« C’est la dernière fois » : quand Mauresmo explose après une question polémique sur Boisson
Dans le documentaire Entre les lignes, diffusé sur France 2, Amélie Mauresmo a vivement réagi après une question d’un journaliste sur le physique de Loïs Boisson.
Une question qui n’est clairement pas passée auprès d’Amélie Mauresmo.
Dans l’un des épisodes du documentaire Entre les lignes, consacré aux coulisses de la dernière édition de Roland-Garros et diffusé mardi soir sur France 2, la directrice de l'épreuve apparaît en train de recadrer un journaliste après une question jugée déplacée au sujet de Loïs Boisson, demi-finaliste surprise du tournoi.
« Elle a les muscles qui ressortent »
Lors d’un échange avec Mauresmo, le journaliste avait notamment insisté sur le physique de la Française : « Son physique... Je veux dire, elle impose, elle a les muscles qui ressortent. »
Une remarque qui avait visiblement mis l’ancienne n°1 mondiale mal à l’aise, même si elle avait d’abord répondu avec diplomatie :
« En tout cas, elle a une couverture de terrain de dingue donc c’est vrai que pour produire ce type de jeu-là, il faut vraiment être au point physiquement. »
« Il y a 20 ou 25 ans, je me tapais les mêmes remarques »
Mais quelques instants plus tard, en privé, Mauresmo a tenu à remettre le journaliste à sa place :
« Je ne te félicite pas pour la question que tu m’as posée sur le physique de Loïs. C’est la dernière fois. Elle est quand même très musclée, tu m’as dit... Il y a 20 ou 25 ans, je me tapais déjà les mêmes remarques, donc je ne te félicite pas.
C’est avec ces questions-là que tu veux déclencher des trucs, ne me la fais pas à l’envers... La petite, elle a 22 ans, vous n’allez pas commencer à la faire chier là-dessus parce qu’elle a des muscles. C’est une athlète, en fait. »
« J'ai été choquée par cette question »
Interrogée par France TV après la diffusion de cette séquence, la double lauréate en Grand Chelem est revenue sur son intervention :
« J’ai été choquée par cette question posée le matin même. C’est quelque chose que j’ai moi-même vécu il y a des années.
En tant que directrice du tournoi et proche des joueurs et des joueuses, je veux qu’ils se sentent bien et protégés pendant leur séjour ici. Je n’ai pas vraiment réfléchi, c’est sorti naturellement. »