« Elle n’a pas réussi à accepter qu’elle avait perdu ce deuxième set » : Henin revient sur la défaite de Sabalenka à Roland-Garros
Largement devant puis renversée en fin de match, Aryna Sabalenka a vécu un quart de finale inattendu à Roland-Garros. Consultante sur France Télévisions, Justine Henin a décrypté ce naufrage, évoquant l’ego et le manque d'humilité de la numéro 1 mondiale.
Aryna Sabalenka ne remportera pas son premier Roland-Garros cette saison. La numéro 1 mondiale avait une belle occasion de faire oublier sa défaite en finale l’an passé à Paris, mais la Biélorusse a connu un énorme passage à vide en fin de match lors de son quart de finale contre Diana Shnaider.
Alors qu’elle menait 6-3, 5-3, Sabalenka a ensuite concédé dix jeux consécutifs, mettant fin à ses espoirs de titre dans la capitale française. Consultante pour France Télévisions pendant la quinzaine parisienne, Justine Henin a commenté la rencontre de Sabalenka. La quadruple lauréate de ce tournoi de Roland-Garros a tenté d’expliquer les raisons qui auraient pu conduire à un tel dénouement.
« Si un scénariste nous avait proposé d'écrire ce Roland-Garros, cela n'aurait jamais été crédible »
« Elle n’arrivait pas à entrer dans le match. Il lui manquait un peu d’humilité à ce moment-là. Les champions possèdent toujours ce mélange de fierté et d’ego qui leur permet de se sortir de situations très complexes, mais aussi souvent une grande humilité pour pouvoir se lancer dans ce combat.
Au troisième set, elle n’a pas réussi à se remettre sur les rails, à accepter qu’elle avait perdu ce deuxième set, à se remettre dans le combat. Si un scénariste nous avait proposé d’écrire ce Roland-Garros, cela n’aurait jamais été crédible, nous n’aurions jamais accepté. Au-delà du choc de voir Sabalenka éliminée en quarts de finale, c’est aussi la façon dont le match s’est déroulé qui surprend », a assuré Henin.
Cette remarquable joueuse ne faisant pas le buzz, personne ne s'est proposé pour tenter d'expliquer cette défaillance (blessure, coup de mou, frustration ? ) ni même pour commenter le match.
Mais le tennis ne créant pas que des fêlé(e)s, on imagine que cette déception n'a pas donné lieu à psychanalyse devant des journalistes avides de sensationnel ni n'a empêché l'attachante joueuse tchèque d'aller déguster son burger préféré avant d'assister au spectacle de son choix se jouant dans la capitale.