Ce devait être un match d'anthologie entre notre Lorenzo et la légende Djokovic. Quelle ne fut pas ma déception lorsque Lorenzo a dû abandonné le match, en larme, après avoir remporter les deux premiers sets d'une main de maître.
Balançant quelques uns de ses plus beaux revers à une main, classe, limpide.
Sérieux de bout en bout, confirmant tous les espoirs d'une nation. Quelle injustice ..
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A mes yeux, la fonction première d'un sportif ou d'un entraîneur n'est pas de remporter des matches, c'est d'assurer la promotion de leur discipline. Or, ce genre de déclaration montre que Noah n'en a rien à faire.
Cela me fait penser à un entraîneur de l'équipe de France de rugby (je ne me souviens plus lequel) qui avait remporté un match contre une petite équipe en jouant très mal et en ne marquant aucun essai. A l'issue de la rencontre, il déclare, presque fier de lui : "C'est le résultat qui compte, la manière importe peu".
Comment un entraîneur, qui est employé pour incarner une équipe nationale, qui est censé avoir un peu plus de recul que ses jeunes joueurs, peut-il dire ça ?
Ne se met-il pas un instant à la place de ceux qui ont cassé leur tirelire pour venir au stade, qui assiste à une daube et à qui on dit qu'ils devraient en plus être contents ?
Croit-il que le sport se résume aux tableaux statistiques de Wikipédia et que tout doit être sacrifié pour y remplir une petite ligne, même la beauté du geste et l'émotion du spectateur ?
Noah est dans le même esprit lorsqu'il dit souhaiter affronter l'équipe la plus faible possible, il agit comme un mercenaire qui bafoue la beauté du sport.
Mais, comme le dit l'expression certes éculée mais terriblement juste : "à vaincre sans péril on triomphe sans gloire". Si la victoire de la France en coupe Davis 1991 est si belle, c'est parce qu'elle a eu lieu contre les Etats-Unis d'Agassi et Sampras, et pas contre une modeste nation amputée de tous ses leaders. C'est d'ailleurs exactement ce qui s'est passé quand la France a récidivé en 1996 contre une Suède amoindrie. On voit le souvenir que les gens en ont gardé. Quasi néant.
Et vous vous offusquez parce que Noah dit quoi ? La vérité ? Dire le contraire n'aurait été que mauvaise foi et foutage de gueule.
La deuxième phrase est juste, elle édulcore un peu la première mais elle ne l'efface pas non plus.
Il dit que l'absence d'un grand joueur est un bonne nouvelle car ça facilite la tâche de l'équipe.
Cela montre deux choses qui sont inacceptables de la part d'un entraîneur selon moi.
D'une part, il place ses résultats d'épicier devant l'intérêt supérieur de sa discipline.
D'autre part, il préfère une victoire petit bras dont personne ne s'enthousiasmera plutôt qu'un combat contre une adversité valeureuse sous prétexte que les chances de perdre y sont évidemment plus élevées.
A mes yeux, l'esprit du sport, ce doit être exactement le contraire de cela. Les gens d'aujourd'hui sont complètement obsédés par le résultat, ils n'attribue plus aucune importance aux circonstances et aux émotions.
Je pense que ce phénomène est grandement imputable à Wikipédia. Maintenant, pour juger quelqu'un, on va regarder sa fiche sur ce site et on le catégorise en fonction de son palmarès.
Avant, quand on ne disposait pas de cette information, ou en tout cas pas aussi facilement, on percevait un champion, ou une équipe, en fonction des souvenirs qu'on en avait, des grands moments qu'il nous avait fait vivre.
Peu importait pour un joueur des années 1970-80 de remporter ou non un GC, ce n'est pas obligatoirement de cette manière qu'il allait accéder à une certaine reconnaissance. Les résultats bruts n'étaient qu'une manière parmi tant d'autres.
Aujourd'hui, si Wikipédia écrit que tu as remporté un GC, tu es quelqu’un, sinon, tu n'es personne. C'est comme ça que certains bas de plafond hiérarchisent un Cilic supérieur à un Tsonga par exemple, juste sous prétexte qu'il a gagné un match de plus dans sa carrière. Dans les années 1970, tout le monde s'en serait fichu de la pauvre victoire de Cilic sur Nishikori. Les victoires de Tsonga sur les quatre Big four en GC, ça par contre, ça aurait marqué les esprits.
Visiblement Noah vit bel et bien avec son temps et se conforme au moule de la dictature du résultat. Pourtant, ce n'est pas du tout le cas à l'époque, lui qui disait par exemple qu'il n'aurait jamais échangé son RG contre des GC remportés hors de la France, fussent-ils beaucoup plus nombreux.
Je m'emballe un peu je l'admets mais c'est une cause qui me tient à coeur : le sport, ce n'est pas seulement une succession de résultats.
Et, même si cette petite phrase peut paraître insignifiante, elle montre tout de même bien que pour Noah, tout est bon pour atteindre la victoire, même sacrifier le spectacle et l'émotion des spectateurs.
Je trouve cet état d'esprit étriqué et à l'inverse des valeurs que le sport doit véhiculer et je me désespère que tant de monde ne conçoive le sport plus qu'au travers du résultat des matches.
C'est quand même triste que même les spectateurs en soient arrivés à penser des choses comme ça.
Comme disait le grand Gainsbourg dans Bonnie and Clyde : "Il faut croire que c'est la société qui [vous] a définitivement abîmés"
On a l'impression qui l'air de dire que sans Djoko c'est la victoire assurée
Cette équipe de france peut faire le meilleur comme le pire,battre la Serbie avec Djoko et perdre contre ce même Serbie sans Djoko,Noah le sait très bien,et j'ai l'impression qu'il se dédouane déjà d'une futur defaite,si y'en a une,et il passera pour un prince en cas de victoire...
J'imagine une logique comme ça
Là où Noah a tout faux selon moi, c'est de se réjouir de cette situation.
Il devrait, s'il avait un tant soit peu de recul sur l'intérêt de son sport au lieu de privilégier les basses besognes, déplorer que ces absences à répétition diminue la portée d'une qualification éventuelle de l'équipe de France.