« Je pense que Federer est le meilleur dans ce domaine », Murray revient avec humour sur les joueurs du Big 4 les plus émotifs
Légende du tennis, Andy Murray a marqué ce sport de son empreinte pendant près de vingt ans. Seul joueur à avoir réussi à atteindre la première place mondiale pendant l’ère du Big 3 lorsque celui-ci était à son apogée, l’Écossais, vainqueur de 46 titres ATP (dont 3 Grands Chelems, 14 Masters 1000, les ATP Finals ou encore deux médailles d’or olympiques en simple), aurait même pu avoir un palmarès encore plus fourni.
Celui qui a disputé 11 finales en Majeur et 21 en Masters 1000 a souvent buté sur la dernière marche, notamment en raison de la supériorité de Novak Djokovic, Roger Federer et Rafael Nadal qui lui ont barré la route à de nombreuses reprises en finale.
Dans une interview accordée à GQ Magazine, Murray, 38 ans et officiellement retraité depuis les Jeux Olympiques de Paris l’an dernier, a dû classer ses anciens rivaux du Big 4 et a ainsi choisi celui qui a eu le plus de mal à cacher ses émotions après des défaites douloureuses, et qui a le plus souvent pleuré.
« Je pense que Federer est le meilleur dans ce domaine. Ensuite, je dirais moi. Après, c’est vraiment difficile de choisir, parce que je n’ai pas vu Rafa (Nadal) ou Novak (Djokovic) souvent pleurer. Mais je dirais quand même Novak, et ensuite Rafa. Je pense malgré tout avoir déjà vu Djokovic pleurer à quelques reprises.
Beaucoup de gens m’ont demandé si c’était important de montrer ses émotions dans le tennis. Personnellement, j’ai été vraiment affecté par ma défaite en finale de Wimbledon en 2012.
Cela montrait simplement à quel point je suis un être humain avant tout. Quand j’ai commencé ma carrière, je suis passé d’un illustre inconnu à un joueur d’avenir en l’espace de quelques mois.
Soudainement, les gens se mettent à analyser votre façon de parler, votre façon de vous habiller, votre façon de vous comporter, et jugent aussi votre niveau de tennis et votre potentiel. Vous sentez que vous êtes jugé par tout le monde.
Donc je trouve que c’est une réaction humaine d’être sur la défensive dans ce genre de moments. Je n’avais pas l’impression que les médias essayaient de se mettre à notre place et de comprendre cela.
Lorsque j’ai perdu cette finale à Wimbledon, c’était la première fois que je montrais vraiment autant d’émotions au public. À partir de ce moment-là, je me sentais probablement un peu plus à l’aise lorsqu’il a fallu montrer des émotions sur la suite de ma carrière », a ainsi conclu Murray.
Sur le court après la finale de l’Open d’Australie 2010 qu’il venait de perdre contre Federer, Murray avait donné un discours dans lequel il avait alors détendu l’atmosphère avec une phrase adressée au public australien qui est restée célèbre : « Je peux pleurer comme Roger (Federer), c’est juste dommage que je ne puisse pas jouer comme lui ».
Grâce à cette arme, soit, comme ici, tout le monde prend au pied de la lettre la moindre de ses déclarations, soit, au contraire, personne ne prend au sérieux ses propos.
C'est la meilleure façon de s'abriter contre les sots, qui sont si nombreux.