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Une pandémie virale fige le tennis et le monde ! Quels enseignements potentiels en tirer ?

Le tennis s’est arrêté, la planète aussi. Derrière cette pause forcée, une réflexion profonde : et si cette crise mondiale révélait nos fragilités, mais aussi notre incroyable capacité à rebondir ? Une invitation à repenser notre rapport au monde, bien au-delà des courts.

Une pandémie virale fige le tennis et le monde ! Quels enseignements potentiels en tirer ?
Guillaume Nonque
14 min de lecture

Voilà près de trois semaines qu'une pandémie, autrement dit une épidémie mondiale, a contraint la saison de tennis professionnel à se mettre en pause. Ce sont d'ailleurs progressivement toutes les activités humaines considérées comme non essentielles qui ont été mises en suspens à l'échelle planétaire. La faute à un tout petit être, un virus. Un coronavirus (virus à coque "couronnée") pour être exact, baptisé SARS-CoV-2, responsable du développement chez l'humain de la maladie nommée Covid-19. Une pathologie pouvant déclencher des symptômes se rapprochant notamment de ceux d'une grippe et qui aboutit, dans certains cas, à une insuffisance respiratoire sévère pouvant entraîner le décès du malade. Très facilement transmis de par son état de virus aéroporté (il se transmet à l'air libre), il s'est répandu en quelques mois depuis son point de départ (Wuhan en Chine) à l'ensemble du globe. Les morts à travers le monde se comptent déjà par dizaines de milliers alors que la majorité des pays ont mis en place un confinement de leur population pour tenter d'endiguer l'épidémie. La suite reste, qui plus est, très incertaine dans la mesure où, d'une part, personne n'est en capacité de prédire le comportement futur de ce virus encore trop méconnu, d'autre part, aucune certitude n'est à l'heure actuelle acquise quant à la possibilité de développer des traitements et/ou des vaccins suffisamment efficaces. Nous sommes le 1er avril 2020 et tout ceci pourrait être le plus improbable et incroyable des poissons d'avril. Et comme la réalité s'est chargée d'imaginer la "blague" à notre place cette année, nous avons décidé de prendre le contre-pied et d'en profiter pour évoquer le plus sérieusement possible les enjeux importants liés à la situation que nous traversons et qui nous concernent toutes et tous, bien au-delà du tennis.

Une opportunité à saisir ?
Car cette période, aussi effrayante puisse-t-elle être, aussi terrible soit-elle pour celles et ceux directement touchés, peut aussi être une magnifique opportunité pour l'humanité. L'opportunité d'enfin prendre conscience de notre vulnérabilité, de la fragilité des conditions qui nous permettent d'aller tranquillement jusqu'à nous passionner pour une petite balle jaune, l'opportunité d'arrêter de nous éparpiller, de commencer à nous recentrer et à comprendre comment prendre soin de ce qui nous est essentiel. Ce scénario de film de science-fiction à suspens que nous sommes en train de vivre dans la réalité, qu'on aurait juré impossible il y a quelques mois à peine, nous rappelle que les catastrophes peuvent arriver. Qu’elles peuvent arriver mais que l'incapacité chronique de nos cerveaux humains à sérieusement les envisager nous empêche de les anticiper et donc paradoxalement de les éviter. Le manque de réactivité dont ont fait preuve la plupart des pays face à cette épidémie pourtant bien identifiée dès le mois de janvier est là pour nous le rappeler : nous avons le plus grand mal à prendre au sérieux une future catastrophe potentielle avant qu'elle soit réellement advenue. Peut-être par peur, peut-être parce que cela viendrait trop nous ébranler dans nos certitudes, dans notre vision du monde et de la vie. Voilà donc l'opportunité de recommencer à faire preuve d'un minimum d'humilité, l'humilité de se remettre à sa place de simple être vivant, si fragile qu'il peut disparaître à tout moment. Si dépendant de la bonne santé de tous les autres vivants qu'il ferait bien d'ériger le fait de prendre soin de tout le Vivant au rang de priorité absolue, de façon à éviter de voir les sensations actuelles se répéter et empirer à l'avenir. Ce qui suit se veut être un bref état des lieux, des implications, des leçons que nous pourrions tirer de la pandémie actuelle. Une invitation à prendre du recul et à regarder en face les problèmes plus profonds dont l'épidémie de Covid-19 peut être considérée comme un symptôme. Et enfin, une tentative de susciter en chacun de vous une prise de conscience des modifications que nous devrons nécessairement apporter au fonctionnement de nos systèmes humains pour espérer éviter, autant que possible, ce genre de catastrophes.

