Andreeva en détresse totale : « Je ne suis pas une championne »… avant de gagner à Madrid
Entre frustration, doute et soulagement, Mirra Andreeva est passée par tous les états. La Russe a frôlé la catastrophe avant d’arracher la victoire dans un match irrespirable.
La détresse, puis le soulagement.
Mirra Andreeva a vécu un match rempli d'émotions ce lundi au WTA 1000 de Madrid.
Opposée à Anna Bondar, 63e mondiale, pour le compte des huitièmes de finale, la Russe de 18 ans partait favorite de la rencontre, même si la Hongroise avait balayé au tour précédent Elina Svitolina, l'une des joueuses les plus régulières du circuit et demi-finaliste du tournoi l'an dernier.
Un scénario inattendu
Après la perte du premier set, Andreeva, un temps gênée par une odeur nauséabonde, dont elle a fait part à l'arbitre de chaise (« Ça sent la merde »), a haussé le ton pour revenir à une manche partout.
Et alors qu'elle semblait se diriger tout droit vers la qualification, menant 5 jeux à 1 dans l'ultime set, la protégée de Conchita Martinez s'est totalement effondrée.
« Je ne suis pas une championne »
Bondar, qui n'en demandait pas tant, a enchaîné cinq jeux d'affilée pour passer devant au score et mettre la pression sur une Andreeva de plus en plus fébrile.
Moment choisi par la Russe pour envoyer des signaux de détresse à son clan avec les mots suivants : « Je ne suis pas une championne. Je ne suis pas une championne. Je vais perdre. »
Si elle semblait proche de la sortie, Andreeva a finalement gardé ses nerfs pour s’imposer au tie-break (6-7, 6-3, 7-6) après près de trois heures de combat.
Submergée par l’émotion, elle a laissé échapper quelques larmes après la balle de match, preuve de l’intensité mentale de cette rencontre.
Si tu regardes 15 ans en arrière la plupart de ces facteurs aggravants étaient beaucoup moins marqués qu'aujourd'hui. Bon courage pour avancer sans se retourner avec tous ces bâtons dans les roues.
Sûrement quelqu'un en train de fumer un bédo...
Quel drôle de sport parfois...