Federer résiste à Tsonga et se hisse en demi-finales à Melbourne !
Roger Federer a obtenu, ce mercredi, son billet pour les demi-finales de l'Open d'Australie 2013. Il est pour cela venu à bout de Jo-Wilfried Tsonga au terme d'un dernier quart de finale qui a tenu toutes ses promesses en session nocturne sur la Rod Laver Arena. Vainqueur sur le score de 7/6(4), 4/6, 7/6(4), 3/6, 6/3 après 3h30 d'un superbe duel, il affrontera Andy Murray pour tenter de rallier la finale de cette première levée du Grand Chelem de la saison.
Départ timide pour Federer
Impérial depuis le début de la quinzaine et se présentant en quarts de finale sans avoir concédé le moindre set, Federer n'a cependant pas semblé être au mieux de sa forme dans les premiers jeux du match. A moins que ça ne soit Tsonga, très en jambes et en pleine confiance, qui lui ait considérablement compliqué la tâche. Toujours est-il que c'est presque contre le cours du jeu que le Suisse a empôché la première manche (7/6) et fort logiquement qu'il a vu le tricolore s'adjuger la seconde (6/4).
Un duel qui tient toutes ses promesses
Les débats ont pris une autre dimension en début de troisième acte lorsque le numéro 2 mondial a enfin semblé trouver la carburation parfaite. Les deux joueurs se sont alors rendu coup pour coup pour en arriver à nouveau au jeu décisif. Quelques choix tactiques peut-être trop osés de Tsonga et quelques coups de génie de l'homme aux 17 titres du Grand Chelem ont alors fait la différence (7 points à 4). Loin de se laisser abattre, le Français repartait alors à l'assault de plus belle. Prenant la mesure du service adverse, il parvenait faire la différence pour recoller avec classe et autorité (6/3). Du grand Tsonga, à croire que son association avec Roger Rasheed porte déjà ses fruits.
Tsonga coince sur la fin, Federer accélére
Payant probablement les efforts consentis dans le quatrième set, Tsonga marquait cependant le pas à l'entame de l'ultime manche. Moins fringant et plus imprécis, il éprouvait plus de difficultés à résister à un Federer à nouveau virevoltant. Le Suisse faisait ainsi la différence dans le quatrième jeu et tenait ensuite son service pour l'emporter (6/3). La résistance héroique du Français qui sauvait notamment 4 balles de matchs avec la manière ne suffisait pas. Heureux et soulagé, Federer pouvait lever les bras au ciel, c'est bien lui qui défiera Andy Murray vendredi en demi-finales.
Par contre nous ne sommes pas du tout d'accord sur la conception qu'on a d'un match de tennis. C'est une vision très réductrice que tu as (ou en tous cas que tu appliques ici) qui consiste à ne prendre en considération que la forme et la réussite d'un des deux joueurs (Federer en l'occurence) en oubliant que la forme et la réussite de l'autre (Tsonga ici) peuvent influer sur celles du premier joueur (Federer) et vice versa.
Donc non, l'analyse n'est pas aussi simple que "D'abord Federer a mal joué et ensuite Federer a bien joué et il a gagné", beaucoup d'autres facteurs entrent en ligne de compte et le niveau adverse en fait grandement partie.
Donc, il le dit lui-même, il a eu plus de hauts que de bas et pourtant Tsonga n'a jamais "été à l'ouest" (comme tu le dis) avant le 5ème set. Le seul point où ça peut rejoindre vaguement ce que tu disais c'est qu'il a effectivement eu un haut en début de début de dernière manche et qu'il est alors parvenu à en mettre plus pour faire la différence. Mis à part ça, il explique très clairement que c'est le jeu de Jo qui l'empêchait d'être totalement à l'aise en permanence et pas l'inverse. En résumé, il a eu une meilleure maîtrise des hauts et des bas. Tu peux relire ;)
Il craque dans le dernier set comme souvent, peut être aussi parce que pour arriver jusque là, lui dépense beaucoup plus d'énergie mentalement et physiquement que les autres top players. ;)
==> Physiquement, du top10, c'est le joueur le plus puissant du circuit dans la combinaison puissance de frappe, d'échange et d'explosivité. Son jeu est accès sur son service et sur sa puissance de frappe à 95% 😛 Normal qu'il crame plus vite que les autres, surtout qu'il est loin d'avoir un endurance digne de celle de Ferrer, Nadal ou Nole.
==> Mentalement, il est moins stable, mais surtout il est techniquement plus "limité" (en tout cas moins doué) que le big four et donc sa doit aussi le travailler sur la durée d'un match. ;)
C'est du tennis et quel que soit le niveau ça fonctionne de la même façon entre deux joueur de niveau proche, celui qui parvient à gérer au mieux ses baisses de régime tout en tirant profit de ses périodes fastes l'emporte.
C'est ce qui s'est passé pour Federer, il a sû faire le dos rond quand Tsonga était au dessus et faire la différence lorsqu'il reprenait lui-même l'ascendant.
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