« Ce n’est pas son coup droit » : Mouratoglou dévoile l’arme principale d'Alcaraz
Carlos Alcaraz fascine par ses qualités techniques, mais pour Patrick Mouratoglou, l’essentiel est ailleurs
Dans une interview relayée par Tennis World Italia, Patrick Mouratoglou est revenu sur le sacre de Carlos Alcaraz à l'Open d'Australie face à Novak Djokovic (2-6, 6-2, 6-3, 7-5).
Selon l'entraîneur français, la principale force de l'Espagnol ne se situe pas dans son jeu, mais dans sa tête.
« La plus grande arme d'Alcaraz, ce n’est pas son tennis »
« Son esprit, c’est ce qui a décidé de la finale de l’Open d’Australie.
Après un premier set où Novak jouait à un niveau avec lequel il fermait habituellement les matchs, 99,9 % des joueurs auraient paniqué.
Mais pas Carlos. Il croit qu’une solution existe, même dans les pires situations.
En regardant ce match, on le sentait clairement. Novak jouait un premier set presque parfait. Pourtant, Alcaraz restait le même : calme et concentré.
Une voix en lui disait : "Ne t’inquiète pas. Je trouverai une solution. Au final, je gagnerai." »
« Il possède une force mentale qui le distingue déjà de tous les autres »
Il ajoute : « Car cette finale n’était pas vraiment un match de tennis. C’était un défi entre deux monstres mentaux.
Une bataille pour savoir qui céderait en premier. Aucun des deux ne l’a fait. Mais à un moment donné, Novak a dû penser : "Il est toujours là. Il continue à me tester, à chaque point."
Au final, la différence était la fraîcheur physique, et Carlos en avait juste un peu plus.
À 22 ans, devenir le plus jeune joueur de l’histoire à remporter les quatre tournois du Grand Chelem ne me surprend pas du tout. Il a le jeu et le niveau.
Et par-dessus tout, il possède une force mentale qui le distingue déjà de tous les autres. Carlos est un compétiteur extraordinaire, toujours capable de trouver des solutions dans les pires situations. C’est ce qui le rend vraiment spécial », explique-t-il.
C'est tout simplement un joueur complet, et ce n'est bien sûr pas un hasard s'il balaie tout sur son passage 🌪