Badosa à Madrid : « C’est horrible », son cri face aux parieurs
Blessée, sortie du top 100 et ciblée par des messages haineux, Paula Badosa raconte un quotidien devenu pesant. À Madrid, l’Espagnole évoque sans détour la pression des parieurs et les dégâts mentaux que ce climat peut provoquer chez les jeunes joueuses.
Rien ne se passe comme prévu pour Paula Badosa.
Minée par une blessure chronique au dos, l’Espagnole vit une saison 2026 particulièrement difficile. Sortie du top 100, loin de son meilleur niveau, elle tente tout de même de s’accrocher comme elle le peut.
Arrivée à Madrid pour disputer un WTA 1000 à domicile, Badosa sera opposée à l’Autrichienne Julia Grabher (107e) au premier tour.
« C’est horrible » : le cri d’alarme sur les menaces des parieurs
En attendant son entrée en lice, la joueuse de 28 ans a évoqué un certain nombre de sujets en conférence de presse, notamment celui des parieurs.
Un problème qui touche le circuit depuis plusieurs années maintenant et qu’elle subit régulièrement, avec des messages haineux liés aux paris sportifs.
« C’est horrible. Je le vois constamment, et j’entends ce genre de remarques chaque jour. Malheureusement, on ne peut pas vraiment s’en débarrasser, car je pense qu’il y a beaucoup d’intérêts derrière. C’est compliqué.
Peut-être que ma façon de le vivre est différente aujourd’hui, parce que je ne le prends plus vraiment au sérieux. Mais je sais que pour une joueuse de 18, 19 ou 20 ans, cela peut être beaucoup plus difficile.
Je suis passée par là aussi, et ce type de situation peut générer de nombreuses insécurités mentales, surtout dans un sport où il est essentiel de rester très calme et concentré. »
Il suffit de ne pas aller sur les réseaux sociaux pour laisser ces abrutis dans leur anonymat…