« La priorité est toujours de garder la forme physiquement et mentalement », assure Pegula, nouvelle présidente du Conseil lancé par la WTA
Jessica Pegula, porte-parole du circuit féminin grâce à son rôle de présidente du Conseil d'architecture lancé par la WTA ces dernières heures, explique les difficultés des joueuses à enchaîner les tournois tout au long de l'année.
La WTA a annoncé ce mardi 17 février la création d’un Conseil d’architecture. Celui-ci a pour missions principales "d'apporter des améliorations significatives au calendrier, aux engagements et à d'autres éléments fondamentaux du cadre du circuit", comme l’annonce l’organisation sur son site internet ces dernières heures.
En d’autres termes, les joueuses pourront apporter, si elles le souhaitent, des changements au calendrier considéré comme surchargé par une grande majorité des joueuses.
La présidente de la WTA, Valerie Camillo, a par ailleurs confirmé que Jessica Pegula, actuellement 5e mondiale, allait présider ce Conseil : "Jessica (Pegula) apportera au Conseil le point de vue actif d'une joueuse de haut niveau.
Elle contribuera à orienter les discussions afin qu'elles reflètent toute la diversité des expériences des joueuses sur le circuit, tout en travaillant aux côtés des représentants des tournois et des dirigeants de la WTA pour que le groupe puisse traduire ces perspectives en actions concrètes", peut-on lire dans la lettre ouverte de la dirigeante de l’organisation.
« Les filles qui ont fait un beau parcours à l’Open d’Australie aimeraient avoir plus de temps pour décompresser »
D’ailleurs, Pegula, actuellement présente au WTA 1000 de Dubaï, était présente en conférence de presse après son succès contre Varvara Gracheva ce mardi (6-4, 6-0).
Avant d’affronter sa compatriote Iva Jovic pour une place en quarts de finale, l’Américaine de 31 ans, qui possède désormais un poste à responsabilité pour le tennis féminin, a évoqué les changements qu’elle aimerait apporter au circuit à partir de la saison 2027.
« Nous sommes allées en Australie un peu plus tard, ce qui est super, mais en même temps... Le fait d’avoir une semaine de moins en compétition, cela fait une différence. Je sais que pour moi qui suis Américaine, l’Australie est très loin.
Je dois voyager en avion pendant plus de 15 heures pour rentrer aux États-Unis. Ensuite, c’est 12 heures entre Dubaï et là où j'habite, pour ensuite aller à Indian Wells. Personnellement, c’est très difficile. Pour les filles qui ont fait un beau parcours à l’Open d’Australie, je pense qu’elles aimeraient avoir un peu plus de temps pour décompresser.
Le fait de n’avoir peut-être qu’une semaine n’est pas suffisant pour décompresser, prendre des jours de repos et retourner à l’entraînement. Ensuite, vous devez être prêtes pour disputer deux WTA 1000 à la suite (Doha et Dubaï).
« Certaines semaines doivent malheureusement être des sacrifices si vous réfléchissez sur le long-terme »
Je ne sais pas comment les autres joueuses se sentent physiquement et mentalement, on ne sait jamais vraiment. Mais je sais que le calendrier est très exigeant, et ce n’est pas facile.
À un moment donné dans l’année, si vous avez quelques bons résultats, certaines semaines doivent malheureusement être des sacrifices si vous réfléchissez sur le long-terme.
Je ne peux pas critiquer une joueuse qui veut prendre ses décisions (se retirer de certains tournois) par elle-même. Nous jouons énormément, c’est un calendrier complet.
Nous jouons parfois dix voire onze mois dans l’année, et nous vivons à une époque où la priorité est toujours de garder la forme physiquement et mentalement.
On ne sait jamais où en est chaque joueuse à ce niveau. Même si elles gagnent des matchs, vous ne savez jamais si elles doivent lutter contre des blessures ou non.
C’est pour cela que nous voyons surtout les meilleures joueuses choisir de plus en plus les tournois qu’elles souhaitent jouer, jusqu’à ce que les choses changent peut-être à l’avenir », a ainsi développé Pegula selon des propos recueillis par Reem Abulleil, journaliste pour The National.