Swiatek répond à Sabalenka : « Boycotter un tournoi reste une option extrême »
Après les propos d’Aryna Sabalenka, Iga Swiatek prend position sur la menace de boycott des tournois du Grand Chelem. La Polonaise évoque une « option extrême », appelle au dialogue et relance le débat sur les prize money avant Roland-Garros.
Après les propos très commentés d’Aryna Sabalenka sur la menace de boycott des tournois du Grand Chelem, c’est au tour d’Iga Swiatek de s’exprimer sur le sujet.
Pour rappel, une lettre a été publiée lundi par les joueurs, déplorant que les organisateurs de Roland-Garros aient augmenté la dotation globale pour l’édition 2026 (de 56,4 à 61,7 millions d’euros), tout en maintenant une part des gains versés aux joueuses et joueurs probablement inférieure à 15 %, loin des 22 % réclamés.
« Le plus important est de communiquer avec les instances »
Interrogée en conférence de presse à Rome, des propos relayés par Punto de Break, la Polonaise a déclaré :
« Je pense que nous avons été assez raisonnables dans notre proposition en demandant une part équitable des revenus.
L’augmentation de la dotation n’est pas exactement ce que nous recherchions, puisque le pourcentage des revenus diminue.
Le plus important est d’avoir une bonne communication avec les instances, d’échanger de manière constructive et d’avoir l’espace nécessaire pour discuter et, éventuellement, négocier.
Espérons qu’avant Roland-Garros, nous aurons l’opportunité d’organiser ce type de réunion. Nous verrons ensuite comment la situation évolue. »
« Boycotter un tournoi reste une option extrême »
Elle ajoute : « Boycotter un tournoi reste une situation assez extrême. Je ne sais pas si c’est réellement envisageable.
Nous sommes des joueuses et des joueurs individuels, en concurrence les uns avec les autres, donc il est difficile d’imaginer comment cela pourrait fonctionner.
Ces dernières années, il y a eu plusieurs sujets de discussion parmi les joueurs du Top 20, pas seulement concernant les prize money, mais aussi des questions comme la guerre en Ukraine.
Après le Covid, il y a également eu beaucoup de perturbations liées aux classements, aux gains et aux points.
Nous communiquons bien entre nous. Lorsqu’un sujet est important, nous sommes prêts à en discuter collectivement.
Cela s’est déjà produit avec le calendrier, notamment lors des changements concernant les tournois obligatoires.
Malheureusement, nous avons parfois réagi un peu tard. Mais je pense que nous partageons aujourd’hui une vision assez claire et commune. »