Quelles responsabilités humaines ?
Une première question vient naturellement : comment se fait-il qu'un virus apparu dans une ville de Chine centrale au mois de décembre 2019 se retrouve aux quatre coins de la planète trois mois plus tard ? Le virus ne se déplace pas par lui-même, ce sont ses hôtes et en l'occurrence les humains qui le déplacent. Si les humains ne se déplacent pas, le virus ne se déplace pas, donc pas de pandémie. Or nous vivons à l'époque de la mondialisation, l'humain se déplace partout, tout le temps et à toute vitesse. Et il entraîne avec lui tout un cortège invisible qui n'en demandait pas tant. Dans d'autres cas, pas celui du SARS-CoV-2, l'humain ne se déplace pas mais fait se déplacer des marchandises, souvent de façon aberrante et uniquement pour des raisons de rentabilité économique. Marchandises qui emportent avec elles ce qui n'aurait pas dû se déplacer naturellement. Un agent pathogène apparu dans un coin quasiment isolé du bout du monde peut ainsi faire le tour de la planète en quelques jours. Ce qui restait localisé dans un endroit précis il y a encore moins d'un siècle a maintenant toutes les chances de se répandre aux quatre coins de la Terre à toute vitesse. La situation sanitaire que nous vivons actuellement est donc dûe en grande partie à notre bougeotte compulsive. Mais pas que. (exemple de source parmi tant d'autres : https://www.pourquoidocteur.fr/Articles/Question-d-actu/31845-Coronavirus-modes-vie-conduit-pandemie).
Notre responsabilité humaine ne s'arrête peut-être pas là. Car pour arriver jusqu'à l'Homme, le SARS-CoV-2 a en effet dû franchir la barrière des espèces. Et il a dû pour cela transiter par des espèces intermédiaires pour passer de son hôte originel (potentiellement une chauve-souris) à l'humain. Mais quel rapport avec notre mode de vie ? Eh bien il est désormais scientifiquement établi que la destruction ou la déstructuration des espaces de vie sauvage et des écosystèmes qui y sont liés augmente considérablement le risque de voir de telles maladies apparaître. En investissant des endroits de plus en plus reculés, en réduisant toujours plus les espaces sauvages préservés, l'Homme rencontre ou fait se rencontrer des espèces qui ne se seraient jamais croisées autrement. Ces maladies qui passent de l'animal à l'humain, appelées zoonoses, représentent 65% des maladies émergentes répertoriées entre 1980 et 2013. Un pourcentage en hausse constante sur ces 33 années étudiées. (exemple de source : https://www.futura-sciences.com/sante/actualites/coronavirus-destruction-habitats-naturels-favorise-emergence-nouvelles-epidemies-comme-covid-19-80160/).
Nous pourrions aussi questionner ici notre démographie galopante, notre forte tendance à nous agglutiner en ville ou encore notre état de santé général tellement liés à des conditions de vie qui s'éloignent toujours plus des conditions optimales nécessaires à nos organismes.

