Contraint d'abandonner à Roland-Garros en huitièmes de finale face au Russe Youzhny, Jo-Wilfried Tsonga a réussi en moins de trois semaines de résorber sa déchirure au psoas et fait une nouvelle fois figure de principale chance tricolore lors de cette troisième levée du Grand Chelem. Sorti des qualifications, le bombardier US, 162e au classement ATP, incapable de dépasser le cap du 2e tour dans les tournois majeurs, ne présente pas une carte de visite impressionnante, mais semble l'archétype même du joueur capable de perturber le numéro un tricolore. A l'image du Croate Karlovic, de l'Américain Isner et de l'Australien Guccione qui avaient gâché l'été du Tricolore la saison dernière, Kendrick s'appuiera sur sa puissance au service pour tenter de faire la différence. A Tsonga de faire preuve de ses progrès en retour, de patience et de savoir saisir les rares occasions qui vont se présenter.