Tsonga répond à Ljubicic : « Sinner est venu après tous les autres »
Interrogé sur le modèle italien, l'ancien tennisman français estime que le numéro 1 mondial récolte les fruits d'un travail amorcé bien avant son explosion au plus haut niveau.
Alors que Roland-Garros bat son plein, le modèle de réussite du tennis italien fait beaucoup parler, avec la présence de trois Italiens en quarts de finale et, désormais, de deux d'entre eux en demi-finales, où ils s'affronteront (Arnaldi vs Cobolli).
Invité à s'exprimer sur la dynamique actuelle du tennis français, Ivan Ljubicic a pris l'exemple de l'Italie pour illustrer l'importance de disposer d'une figure de référence capable de tirer toute une génération vers le haut.
L'ancien numéro 3 mondial, aujourd'hui responsable du haut niveau à la Fédération française de tennis, estime que la présence d'un champion comme Jannik Sinner joue un rôle déterminant dans la progression des jeunes joueurs.
« Il est évident qu'il n'y a pas que Jannik Sinner. Mais c'est aussi un peu plus facile quand on a un point de référence comme Sinner. C'est ce joueur qui entraîne tout le monde vers le haut », a expliqué Ljubicic.
« Sinner est devenu numéro 1 mondial alors qu'il y avait déjà de nombreux Italiens qui émergeaient »
Présent dans les discussions, Jo-Wilfried Tsonga a apporté une nuance importante à cette analyse. Pour l'ancien finaliste de l'Open d'Australie 2008, le succès actuel du tennis italien ne peut être attribué uniquement à l'éclosion de Jannik Sinner.
« Nous avons toujours fait partie des plus grandes nations dans la formation des joueurs de tennis, avec de nombreux joueurs dans le Top 100, mais aujourd'hui, au plus haut niveau, l'Italie est clairement l'exemple à suivre.
Nous avons écouté Ivan Ljubicic, qui connaît évidemment très bien le tennis, et il ne lui a pas échappé que Jannik Sinner est venu après Matteo Berrettini, après tous ces autres joueurs. Il est devenu numéro 1 mondial alors qu'il y avait déjà de nombreux Italiens qui émergeaient.
Aujourd'hui, Jannik est aussi une locomotive qui attire les autres et leur donne de la motivation », a conclu Tsonga.