Le symptôme d'un problème plus profond
Avec le Covid-19, il se pourrait donc que nous soyons tout simplement victimes de nos propres fonctionnements sociétaux. Comme c'est le cas pour une bonne partie des virus et épidémies les plus médiatisés dans un récent passé. Et si nous osions parler d'opportunité plus haut dans ce texte, c'est parce que cette pandémie devrait en toute logique, sauf déni post-traumatique collectif, nous amener à interroger sérieusement puis à repenser notre rapport au monde. Grand bien nous en prendrait, car tout laisse à croire que cette pandémie n'est qu'un symptôme d'un mal bien plus profond. Nous parlions des problèmes liés à la mondialisation et aux déplacements compulsifs qui y sont liés, il ne faut pas oublier que tout ce qui nous arrive se déroule sur fond de crise climatique. Crise climatique dans laquelle cette mondialisation galopante et l'explosion des échanges commerciaux qu'elle entraîne, a une énorme part de responsabilité. Via notamment une émission toujours plus importante de gaz à effet de serre. Nous sommes actuellement sur la trajectoire d'une hausse des températures globales d'au moins 5°C d'ici 2100. Cela signifie que, si nous ne changeons pas radicalement nos comportements, la majeure partie de l'humanité (jusqu'à 90%) souffrira de famines annuelles dans les années ou dizaines d'années à venir.
Autre grande responsable dans la crise climatique, notre agriculture industrielle actuelle qui détruit d'un côté les écosystèmes naturels stockant du carbone, pour les remplacer, de l'autre côté, par ses immenses espaces de culture ou d'élevage dont le fonctionnement émet quantité de gaz à effet de serre. Cette même agriculture industrielle qui est en grande partie responsable de l'altération des espaces naturels de vie sauvage avec les conséquences que nous abordions plus haut concernant les épidémies potentielles.
La crise sanitaire actuelle nous parle aussi d'économie, de la fragilité de notre système actuel et de notre trop grande dépendance à lui. Une économie mondialisée dans laquelle les humains ne sont plus capables de subvenir localement à leurs besoins. Une économie de marché poussée à l'extrême, elle-même guidée par un marché boursier de plus en plus décorrélé de la réalité avec des conséquences comme celle qu'on a pu observer lors de la crise des subprimes en 2008. Là aussi, un événement a priori isolé concernant uniquement le marché américain finit par se répandre et entraîner une crise mondiale. Une économie dont la logique unique de recherche de nouveaux profits, souvent à tout prix, nous fait passer à côté d'enjeux bien plus importants pour l'avenir de l'humanité. Une recherche de nouveaux profits, et donc de nouveaux marchés, qui poussent à toujours plus mondialiser, à toujours plus produire, à conquérir toujours plus de nouveaux territoires au détriment de la vie sauvage. Mais cette économie, nous nous en sommes rendus dépendant, ou plutôt nous nous sommes rendus croyants à sa dépendance. La boucle est bouclée, le cercle vicieux est en place. Pourquoi vicieux ? Car il faut toujours garder à l'esprit que les conditions de la vie humaine sur Terre sont très précises, la marge de manœuvre est très mince. Un peu plus ou un peu moins de ceci ou de cela et tout s'écroule. Pourtant nous sommes en train de faire consciemment tout ce qu'il faut pour nous écarter de ces conditions. Les mises en garde alarmistes de la communauté scientifique dans sa quasi-totalité n'y changent rien, il semble toujours y avoir une bonne raison de repousser les changements nécessaires. Nous semblons là aussi attendre la catastrophe pour enfin prendre conscience qu'elle peut arriver.
L'écosystème Terre est un immense système complexe. Une des particularités d'un système complexe est que sa complexité lui apporte une grande résilience. Il va longtemps résister aux chocs et aux altérations qu'il subit. Il continue à tendre vers ce qu'on peut considérer comme son état d'équilibre. Une autre particularité d'un système complexe est son point de rupture et la façon dont il est atteint. Il n'y a pas de progressivité, tant que le système est assez robuste, il tend infatigablement vers son équilibre initial auquel il retourne même en cas de choc très impactant. Il reste relativement stable. Mais lorsque le point de rupture est atteint, il se met tout d'un coup à tendre vers un nouvel équilibre, le basculement est aussi violent que soudain. C'est ainsi par exemple que des écosystèmes dont l'équilibre était la forêt, à force d'être détériorés par l'homme, ont fini par basculer vers des écosystèmes dont le nouvel équilibre est le désert. Inutile d'expliquer davantage ici pourquoi il serait prudent de ne pas trop s'approcher d’un tel point de basculement à l'échelle de la Terre. Et pourtant, chaque hectare sauvage détruit, chaque tonne de CO2 relâchée dans l'atmosphère, chaque espèce vivante anéantie, chaque écosystème pollué, nous en rapproche inexorablement sans que nous réagissions vraiment jusqu'à présent.

