du Suisse grâce à quelques fulgurances dont il a le secret, notamment en passing. C'était trop pour un Federer apparaissant souvent sans solution dans l'échange et se faisant probablement rattraper par les doutes accumulés lors de ses trop nombreuses défaites face au Majorquin. Hésitant à aller de l'avant, il a laissé les échanges se rallonger, faisant ainsi le jeu de Nadal qui ne demandait pas mieux.
Nadal impérial et tout proche de Sampras
Impérial de bout en bout, l'Espagnol en a profité pour accentuer sa domination en imposant sa puissance et son lift du fond du court pour ébranler de plus en plus la confiance adverse. Les deuxième et troisième sets, très similaires, n'ont ainsi semblé être qu'une formalité pour lui et il a donc fini par plier l'affaire, sur le service de Federer, en seulement 2h24 et trois manches (7/6, 6/3, 6/3).
Nadal retrouvera un autre Suisse, Stanislas Wawrinka, en finale dimanche. Il aura alors l'occasion non seulement d'inscrire pour la deuxième fois son nom au palmarès du tournoi mais surtout de s'adjuger un 14ème titre du Grand Chelem. A 27 ans, il reviendrait ainsi à la hauteur d'un certain Pete Sampras, présent dans les tribunes aujourd'hui, et il ne compterait plus que trois unités de retard sur Roger Federer. Une fois de plus, l'Histoire du tennis est en marche sous nos yeux.
R. Nadal: "C'est toujours difficile et c'est toujours un sentiment spécial de battre Roger. C'est l'adversaire contre qui, du fait de nos précédents face-à-faces, j'ai le plus de confiance. Mais c'est vraiment un champion pour moi et c'est un honneur de jouer une demi-finale contre lui.
Le premier set a été très dur. On a eu des échanges très accrochés, surtout à la fin. Je pense que j'ai bien résisté car il essayait d'être très agressif et de frapper la balle très tôt. Je pense que, ce soir, j'ai joué mon meilleur match du tournoi."
Je trouve en fait ça plus fort que de les comparer à leur pic respectif car Nadal a réussi trés jeune à faire déjouer la réfèrence en terme de jeu et surtout de mental alors qu'il n'avait pas encore décliné ( même en remontant aux confrontations sur dur de 2004 et 2005) ... Federer était tellement mieux armé, tellement plus à l'aise sur cette surface. Je ne suis pas fan de Nadal, mais je pense que les comparer (précocité de Nadal et le fait qu'ils n'aient QUE 5 ans d'écart au final) n'est pas déraisonnable au final. Juste que la popularité de Federer est telle que ses fans ne veulent pas voir la réalité en face...