« Je ne suis pas le joueur que je voudrais être » : le cri du cœur d'Auger-Aliassime après Roland-Garros
Très marqué par cette défaite face à Flavio Cobolli, le Canadien a reconnu traverser une période de doute quant à son niveau de jeu et à sa progression.
Félix Auger-Aliassime n'a pas caché sa détresse après son élimination en quarts de finale de Roland-Garros.
Battu en quatre manches par Flavio Cobolli alors qu'il apparaissait comme le grand favori d'une partie de tableau totalement ouverte, le Canadien a livré une conférence de presse particulièrement sincère sur son état d'esprit actuel.
« Je suis un peu détruit aujourd'hui »
Interrogé sur sa déception, Auger-Aliassime a reconnu traverser l'un des moments les plus compliqués de sa carrière récente :
« D'un côté, c'est sûr que je ne peux pas me plaindre de ma vie, mais là où se trouve ma carrière tennistique aujourd'hui, c'est dur. Je suis un peu détruit aujourd'hui.
En général, je gère plutôt bien les défaites. À chaque fois, je retourne à l'entraînement avec optimisme, mais là, je sens que je ne suis pas le joueur que je voudrais être.
C'est une journée difficile, je n'ai pas été à la hauteur. »
« Je ne progresse pas comme je veux »
À bientôt 26 ans, l'ancien n°6 mondial estime ne pas avancer au rythme qu'il espérait malgré les enseignements accumulés au fil des saisons :
« Je deviens moins patient avec les années, je pense. Après une saison de terre battue décevante, j'ai essayé de me ressaisir ici, j'ai gagné des matches.
Mais je n'ai pas progressé comme je le voulais, ou comme je l'avais anticipé, par rapport à ce que j'ai appris les saisons précédentes.
Je vais avoir 26 ans cette année, et je ne progresse pas comme je veux. C'est pour cela que je ne suis pas bien. »
Le besoin de prendre du recul
Le Canadien a expliqué vouloir prendre quelques jours pour faire le point avant d'aborder la suite de la saison :
« J'ai besoin de temps, peut-être une semaine, pour clarifier mes idées, et savoir comment me projeter sur la suite de mon année, et de ma carrière. »
Tant que le mental n'est pas trop affecté...