Monfils revient sur les rumeurs concernant son hygiène de vie : « Je mange McDo, mais personne ne court plus vite que moi sur le circuit »
À 38 ans, Gaël Monfils réalise une première partie de saison impressionnante. Vainqueur d'Auckland, huitième de finaliste à l’Open d’Australie et à Miami.
Dans une interview donnée à Eurosport, le Français est revenu sur les rumeurs et critiques concernant son hygiène de vie durant sa carrière :
« On m’a parlé des nuits blanches à jouer à la PlayStation, du poker aussi parfois. Le mythe, c'est un peu ça. Oui, je me fais des McDo ou des kebabs et je joue à FIFA jusqu’à 2 h du matin avec mes potes.
Oui, ça m'est arrivé. Mais une fois ! Mais même si je ne le fais qu'une fois, ça devient un mythe, une légende et les gens ont du mal à prendre leur distance avec ça, ils sont toujours dans l'abus. Oui, je kiffe me faire un McDo, mais comme n'importe qui.
Je me souviens d'une fois, à 23 ans, je suis jeune et j'ai envie de me faire un FIFA. Je suis avec mes potes jusqu'à 2-3 h du matin, on mange McDo, mais le lendemain, il y a entraînement, et bien je n'y vais pas, j'assume.
Tu peux te permettre de le faire quand tu sais que ton prochain tournoi est dans quinze jours. Tu ne fais jamais ça la veille d'un tournoi. Tu sais quand tu peux le faire. Donc j'ai toujours kiffé ce mythe de « je mange McDo, personne ne court plus vite que moi sur le circuit, mais, oui, je mange McDo ».
Je crois que mon truc préféré dans ce mythe, ce sont les entraînements du matin. Je n'aimais pas m'entrainer le matin, c'est vrai. Tout de suite, on m'a qualifié de fainéant. Mais, à chaque fois que j'allais en tournoi, je jouais en night session.
Je jouais mes matches à 19-20 h donc pourquoi j'irais m'entraîner à 8 h ? Très jeune, je trouvais ça bizarre, je ne comprenais pas trop. J'ai vu rapidement que, sur les tournois, les premiers matches débutaient à 11 h. Donc je me suis adapté, j'allais m'entraîner à ce moment-là et je ne gênais personne.
Il y a des mecs qui font leur boulot de 8 h à 14 h. Moi, je le faisais peut-être de 11h à 17h. Je faisais autant de travail, mais différemment. Après, forcément, le fait de ne pas m'entraîner à 8 h, on me catégorisait de fainéant.
C’est vrai qu'il y a eu une part de provocation aussi. J’ai joué de ça. C'est comme le mythe des nuggets avec Usain Bolt. Comme si les gars, ils ne mangeaient que des nuggets.
Forcément, il y a une part de provocation. Tout le monde le sait, mais tout le monde ne le comprend pas. Si tu ne travailles pas, tu ne peux pas gagner. »
Par contre il a eu une carriere " agreable " si on peut dire tout en restant dans le top pendant longtemps, je ne pense pas que les tous meilleurs se marrent autant, questions de choix. Tant qu'il n'a pas de regrets.
Des mecs qui ont gagné un M1000 en dehors du big4, il y en a quand même pas mal entre 2005 et 2025...
Le fait..d etre pere le fait etre plus competitif...
Il finit en beaute bon c est inutile de penser aux phases finales s il arrive aux quarts d un grand tournois c est un immense exploit...
Bravo Gael
Il y a une part d'intox dans cela, montrer qu'on maîtrise le sommeil, qu'on est le plus fort...
Cela marche sans doute, car cette croyance a des effets sur les autres (cf. Quand les joueurs français racontent que les Espagnols étaient derniers partis/ premiers arrivés à l'entraînement pendant la coupe Davis... et qu'ils ont battu les Français).
Or selon moi ce qui compte est de tenir sur la durée, en fonction de son métabolisme et de ses besoins physiques et mentaux. Monfils l'a fait, apparemment, et il est toujours là à 38 ans.
En employant le terme "mythe", je trouve que Gaël vise juste. Les supporteurs, les fans, voire les fanatiques, ont un besoin presque maladif de construire une histoire autour de leur joueur favori ou de leur idole afin de le singulariser au-delà d'une réalité la plupart du temps des plus banales.
Il suffit de constater le nombre de croyances rattachées ne serait-ce qu'au Big3 pour se rendre compte des projections que certain(e)s font sur la personnalité d'un joueur afin de nourrir en permanence l'admiration qu'ils ont pour lui, comme si ses exploits sportifs ne suffisaient pas à l'alimenter.
Bien que Gaël évoque ici un "mythe négatif", il est fréquent de voir des personnes entourer leur champion d'une aura quasi surnaturelle, ce qui personnellement me met plutôt mal à l'aise.
L'été 2012, un midi, j'étais en vacances aux Antilles (en Guadeloupe plus précisément) et je l'ai vu avec ses 2 amis et un photographe/agent ou je sais pas quoi venir s'asseoir sur les bancs près de nous au McDo du Gosier. Et ils se sont bien goinfrés XD