« Quand j’entends parler de ‘projet’ avec des gamins hyper jeunes ça me rend fou », s’indigne Pouille
Lucas Pouille a eu l’occasion de rédiger la préface du nouveau livre du journaliste Quentin Moynet, ‘La face cachée du tennis’. Dans celle-ci, il donne sa vision des choses sur le tennis professionnel et comment il l’a vécu.
Il évoque également les jeunes enfants dont le rêve est de devenir joueur professionnel à qui l’on impose des cadres stricts très jeune.
Il déclare : « À ces âges-là, il faut absolument que le tennis soit un jeu. Quand j’entends parler de ‘projet’ avec des gamins hyper jeunes, où tout est déjà très pro, très sérieux, ça me rend fou.
Parfois, je suis dans des clubs, je vois des gamins de 9 ans déjà très cadrés, tout est déjà très formaté autour d’eux. Alors qu’il faut jouer, s’amuser. Il faut qu’ils aient envie d’aller sur le terrain, de créer.
Tu as le temps si tu as envie de faire ça ensuite. Tu ne peux pas savoir si tu as envie d’en faire une carrière à 7 ou 8 ans. À 6 ans, tu n’as pas décidé de devenir pro !
Tu peux te dire : ‘Je veux être un champion’, mais tu ne sais pas ce que c’est, l’entraînement. Je vois vraiment de moins en moins d’enfants qui jouent.
J’ai peur que ça se perde un peu. »
Depuis quelques temps la pression pour être un gagnant est sur tout le monde, même sur les bébés !
Il y a quelques semaines la ministre de l'Education nationale Elisabeth Borne disait ceci :
Il faut se préparer très jeunes, dès le départ, presque depuis la maternelle, à réfléchir à la façon dont on se projette dans une formation et dans un métier...
Non mais stop !
C'est à géométrie variable ton indignation.
Le gars déteste plus les "complotistes" qui dénoncent les dérives de ces malades qui traitent les humains comme du bétail, plutôt que les gouvernants eux-mêmes. Ca n'a aucun sens.