Quelles solutions ?
Mais alors que faire si les épidémies sont liées à la mondialisation et à la destruction effrénée des espaces sauvages, si la crise climatique y est aussi liée, si notre agriculture industrielle nous mène droit au désastre écologique, si notre fonctionnement économique nous pousse à continuer dans cette voie, et si nous sommes complètement dépendant de ce système économique ?
Commencer par accepter de regarder la réalité en face, cet épisode de Covid-19 devrait servir à nous y aider. Les catastrophes mondiales ne sont pas réservées au cinéma hollywoodien, en prendre conscience c’est accepter de les anticiper et donc se donner la possibilité d’agir pour essayer de les éviter. Arrêter de se cacher derrière un "on trouvera bien une solution" ou un "ce sont les politiques qui doivent agir". Prendre chacun conscience de notre propre responsabilité individuelle, ne pas en avoir peur car c'est en nous montrant responsables individuellement que nous pourrons ensuite réagir collectivement. Nous n'avons pas abordé ici la question politique mais la réponse est simple : nous sommes responsables de ceux qui nous gouvernent, nous leur octroyons le pouvoir et c'est à nous de veiller à ce qu’ils en fassent bon usage. Si ça n'est pas le cas mais que nous les laissons faire, c'est que nous avons oublié et abandonné notre rôle de peuple souverain. Le peuple est toujours souverain, tout dépend de sa volonté à faire respecter ce statut. En critiquant nos gouvernants, en les accusant de tous les maux, c'est en fait notre propre inaction qu'on critique. Encore faut-il en avoir conscience.
Les solutions existent, elles sont déjà en place par petites touches disséminées à travers le monde. Les possibilités de subvenir à nos besoins localement et durablement sont à portée de main, c'est une question de choix. Plus ces possibilités seront exigées plus elles deviendront la norme et plus elles seront abordables financièrement pour tous. Le choix de ne pas détruire ou polluer pour nous alimenter est aussi un choix, le bio est une première étape mais loin d'être suffisante, l'espace nécessaire est sensiblement le même qu'en agriculture industrielle et la destruction mécanique des sols y est toujours un problème. D'autres techniques de production agricole existent. Celles proposées par la permaculture en font partie et permettent d'atteindre une productivité au mètre carré incomparablement supérieure à celle de l'agriculture conventionnelle tout en restaurant les écosystèmes. Qui dit plus grande productivité au mètre carré dit besoin d'espace moins important et donc espace sauvages restaurés et sauvegardés. D’autres part les techniques permacoles permettent de redonner vie au sol et de lui rendre sa capacité à stocker du carbone. Des techniques de culture techniquement bien maîtrisées qui peuvent dès aujourd'hui, si elles sont appliquées à l'échelle mondiale, permettre de régénérer la vie des sols agricoles qui seraient alors capable de stocker chaque année plus de CO2 que n'en émet l'humanité. Le semis direct sous couvert en est un exemple évocateur. Un calcul confirmé par une étude commandée par le gouvernement français à l'occasion de la Cop21 de Paris en 2015. Mais, là encore, les intérêts économiques ne vont pas forcément dans le sens des changements qui s'imposent et donc pas dans le sens de la sauvegarde des conditions de vie nécessaires à l'humanité. Voilà quelques solutions disponibles immédiatement, il en existe bien d'autres, à tous les niveaux, je ne vous donne ici qu’un maigre aperçu. Il vous suffit de chercher et vous trouverez.
Car la première des choses à faire pour se responsabiliser est de s'informer. Ne pas se laisser bercer par des slogans bien pensés et les croyances qu'ils parviennent à créer. S'informer par soi-même, développer un point de vue critique parce qu'éclairé. Ne pas croire sur parole ce qu'on vous raconte. A commencer par cet article, allez vérifier par vous-même, renseignez-vous, faites-vous votre propre idée. Il n'y a pas les gentils humains d'un côté, les méchants humains de l'autre. Il y a des intérêts, souvent des conflits d'intérêt qu'il faut savoir repérer. Il semble évident que l'intérêt commun de l'humanité est de conserver aussi intactes que possible les conditions qui permettent sa survie. Tous les humains sont d'accord là-dessus. Et pourtant nous ne semblons pas nous y atteler collectivement. Certains humains se laissent aveugler par d'autres intérêts, souvent financiers, qui leur font perdre de vue leur intérêt premier, celui dont dépend la survie de leurs enfants, de leur famille, de leurs amis... de nos enfants, de nos familles, de nos amis. Nous avons tous la responsabilité de ne pas l'accepter et d’y remédier. Ne vous dites pas qu'il n'y a rien à faire ou que personne ne fera jamais rien. N'attendez pas que les autres fassent pour vous y mettre vous-même. Passez à l'action, trouvez quoi faire à votre échelle, faites votre part. L'humanité qui change, ça commence par vous, comment pourrait-elle changer si nous qui la composons ne changeons pas individuellement ? Commencez à changer, concrètement au quotidien, et vous prendrez bientôt conscience de la superbe et grandissante force collective qui va dans ce sens avec vous. Si vous ne la percevez pas encore, c'est simplement que vous n'avez vous-même pas encore acté vos changements. Alors allez-y, passez à l'action, vous n'êtes pas seuls et nous serons plus nombreux avec vous.
Ce n'est qu'à cette condition, prendre soin du Vivant et des conditions qui le rendent possible actuellement, que la vie humaine continuera elle-même à être possible. Possible et potentiellement agréable, sans être une lutte de chaque instant. Si nous réagissons sans attendre. Le tennis pourra alors peut-être rester une des cerises sur l'énorme et magnifique gâteau qu'est le miracle de la vie sur Terre.

