« Comme une question de vie ou de mort » : le témoignage fort de Caroline Garcia sur Roland-Garros
Caroline Garcia est sortie du silence dans un entretien accordé à 20 Minutes. L’ancienne n°4 mondiale y évoque avec beaucoup de sincérité la pression immense ressentie à Roland-Garros tout au long de sa carrière.
Les prises de parole de Caroline Garcia se font rares depuis l’annonce de sa retraite.
Retraitée depuis sa défaite au premier tour de l’US Open l’an dernier, l’ancienne n°4 mondiale a accordé un entretien à 20 Minutes à l’occasion de la diffusion de la série « Entre les lignes », programmée ce jeudi soir sur France 2 et dont un épisode est consacré à ses adieux à Roland-Garros.
« À Roland-Garros, je jouais avec un poids sur les épaules »
Au cours de cette interview, la Française est revenue avec franchise sur sa relation compliquée avec Roland-Garros, un tournoi où elle n’a jamais réussi à pleinement s’épanouir malgré un quart de finale atteint en 2017.
« Bien sûr, ce n’était pas ma surface favorite. Forcément, ça ne facilitait pas mon style de jeu. Et puis je me mettais beaucoup de pression par rapport au fait que c’était Roland-Garros, que c’était un tournoi que je rêvais de gagner quand j’étais petite, que j’avais envie d’aller loin.
Je jouais avec ce poids sur mes épaules. Les fans et les médias te parlent de ce tournoi-là comme si c’était le seul tournoi que tu avais dans ton année alors que tu en as encore 25, comme une question de vie ou de mort.
Quand tu essaies d’aborder le tournoi de façon un peu plus légère et de te dire que c’est un tournoi normal, toutes les cinq minutes, il y a quelqu’un à l’extérieur pour te faire comprendre que ce n’est pas un tournoi normal. »
]« J’ai eu du mal à accepter de ne pas avoir gagné de Grand Chelem »
Garcia s’est également confiée sur le regard qu’elle porte désormais sur sa carrière, elle qui a longtemps souffert de ne jamais avoir remporté de titre du Grand Chelem.
« Il y a vraiment eu un chemin à faire par rapport au regard que j’avais sur ma carrière, sur les titres que j’ai gagnés, les titres que je n’avais pas gagnés. Pendant longtemps, j’ai eu du mal à accepter de ne pas avoir gagné de Grand Chelem parce que c’était mon rêve.
Le simple fait de ne pas avoir gagné ce titre-là m’a donné un regard assez négatif sur ma carrière. Le fait d’avoir pu jouer cette dernière année sur le circuit en changeant un petit peu mon état d’esprit m’a fait du bien. Je suis beaucoup plus positive par rapport à ma carrière. »