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« J’ai pleuré comme un bébé pendant trois ou quatre jours » : Schwartzman revient sur l’annonce de la fin de sa carrière

Ancien 8e mondial, Diego Schwartzman explique pourquoi il a arrêté à 32 ans : crampes, sommeil perturbé, peur de l’avion et perte de plaisir. L’Argentin évoque aussi la lettre envoyée à sa famille avant son dernier tournoi à Buenos Aires.

« J’ai pleuré comme un bébé pendant trois ou quatre jours » : Schwartzman revient sur l’annonce de la fin de sa carrière
© AFP
Adrien Guyot
4 min de lecture

Ancien 8e joueur mondial, Diego Schwartzman est à la retraite depuis un an. Après un dernier tournoi disputé chez lui à l’ATP 250 de Buenos Aires en 2025, l’Argentin a tiré sa révérence après quinze ans de carrière.

Vainqueur de quatre tournois, finaliste au Masters 1000 de Rome en 2020 puis demi-finaliste à Roland-Garros cette même année, Schwartzman a expliqué les raisons qui l’avaient poussé à arrêter sa carrière.

« J'avais des crampes après des matchs de 40 minutes, je dormais mal »

« C’est très difficile. Même quand on a pris sa décision au fond de soi, c’est encore dur de l’annoncer publiquement, parce que tout le monde a son mot à dire. Pour moi, tout a vraiment commencé en 2022.

Je jouais presque à mon meilleur niveau : j’avais fait une excellente première moitié d’année et je remportais beaucoup de matchs, notamment à Wimbledon. Mais après Wimbledon, j’ai commencé à avoir des difficultés sur le plan mental. J’avais des crampes après des matchs de 40 minutes, je faisais des doubles fautes, je dormais mal, j’avais des problèmes d’estomac…

Je n’arrêtais pas de me demander : "Qu’est-ce qui se passe ?" Petit à petit, ça a empiré. J’ai même commencé à avoir peur de certaines choses, comme prendre l’avion. Tout allait mal. La seconde moitié de cette année-là a été très difficile pour moi.

« J'ai travaillé avec un psychologue pendant trois ou quatre mois »

En 2023, j’ai commencé à m’en rendre compte plus clairement. Je gagnais des matchs, mais après coup, surtout dans les tournois du Grand Chelem, où l’on a un jour de repos, je me disais : "Mais bon sang, je dois retourner sur le court ?" Je ne prenais plus plaisir à gagner, et c’était un signe avant-coureur important.

Quand on ne prend plus plaisir à gagner, on a l’impression que c’est presque fini. Mon équipe savait que quelque chose clochait. Je n’étais pas heureux : j’avais du mal à m’entraîner, à me sentir en forme, à disputer des matchs.

J’ai recommencé à casser des raquettes, ce qui montre bien qu’on est en difficulté sur le plan mental. On m’a conseillé de faire une pause d’un mois et de rentrer chez moi, mais quand on est dans cette situation, c’est difficile de voir les choses clairement.

J’ai travaillé avec un psychologue pendant trois ou quatre mois à cause de l’anxiété que je ressentais. Au bout d’un mois, il m’a dit franchement : "Tu ne veux plus jouer, c’est pour ça que tu as tous ces problèmes."

Au fond de moi, je le savais déjà. Mais comment dire ça à son équipe ou à sa famille ? Tu as 30 ans et tout à coup tu dis que tu ne veux plus jouer. Ce n’est pas facile. Jour après jour, semaine après semaine, ce sentiment persistait. On dort mal, on est anxieux, on arrive aux tournois et on a juste envie de rentrer chez soi.

« Je pense avoir pris la bonne décision »

C’est là qu’on se rend compte que c’est réel. Mais au début, c’est déroutant : on ne sait pas si c’est juste un mauvais moment ou quelque chose de plus profond. Je pense avoir pris la bonne décision.

Après Roland-Garros en 2024, j’ai écrit une lettre dans laquelle j’annonçais que ce serait ma dernière année et que je prendrais ma retraite à Buenos Aires en février 2025.

Ça m’a aidé, car je savais que c’était ma dernière saison. J’avais prévu de disputer les tournois du Grand Chelem et peut-être quelques autres tournois si j’obtenais des wild cards. Sinon, je rentrerais chez moi pour commencer ma nouvelle vie.

Quand j’ai écrit cette lettre, j’ai pleuré comme un bébé pendant trois ou quatre jours. Je suis très sensible. Mais pendant que je l’écrivais, je n’arrêtais pas de me dire : "Bon, maintenant je prends ma décision. C’est fait." Certains joueurs prennent leur retraite puis reviennent, mais pour moi, c’était définitif.

J’ai d’abord envoyé la lettre à ma famille, puis à mes amis. Ça a été dur, mais honnêtement, après ça, je me suis senti super heureux. Je me suis senti soulagé, et presque comme un jeune homme à nouveau, comme si j’étais passé de 45 ans à 30 ans. C’était une sensation étrange », a assuré Schwartzman pour Tennis Up To Date.

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Oryx
Oryx • M • 430 abonnés
C est intéressant et très touchant de la part de Diego d expliquer sa décision
Perso il me manque ☹️
5
C2A
/C2A • 26 abonnés
L'envers de la médaille est souvent édifiant, loin des projos et autres confettis, la vie de nombreux joueurs qui ont marqué malgré un palmarès limité.
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daoudi
daoudi • 7 abonnés
Super témoignage... c'est vrai que vu de l'extérieur, ça fait rêver d'être un top player, mais c'est sur que ça doit être usant... il a eu une belle carrière, il trouvera facilement de quoi faire de belles choses dans sa vie de retraité des courts....
1
titonie17
titonie17 • 137 abonnés
No comment 😍🤗🤗🥰👏🏻👏🏻👏🏻😢😢
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