Pour finir avec un tout petit peu de légèreté
Le tennis s'est arrêté et nous sommes tous confinés. Sans tournoi, sans match, il semble manquer un peu d'agitation sur TT. Nous avons cogité pour trouver comment y remédier et nous pensons avoir trouvé. Nous nous sommes lancés dans le développement d'un petit jeu qui devrait ramener plus d'animation naturelle à TT. Un joueur ou une joueuse virtuels à gérer, des matchs pour le/la faire progresser et tous les autres membres de TT à défier. Aucune idée du temps que ça nous prendra mais nous espérons le lancer au plus vite et nous vous tiendrons informés lorsque nous aurons suffisamment avancé. Ce n'est pas l'actualité du tennis qui nous prend du temps en ce moment, pas le bon fonctionnement des lives ou des pronos non plus, sans compter que nous sommes confinés comme tout le monde, donc nous devrions pouvoir avancer assez rapidement. Voilà pour la légèreté, mais ne vous y trompez pas, tout ce qui précède est bien plus important. Alors quitte à choisir comment utiliser votre temps en ce moment, faites-le en travaillant à vous responsabiliser. Nous sommes avant les catastrophes et il est encore temps d'en éviter une grande partie. Alors ne faites pas ce que beaucoup reprochent à nos gouvernements, vous finiriez par le regretter. Réagissez tant qu'il est encore temps. Personne ne le fera à votre place. Et, de temps en temps, entre une découverte et une prise de conscience, vous pourrez bientôt souffler et échapper quelques instants à la réalité, en venant jouer dans la virtualité de TT.

Bon 1er avril à toutes et tous, en espérant que la réalité nous laissera la primeur d'un vrai poisson l'année prochaine !

Quelques pistes pour aller plus loin dès maintenant
- Quand la Science appelle à l'aide pour l'humanité ? Aurélien Barrau, Astrophysicien (Thinkerview)
- Le point d'Aurélien Barrau sur la pandémie de Covid-19 et sa mise en perspective
- Effondrement de la civilisation ? Pablo Servigne (Thinkerview)
- Dearlobbies, le site parfait pour travailler votre imaginaire. Mieux visualiser les différents futurs envisageables, mieux prendre conscience, mieux anticiper et donc mieux construire le meilleur avenir possible
- La série documentaire Next qui traite justement de ces possibles (probables ?) catastrophes à venir et sur la façon d'y faire face
- La série fiction L'Effondrement diffusée sur Canal+

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Règles à respecter
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TT Admin
TT Admin • A • 870 abonnés
Pour répondre à Grob ainsi qu'à celles et ceux qui font une analyse similaire.

Tout ce que tu dis est vrai. Mais la question n'est pas dogmatique ici. Il n'est pas question ici de comparer un système polique ou économique à un autre. Il est uniquement question de prendre du recul sur nos comportements humains collectifs. D'en analyser les effets sur notre environnement et nos conditions de vie, non seulement dans le présent mais aussi et surtout dans l'avenir. D'en déterminer les potentiels vérouillages, que nous avons nous même mis en place, qui nous empêchent d'adapter nos comportements collectifs lorsque ça s'avère nécessaire. Nos capacités intellectuelles nous permettent d'analyser, de déterminer, de prévoir. Autant nous en servir pour essayer d'anticiper les potentiels périls à venir et faire en sorte de les éviter au mieux.

Evidemment les pandémies n'ont pas attendu la mondialisation pour exister. Tout comme les modifications du climat terrestre ou les extinctions de masse d'espèces vivantes n'ont pas attendu l'humain pour avoir lieu. Tout le monde en est conscient je pense. De nombreux facteurs peuvent être à l'origine de tout ça. Mais notre problème aujourd'hui est que ce sont nos comportements collectifs qui sont la cause principale de ces phénomènes qui se produisent à une vitesse jamais observée dans l'histoire de notre planète. C'est un fait avéré. Nos comportement collectifs sont en train de détruire une grande partie de la vie terrestre sous sa forme actuelle et c'est un processus qui pourrait aboutir à l'extinction de l'humanité elle-même. Alors l'humain est-il maître ou esclave de son génie créatif ?

