4
Tennis
4
Jeu des pronostics
Communauté
6 Commentaires
Partager
Suivez-nous

La fuite des talents : comment les académies privées volent la vedette aux fédérations

Le tennis mondial traverse une mutation : les structures fédérales perdent leur emprise, tandis que les académies privées gagnent du terrain.

La fuite des talents : comment les académies privées volent la vedette aux fédérations
© AFP
Arthur Millot
2 min de lecture

Pendant des décennies, les fédérations nationales ont régné sans partage. Modèle unique, circuit balisé, encadrement standardisé : le passage fédéral était presque obligatoire pour qui rêvait du haut niveau.

2015-2020 : une bascule importante

Mais à partir de 2015, quelque chose se fissure. Les familles, de mieux en mieux informées, dénoncent un système devenu trop lent, trop rigide, trop administratif.

Les infrastructures vieillissent, l’innovation patine, les sélections se brouillent dans des critères que beaucoup jugent opaques.

Dans le même temps, les structures privées deviennent des laboratoires ultramodernes, capables d’offrir ce que les fédérations refusent ou ne savent plus offrir.

Les académies privées : là où le tennis se réinvente

Personnalisation extrême, entraîneurs venus du monde entier, approche mentale intégrée, technologies de pointe, flexibilité totale des programmes.

L’offre privée se professionnalise à une vitesse fulgurante. Et pour les jeunes joueurs, une question s’impose : pourquoi rester dans un cadre fédéral ?

Gabriel Debru, l’exemple d'un prodige qui est parti

Gabriel Debru n’est pas n’importe qui.

Vainqueur de Roland-Garros juniors en 2022, l’un des plus grands espoirs du tennis français, une trajectoire que beaucoup imaginaient « classique » : centres fédéraux, accompagnement FFT, progression programmée sur le circuit ATP.

Mais fin 2023, avec l’accord de la FFT, Debru quitte la France pour rejoindre le Piatti Tennis Center, en Italie, dirigé par le légendaire Riccardo Piatti, entraîneur de Ljubicic, Sinner.

Depuis, son parcours a pris un nouveau tournant puisqu'il a rejoint la voie universitaire américaine, intégrant le campus de Champaign-Urbana, au sein de l’université de l’Illinois.

Sinner, Rune, Alcaraz, Gauff… tous passés par les académies privées

Mais Gabriel Debru n'est pas le seul. Sur le circuit actuel, de nombreux champions ont également choisi la voie du privé.

Holger Rune (Mouratoglou Academy à l'âge de 13 ans), Jannik Sinner (Piatti Tennis Center à l'âge de 13 ans), Coco Gauff (Mouratoglou Academy à l'âge de 10 ans) ou encore Carlos Alcaraz (Ferrero Tennis Academy à l'âge de 15 ans) en sont les parfaits exemples.

Ce choix, encore marginal il y a des années, devient aujourd’hui une voie royale pour les jeunes joueurs talentueux.

Retrouvez l'enquête complète sur Tennis Temple

« La guerre des tenues : comment les contrats vestimentaires dominent le business du tennis » disponible en cliquant ici.

Modifié
Sources
Enquête Tennis Temple : « Formation des futurs champions : focus sur le déclin du modèle public français face aux académies privées »
Commentaires
Envoyer
Règles à respecter
Avatar
JacquesH
Oui mais... Les académies privées sont-elles financièrement accessibles aux familles non fortunées de jeunes prometteurs? D'après ce que j'en sais, non.
3
Saque86
C'est un sport de gentlemen : les pauvres ne devraient pas y être admis.
1 réponses
chipote-man
Debru n’est pas le meilleur exemple pour illustrer « l’excellence » du privé. Il est blessé depuis des mois et il n’a encore rien prouvé.
3
Riton
Vu les résultats de la Fédération, sa gestion, on a tendance à penser qu’ils ont bien raison
1
Hanazawa_Rui7
Chipoteman a tout dit, Debru doit être le moins bon exemple à prendre pour dire que le parcours privée est mieux que le parcours public...
Clément Griffon
C'est un ode au privé ? En espérant lire quelque chose de pondéré, modéré et qui propose des alternatives.
Afficher plus