« Honte pour le sport mondial » : Svitolina attaque le CIO après une disqualification polémique
Après la disqualification de l’athlète Vladyslav Heraskevych aux Jeux olympiques d’hiver, Elina Svitolina a pris la parole.
À 27 ans, le coureur ukrainien de skeleton Vladyslav Heraskevych a été disqualifié des Jeux olympiques d’hiver de Milan-Cortina.
En effet, ce dernier a refusé d’enlever son casque sur lequel on pouvait voir des photos de 24 athlètes ukrainiens tués depuis le début de l’invasion russe.
Et malgré l’interdiction formelle du Comité international olympique (CIO), il a maintenu sa position :
« Ce n'est pas juste. Je suis convaincu de n'avoir enfreint aucune charte olympique… Je porterai mon casque le jour de la course », a-t-il déclaré.
De son côté, le comité olympique a répondu que l'athlète avait refusé « d’accepter les règles du CIO en matière d’expression des athlètes ».
Ils lui avaient proposé à la place de porter un brassard noir.
Svitolina réagit : « Une honte pour le sport mondial »
Sur Instagram, l'Ukrainienne Elina Svitolina n’a pas hésité à réagir et a attaqué le CIO : « Le CIO est entré dans l’histoire de la honte du sport mondial. »
À ses côtés, sa compatriote Marta Kostyuk a également affiché son soutien : « Nous sommes avec toi ! Merciii. »
Un précédent aux Jeux d’hiver
Enfin, ce n’est pas la première fois qu’Heraskevych défie les règles olympiques pour faire passer un message.
Lors des Jeux olympiques d'hiver de 2022, il avait brandi une banderole « Non à la guerre en Ukraine ».
À l’époque, aucune sanction n’était tombée.
le règlement du CIO en particulier la règle 50 date de l'après JO Mexico 1968, JO marqués par des manifestations politiques très visibles, notamment :
le salut des sprinteurs américains Tommie Smith et John Carlos sur le podium,
dans un contexte de guerre froide, de luttes raciales et de tensions idéologiques.
À la suite de ces événements, le CIO a décidé de formaliser strictement le principe de neutralité politique dans les enceintes olympiques par la règle 50.2 :
"Aucune forme de démonstration ou de propagande politique, religieuse ou raciale n’est autorisée dans les sites, enceintes ou autres zones olympiques."
Le CIO tolère l’expression personnelle et non politique,en dehors des compétitions (zones mixtes, interviews, réseaux sociaux),tant qu’elle n’est pas visible pendant l’épreuve officielle.
une règle simple.
L'un a choisi de faire passer un message qui dépasse le sport, l'autre a décidé de le sanctionner pour ne pas créer de précédent en laissant passer ce genre d'entorse au règlement.
D'une certaine manière le CIO donne même plus de poids et de portée au message de l'athlète en lui faisant de la publicité, et en faisant de lui une sorte de martyr (le terme est exagéré mais vous voyez l'idée).
La seule erreur de Heraskevych est d'avoir contesté la décision, au lieu d'assumer les conséquences de son choix de façon à le sublimer plus encore.
"Lors des Jeux olympiques d'hiver de 2022, il avait brandi une banderole « Non à la guerre en Ukraine »."
mais je suis sur qu il y en aura pour dire que ca n'a rien à voir avec le conflit politique.
C'est tout de même incroyable de travestir comme vous le faites la vérité historique !
comme toujours quand on touche à la corde sensible et que la règle en vigueur ne fait pas l'unanimité
Mais si je mets de côté la loi, perso le geste me va, parce qu'au fond il est factuel.
là je vois des posts de déni refusant d'admettre la symbolique évidente du geste liée à un conflit politique.
or on peut compatir sans déformer une règle très claire pour nier une infraction à celle-ci.
après on peut mettre de côté la loi, tu as l'honnêteté intellectuelle de le dire et émettre un désaccord avec la règle.
là je vois bcp de gens aveuglés par l'émotion et étalent en plus leur intolérance en niant pour certains le droit de chacun d'exprimez son avis, la liberté d'expression mais que pour les avis qui me plaisent... LOL je vois une qui a le culot de dire à ceux qui ne partagent pas son ressenti " taisez vous"...
et après on s'étonne que notre monde soit plein de conflits, ca commence souvent par ce type de réaction excessive.
Hors des jeux, on fait ce qu'on veut ...