« Certains n’ont pas les moyens de payer un entraîneur » : Sabalenka justifie la fronde des joueurs à Wimbledon
À Wimbledon, Aryna Sabalenka salue la hausse du prize money, mais juge ce geste insuffisant. La n°1 mondiale appelle à de vraies négociations et défend surtout les joueurs les moins bien classés, au cœur d’un débat qui s’intensifie.
Alors que le débat autour de la rémunération des joueurs et joueuses dans les tournois du Grand Chelem continue d'agiter le monde du tennis, Aryna Sabalenka a de nouveau pris la parole pour défendre les revendications du circuit.
« L'augmentation du prize money ? Un très bon début »
La n°1 mondiale, présente en conférence de presse à Wimbledon, qu'elle a volontairement limitée à 15 minutes, a salué la récente augmentation du prize money, tout en estimant que ce geste ne constituait qu'une première étape :
« C'est un très bon début qu'ils aient augmenté la dotation globale. C'est un premier pas intéressant. Mais si l'on regarde l'évolution des dix dernières années et que l'on compare le prize money à celui de 2016, il est en réalité pratiquement identique, car il y a même eu certaines années où il a diminué », a expliqué la Biélorusse.
Sabalenka espère désormais que cette avancée permettra d'ouvrir la voie à de véritables négociations entre les différentes parties.
« J'espère sincèrement que nous pourrons enfin nous asseoir autour d'une table, négocier et parvenir à un accord qui convienne tout le monde. J'espère que nous n'aurons pas à revivre une situation comme celle-ci. »
Une bataille pour aider les joueurs moins bien classés
Ces dernières semaines, les acteurs des circuits ATP et WTA ont été critiqués pour avoir réclamé une part plus importante des revenus générés par les tournois du Grand Chelem.
Mais Sabalenka assure que cette démarche dépasse largement les intérêts des stars du circuit :
« Comme je l'ai dit, si l'on analyse l'évolution du prize money sur les dix dernières années, il est pratiquement resté le même. Une fois encore, j'espère que nous n'aurons plus à parler de boycott.
Écoutez, nous ne faisons pas cela pour nous, nous le faisons pour le circuit. Nous le faisons pour tous ces joueurs qui ont à peine les moyens de s'offrir un entraîneur. La vie n'est pas facile pour ceux qui sont plus loin au classement et nous nous battons pour eux. »
« Les fans nous comprennent »
La quadruple lauréate en Grand Chelem estime également que le public comprend les motivations des joueurs :
« Je suis convaincue que les fans nous comprennent. Ce sont nous qui jouons les matchs, qui concourons et qui offrons le spectacle. La seule chose que nous limitons actuellement, ce sont nos engagements avec les médias. »