Ferrero : « Sinner ? Ce serait merveilleux de pouvoir l’entraîner »
Après avoir accompagné l’ascension fulgurante de Carlos Alcaraz, Juan Carlos Ferrero évoque une séparation nécessaire, les rares échanges avec son ancien protégé et une piste étonnante : une possible collaboration avec Jannik Sinner.
Juan Carlos Ferrero ne travaille plus avec Carlos Alcaraz depuis la fin de la saison dernière. Entraîneur emblématique de ce dernier, le vainqueur de Roland-Garros en 2003 a été l’un des hommes forts de la progression fulgurante d’Alcaraz au début de sa carrière.
Sous la houlette de Ferrero, le joueur de 23 ans a en effet remporté de multiples Grands Chelems et Masters 1000, et a atteint la première place mondiale en 2022. Fin 2025, l’annonce de la fin de la collaboration entre les deux parties a surpris bon nombre d’observateurs du tennis.
« Avec Alcaraz, nous avions besoin d'espace pour repartir à zéro »
Actuellement blessé au poignet et absent du circuit depuis le mois d’avril, Carlos Alcaraz n’a pas disputé Roland-Garros et ne disputera pas le moindre match sur gazon non plus. Dans une interview, Ferrero a évoqué sa relation avec son ancien protégé depuis leur séparation.
« Depuis la fin de notre collaboration, nous n’avons pas beaucoup échangé avec Carlos (Alcaraz). Je lui ai écrit quand il a gagné en Australie et à Doha. Je lui ai parlé quand il s’est blessé. C’est tout.
Nous avions tous les deux besoin d’espace pour repartir à zéro. Je l’ai vu grandir depuis qu’il a 15 ans, atteignant des niveaux que je n’aurais jamais cru possibles. Avec lui, on avait toujours l’impression d’écrire une page d’histoire dans ce sport.
« Sinner adore travailler dur et il est prêt à tout pour rester numéro 1 mondial »
En parler me rappelle des souvenirs, c’est normal de ressentir un peu de tristesse. Mais je vais bien : je fais des allers-retours entre l’Académie et chez moi, je voyage beaucoup. J’ai donné à Carlos tout ce que je pouvais. En parler n’est jamais facile », a d’abord assuré Ferrero, qui a ensuite affirmé qu’il accepterait de travailler avec Jannik Sinner si cette occasion se présentait.
« Il y a quelques mois à peine, j’aurais dit non : la rupture avec Carlos était récente et je n’étais pas prêt. Mais maintenant que je me sens plus fort, je me dis : pourquoi pas ? Sinner adore travailler dur et il est prêt à tout pour rester numéro 1 mondial. J’aime son attitude. Ce serait merveilleux de l’entraîner », a assuré Ferrero selon des propos recueillis par Punto de Break.