« Quand j’ai vu les prévisions météo… » : Mouratoglou revient sur la défaite de Sinner
Patrick Mouratoglou est revenu sur la défaite de Jannik Sinner à Roland-Garros, estimant que les conditions climatiques extrêmes ont joué un rôle déterminant dans le match.
Patrick Mouratoglou s’est ajouté aux consultants qui ont commenté la défaite surprise de Jannik Sinner à Roland-Garros.
L’Italien, grandissime favori à la Porte d’Auteuil, a vécu une véritable déconvenue, notamment en raison des conditions caniculaires qui touchaient le tournoi, même si ce dernier ne veut pas tout attribuer à la météo.
« Quand j’ai vu les prévisions, j’ai dit qu’il y avait un réel danger pour lui »
« Nous n’avons jamais eu autant de tension pour la première semaine de Roland-Garros, ni même pour la deuxième. Quand j’ai vu les prévisions, j’ai dit qu’il y avait un réel danger pour lui.
Je pense toujours que Sinner avait le même avantage que Rafa à Paris, parce qu’il domine le circuit de façon incroyable. Mais c’est un joueur qui souffre beaucoup de la chaleur. Les conditions sont extrêmes. Nous avons vu Ruud, il y a quelques jours, dans la même situation.
Il menait 6-2, 7-6, 5-3, avec trois balles de match. Il s’est littéralement effondré pendant deux sets. Il a disparu, il ne pouvait plus jouer. Il a eu de la chance que son adversaire se blesse. Sinon, il n’aurait jamais gagné ce match non plus », a-t-il déclaré à Eurosport.
« Heureusement pour lui, des conditions extrêmes comme celles-ci ne surviennent pas souvent »
Il conclut : « Personne n’est à l’abri dans de telles conditions. Le corps s’éteint, il n’y a plus rien à faire. Et nous avons vu Sinner dans exactement le même état, même s’il dominait le match avec une avalanche de coups.
Heureusement pour lui, des conditions extrêmes comme celles-ci ne surviennent pas souvent.
Cela arrive, mais ce sont encore des cas assez rares. En Australie, cela arrive un peu plus souvent, mais le toit a été construit précisément pour ces conditions. Et il en a profité. C’est une limite, mais tout le monde a des limites.
Dans ces conditions, les joueurs perdent beaucoup d'eau. Il y a ceux qui sont plus ou moins sensibles à cet aspect. Et lui, il est très sensible.
Il devra trouver des solutions, car il était pratiquement acquis qu’il gagnerait à Roland-Garros, tellement il dominait le circuit. Cela n’a été arrêté que par cette variable. C'est une chose terrible pour lui. »
parce que le niveau d'analyse de Mouratoglou, ç'est un boulot à la portée de beaucoup de personnes. ^^