Effectivement, tout n'était pas si mal chez nous avant cette pandémie de Covid-19. Nous vivons dans un confort matériel et alimentaire jamais atteints auparavant, les possibilités de loisir semblent presque infinies, les opportunité de s'épanouir sur tous les plans n'ont jamais été aussi accessibles. C'est vrai. Mais avant tout ça n'est vrai que pour une partie des humains. La moitié tout au plus. L'autre moitié vie dans des conditions qui n'ont rien à voir avec celles que je viens de décrire. On parle de globalisation, donc il faudrait avoir une vision globale aussi à ce niveau-là. Et c'est cette partie de l'humanité laissée pour compte qui en plus est la première touchée par les changements que nos comportements collectifs entrainent. Vagues de sécheresse inédites, manque d'eau et d'eau potable, pénuries alimentaires, famines. Tout cela entraine des tensions sociales de plus en plus fortes et les conflits qui en découlent. Puis viennent les migrations inévitables pour échapper à ce qui est devenu invivable. Et c'est peut-être là seulement que nous commençons à nous sentir concernés dans nos sociétés privilégiées (c'est un fait, il n'y a pas de jugement là-dedans). Lorsque d'autres qui ne peuvent plus vivre là où ils sont nez finissent par arriver, dans leur quête d'un monde vivable, là où nous vivons. C'est là que nous commencons à nous sentir concernés mais en n'ayant pas forcément une analyse juste de la situation. Et tout cela a tendance à s'aggraver, à s'accélérer. Donc non, tout n'allait pas si bien pour l'humanité avant cette crise sanitaire.

Mais quand bien même toute l'humanité aurait pu jouir des conditions de vie dont nous jouissons dans nos sociétés occidentales, est-ce que ce constat suffirait à justifier que nous continuions collectivement à détruire les conditions nécessaires à notre vie sur Terre ? Notre société humaine globalisée est un système, avec ses règles de fonctionnement. Règles de fonctionnement imaginées par l'Homme lui-même. Si on se contente d'observer ce sytème à travers les siècles, il est indéniable que des progrès faramineux ont été effectués et il ne serait pas illogique de conclure qu'il fonctionne beaucoup mieux ajourd'hui qu'il y a quelques siècles. Oui mais voilà, ce système n'est pas indépendant ou autonome, même si l'humain l'a longtemps pensé. Ce système appartient à un autre système, plus vaste, dont il dépend pour survivre : le système Terre. Et ce système Terre a ses propres principes de fonctionnement sur lesquels tout sous-système doit baser son fonctionnement. Si un sous-système ne respecte par les règles de fonctionnement du système dans lequel il est inclus et dont il dépend, il ne pourra pas fonctionner de façon pérenne et il finira par s'auto-détruire. Nos sociétés humaines appartienne au système Terre, elles ont vu le jour en lui et par lui, elles en sont dépendantes pour survivre et, si elles veulent perdurer, elles n'ont pas d'autre choix qu'appliquer les principes de fonctionnement de ce système auquel elles appartiennient.

C'est ce que nous sommes en train de constater actuellement. Donc peu importe tout ce qui peut nous paraitre cohérent lorsqu'on observe uniquement le système "société humaine globalisée", si ce système n'est pas lui-même cohérent avec le système Terre auquel il appartient, il en devient incohérent dans sa totalité. La priorité est donc d'être cohérent avec le système Terre, c'est ce dont traite cet article, et c'est ce qu'il nous faut prendre soin de faire collectivement le plus rapidement possible. Pour pouvoir espérer que notre système perdure.

