« Ça a été très dur, même dans ma vie privée » : Badosa évoque sa blessure chronique au dos
Ancienne numéro 2 mondiale, Paula Badosa se confie sans filtre sur sa blessure chronique au dos, ses injections, ses matchs sous analgésiques et le poids mental d’une carrière devenue un combat quotidien.
Sortie du top 100, Paula Badosa doit lutter depuis plusieurs années contre une blessure chronique au dos qui ne lui permet plus d’enchaîner les tournois comme avant.
103e mondiale avant d’entamer son tournoi WTA 1000 de Madrid contre Julia Grabher, la joueuse de 28 ans était l’invitée du podcast Tennis Insider Club animé par Caroline Garcia ces dernières heures.
L’ancienne numéro 2 mondiale a ainsi évoqué la difficulté d’être une joueuse professionnelle avec une telle blessure. Après avoir disputé trois tournois en Australie en janvier, l’Espagnole a rejoué régulièrement en ce début de saison, mais ses sensations ne sont clairement pas les mêmes qu’avant.
Dans une interview, Badosa s’est ainsi confiée sur ses pépins physiques à répétition, elle qui avait récemment confié avoir déjà pensé à prendre sa retraite plus d'une fois ces derniers mois.
« L'année dernière, je me suis dit que le prochain tournoi serait ma dernière chance »
« J'ai très bien commencé l'année en Australie et je me sentais vraiment très bien. Mentalement, j'étais prête. Mais parfois, dans la vie, il y a des choses qu'on ne peut pas contrôler, et ça m'est encore arrivé.
Je me suis blessée dans une zone dans mon dos qui touchait un nerf, donc ça a été très dur, même dans ma vie privée. J'ai subi des injections parce que je ne suis pas très patiente. Je voulais résoudre ce problème rapidement parce que j’adore la compétition.
Je joue des matchs sous analgésiques, j’ai reçu des injections, et je me demande : est-ce que c’est sain ? Alors je me dis toujours : essayons encore une fois. L’année dernière, je me suis dit que le prochain tournoi serait ma dernière chance, mais j’ai quand même réessayé.
C’est toujours "encore une fois". Mais un jour, je dirai : "Ça suffit." On sait de quoi on est capable, mais on n’est pas au niveau qu’on aimerait atteindre. Et quand on ajoute les problèmes physiques, ça fait trop de choses.
« Quand je ne jouais pas, je me sentais déprimée et anxieuse »
Le tennis, c’est une question de simplicité, mais quand tout devient compliqué, c’est pire. Même si on est absente à cause d’une blessure, quand on revient, on le sent, on n’est plus la même, on fait plus de fautes directes.
J'essaye de trouver l'équilibre. Parfois, j'ai envie de revenir à la façon dont je jouais avant, mais ensuite, j'ai mal partout. Alors je me dis que je devrais peut-être raccourcir les échanges.
J'ai toujours dit que je voulais être plus qu'une joueuse de tennis. Quand je ne jouais pas, je me sentais déprimée et anxieuse. C'est une vie très solitaire, alors j'ai essayé de nouer d'autres relations.
Il s’est passé beaucoup de choses et beaucoup de choses ont changé. J'ai traversé beaucoup d'épreuves ces dix-huit derniers mois, mais je vais bien. Je m'en sors petit à petit. Je dois faire face à beaucoup de difficultés, mais pour l'instant, je suis là », a assuré Badosa.