« Pas vu ça depuis des années » : avant sa demi-finale à Miami, Fils marque les esprits d'Arnaud Clément
De retour après une longue blessure, Arthur Fils impressionne par sa force mentale et sa constance. Avant la demi-finale contre Lehecka à Miami, Arnaud Clément s’enflamme : « Ce sont les ingrédients des très grands champions. »
Ce soir, Arthur Fils tentera de rallier la première finale de sa carrière en Masters 1000.
Le Français, de retour à un niveau qui était loin d'être attendu après neuf mois passés loin des courts, a tracé sa route à Miami en éliminant Blanch, Tsitsipas, Vacherot puis Paul en sauvant quatre balles de match.
« Les ingrédients des très grands champions »
Avant sa demi-finale face à Jiri Lehecka, où le jeune tricolore aura indéniablement une carte à jouer, l’ancien joueur Arnaud Clément a confié à L’Équipe toute son admiration pour le niveau affiché par Fils :
« C'était un match hyper rugueux, face à un mec qui jouait l'acier. Franchement, depuis quand Paul n'avait pas si bien joué ? Et pendant presque tout le match, c'est lui qui domine légèrement et qui a le plus d'occasions.
Ce que je trouve hyper marquant chez Arthur Fils, c'est ce mix d'énergie mentale, de concentration et de capacité à tenir en permanence sur un match aussi long, sans quasiment avoir de creux.
Ce sont vraiment les ingrédients qu'on retrouve chez les très grands champions, capables de gagner des tournois du Grand Chelem, de réussir à battre un mec qui joue si bien, en ne lâchant jamais l'affaire. »
Des années qu'il n'y avait pas un Français aussi solide »
Si l'ancien capitaine de Coupe Davis estime que Fils aurait déjà été top 10 l'an passé sans sa blessure, il se dit marqué par la capacité du Français a « refuser la défaite » :
« Il a une haine absolue de la défaite. Tout en restant mesuré dans les comparaisons, on peut repenser à un Nadal, qui a dû gagner 80 % des matches où il était dominé. Un Djokovic, pareil.
Contre Paul, il tient, et je ne sais pas comment il tient, et je me dis que ça ne va pas tenir, que si ça doit tourner, ce ne sera pas pour lui, mais au final, si. Globalement, ça fait plusieurs années que je n'ai pas vu un Français avec une solidité pareille. »