Tensions entre joueurs et Grand Chelem : « On n’a pas l’habitude de prendre les choses par-dessus la jambe », affirme Mauresmo
À l’issue du tirage au sort de Roland-Garros 2026, la directrice du tournoi, Amélie Mauresmo, est revenue sur les tensions entre les joueurs et les instances du Grand Chelem concernant la répartition des prize money.
À la suite du tirage au sort de l’édition 2026 de Roland-Garros, la directrice du tournoi, Amélie Mauresmo, est revenue en longueur sur les tensions actuelles entre les joueurs et les instances des tournois du Grand Chelem, notamment autour de la répartition des gains.
Pour rappel, une lettre a été envoyée aux instances dirigeantes afin de critiquer la répartition des prize money en Grand Chelem, plusieurs joueurs estimant que leur rémunération devrait être revalorisée.
« Tristes de ce choix » : la réaction de la direction
Interrogée, Amélie Mauresmo a d'abord exprimé une forme de regret concernant l'action de certains joueurs de réduire leur temps consacré aux médias.
« On est un peu tristes, entre guillemets, de ce choix tout simplement. Parce que je trouve que ça pénalise un peu tous les acteurs du tournoi : les fans, la presse évidemment.
Après, la discussion est enclenchée et elle le sera encore davantage demain soir, notamment. Nous sommes vraiment dans cette logique de communication, dans cette envie d’échanger et d’avancer, en se disant aussi que chacun doit faire un pas vers l’autre », a-t-elle indiqué, propos relayés par L’Équipe.
Un modèle économique propre à Roland-Garros
« Je crois aussi qu’on a un modèle qui nous est propre ici à Roland-Garros, tournoi propriété de la Fédération française de tennis. Il est très différent de ce qu’il y a sur les circuits, que ce soit l’ATP Tour et la WTA. C’est même un modèle différent des autres tournois du Grand Chelem.
Nous mettons en place tout ce qu’on peut dans l’intérêt des joueurs. On bouge nos infrastructures également. On a un prize money qui a doublé en dix ans et bien augmenté ces derniers temps. »
Dialogue ouvert mais pas de décision immédiate
Malgré les tensions, la direction se veut constructive : « Tout est pris au sérieux. Globalement, on n’a pas l’habitude de prendre les choses et ce qui vient des joueurs et des joueuses par-dessus la jambe. On ouvre la discussion.
Demain soir, je ne vais pas vous dire : “ça y est, tout est réglé, on a avancé en un claquement de doigts.” Mais je suis plutôt confiante au sujet des discussions qui suivront.
Là, on ne va pas bouger, on va enclencher des discussions. C’est ce que tout le monde souhaite finalement. En ce qui concerne mon opinion, j’ai la position de directrice du tournoi de Roland-Garros aujourd’hui et on va s’arrêter là. J’espère qu’on va aller rapidement sur les questions concernant le sport. »
Je pense que le sujet est bcp plus complexe que comment il est relayé en général...
Déjà c'est pas les joueurs contre les instances, puisqu'il y a d'un côté les Grands Chelems et de l'autre l'ATP.
Ensuite les joueurs brandissent l'exemple du sport américain et ses ~50% de redistribution, mais le système est complétement différent, les sportifs américains sont salariés de leur clubs, les tennis(wo)men sont chefs de petite entreprise.
Enfin au tennis le joueur ne peut compter que sur lui-même. S'il fiche rien il perd tous ses matches, il ne peut s'en prendre qu'à lui-même et il n'a rien à réclamer. Tandis qu'en sport co il pourra toujours compter sur la réussite des autres dans ses moments down pour garantir une paye plancher et lisser les payes entre elles.
@TennisTemple ça vous dirait pas de faire un article-dossier sur le sujet ? 🙂