« 15 minutes, c’est mieux que rien » : Sabalenka justifie la limitation des conférences de presse
En conférence de presse à Roland-Garros, Aryna Sabalenka a pris position sur la question de la rémunération dans le tennis, le temps accordé aux médias et la situation des joueuses du circuit.
Aryna Sabalenka en conférence de presse à Roland-Garros ce vendredi a longuement évoqué les discussions actuelles autour du temps d’échange accordé aux joueurs avec les médias, ainsi que les questions d’équité économique dans le tennis.
Une prise de position sur la question du temps médiatique
Interrogée sur l’initiative visant à limiter le temps consacré aux conférences de presse afin de faire pression sur les tournois du Grand Chelem, la numéro un mondiale a insisté sur une démarche collective, centrée selon elle sur les joueurs les plus fragiles du circuit :
« Tout cela ne concerne pas moi, c’est à propos des joueurs qui sont en bas du classement, ceux qui souffrent. Il n’est pas facile de vivre dans le monde du tennis avec le pourcentage d’argent que nous gagnons.
En tant que numéro un mondial, je ressens que je dois donner l’exemple, me lever et me battre pour ces joueurs, ceux d’un niveau un peu inférieur, ceux qui reviennent après des blessures, les générations suivantes. Notre objectif est assez transparent et équitable pour tout le monde, c’est tout. »
Le débat autour d’un possible boycott
À propos des discussions évoquant un éventuel boycott, mentionné notamment à Rome, Sabalenka a réaffirmé la position du groupe de joueuses et joueurs concernés, tout en soulignant le respect porté aux médias :
« Je me réaffirme dans chacun de mes mots. Nous voulions le faire de manière respectueuse au début, et vous savez à quel point nous vous apprécions et vous respectons (la presse). Ce n’est pas à propos de vous : nous nous battons juste pour un pourcentage plus équitable. »
L’égalité et la progression du circuit féminin
La joueuse s’est également exprimée sur l’évolution de la place des femmes dans le tennis professionnel et sur les conditions économiques du circuit féminin :
« Nous allons dans la bonne direction, comme nous l’avons dit maintes fois. Nous méritons des récompenses égales et nous les avons déjà, nous l’apprécions vraiment, car je pense que les femmes sacrifient beaucoup de choses et laissent beaucoup de choses derrière elles pour être ici. Je suis heureux de voir que nous allons dans la bonne direction. »
Une conférence volontairement écourtée
Enfin, Sabalenka a conclu son échange avec la presse en assumant la volonté des joueuses de limiter leurs interactions à environ quinze minutes, dans une logique d’organisation et de message collectif :
« Ce n’est pas que je regarde l’heure, mais nous voulions exprimer nos idées et les clarifier, montrer que nous sommes unis. 15 minutes, c’est mieux que rien, et je suis là pour te parler parce que je te respecte.
Je suppose que j’ai déjà fait mes dix minutes ici et mes cinq autres minutes avec une autre presse, du moins. Il me reste encore quelque chose dans la presse nationale, alors merci d’être ici et de poser vos questions. J’ai beaucoup de respect, mais nous savons déjà ce qui se passe ici, alors merci encore. »
le BABA quand tu veux engager un rapport de forces c'est de montrer à l'autre que tu ne laçheras rien et ira jusqu'au bout :
là avant même que ça devienne sérieux elle a déjà rétropédalé : on est passé de boyçott du tournoi à boyçott des çonf de presse mais seulement 15 minutes , parce que il ne faut y aller trop fort !
zéro çrédit ... RG doit bien se marrer ^^
et pour la suite RG sait à présent que Sabalenka et çie n'ont pas le çran de se battre jusqu'au bout pour leurs çonviçtions, leurs interêts personnels les rameneront toujours dans les rangs...
Se croient-ils si intéressant que ça ? Qu'ils jouent, c'est mieux que rien !