Toutes les solutions existent, l'Humain est capable de les mettre en place techniquement en quelques mois, quelques années tout au plus. Il faut simplement le décider individuellement et collectivement. Et pour cela il faut simplement nous rappeler que nous sommes des terriens avant d'être des humains, des être vivants terrestres qui dépendent intimement des conditions de vie actuelles sur Terre pour continuer de pouvoir vivre. Tout le vivant fait partie de ces conditions de vie et participe à les maintenir. Tout ce qui le détruit nous détruit. Et c'est nous qui le détruisons actuellement. Il suffit d'arrêter de le faire. Et encore mieux, de se mettre à en prendre soin. Le restaurer. C'est la meilleure façon de prendre soin de nous-même. Nous savons le faire. Rien de bien compliqué au final.
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Mostal
Mostal • 43 abonnés
Bel article, bravo. Tant par sa taille que par les réflexions qui le forme ainsi que par la mise en perspective de notre société sur ce qui nous arrive.

Il fait d'autant plus écho en moi que ce sont des propos, quasi dans son intégralité, que j'ai tenu un jour ou l'autre et même très régulièrement. Encore l'autre jour je disais sur la page des fans de Rafa « ...Tout cela est, tristement et malheureusement, un rappel de notre petitesse dans ce monde.
Espérons que nous le traiterons mieux à l'avenir car le plus grand des Dieux est sous nos yeux, tous les jours qui passent, c'est notre mère Nature. Nous devrions mieux la remercier et la respecter, elle et toutes les merveilles qu'elle abrite.  »

C'est donc avec plaisir que j’accueille cet article, d'autant plus sur un site que j'adore et qui n'est en rien, par essence, lié à ce genre de pensées.

Merci à son auteur.

Je vais rebondir sur des passages ici et là pour abonder un peu plus tant cela mérite de bien considérer les enjeux dont il est question ici.

« ...si dépendant de la bonne santé de tous les autres vivants qu'il ferait bien d'ériger le fait de prendre soin de tout le Vivant au rang de priorité absolue... »

C'est le drame de l’espèce humaine.
Depuis que l'homme s'est organisée en groupe uni, motivé par des intérêts communs, il s'est érigé en prédateur puis en super prédateur, pour devenir le prédateur ultime de tout être dans ce monde.
Au point de finir par considérer tout autre espèce (animale en particulier) comme un concurrent, pire comme des êtres inférieurs, pour ne pas dire insignifiants.
Nous avons imposé notre loi dans les campagnes, dans les forets, dans les mers au point de détruire, d'anéantir tous les animaux qui s'y trouvent.
Il est évident qu'une espèce se doit d'avoir son espace sans crainte d'être attaquée mais cet espace est devenu si grand que nous avons repoussé toutes menaces dans les zones les plus reculées de la planète. Nous avons même transformé le besoin de se sentir en sécurité, en plaisir de chasser, tuer, « trophiser » les autres espèces.

Il me vient une phrase, adressée pourtant « au meilleur ami de l'homme », « on s'en fout, ce n'est qu'un clébard après tout ». Une illustration de notre manque de considération envers les autres formes de vie qui font de nous des animaux sauvages, violents et sanguinaires.

Si pendant un temps, notre impact était encore négligeable, cette période est finie depuis longtemps. Notre technologie a industrialisé la destruction du monde.
Si pendant un temps, notre manque de réflexion, de philosophie, de recul sur les choses pouvaient excuser nos comportements, ce temps est fini depuis longtemps, nous sommes conscients de notre propre barbarie.

Nous devons institutionnaliser, en tant qu’espèce consciente et responsable, le respect, le partage et la défense de notre monde et de tous les autres êtres vivants qui la peuple à l'égal de nous même. Nous en ressortirions grandi.

« Une invitation à prendre du recul et à regarder en face les problèmes plus profonds dont le Covid-19 peut être considérée comme un symptôme. »

« il est désormais scientifiquement établi que la destruction ou la déstructuration des espaces de vie sauvage et des écosystèmes qui y sont liés augmente considérablement le risque de voir de telles maladies apparaître. »

C'est au travers de ces phrases que s'illustre notre impact sur le monde au point d'en devenir criant.
Notre voracité, notre cupidité, notre stupidité et toute l'impunité qui nous entoure, nous fait face au réveil de monstres enfouis.

«...une prise de conscience des modifications que nous devrons nécessairement apporter au fonctionnement de nos systèmes humains pour espérer éviter, autant que possible, ce genre de catastrophes.

Cela doit devenir une priorité de premier ordre. Le changement de fonctionnement des sociétés, à l’échelle de 8 milliards d'individus, doit être le chantier le plus ambitieux auquel nous devons nous atteler pour la survie de notre monde et des hommes, sans exception.
Sans transformation, nous courrons à notre extinction mais pire encore, d'entraîner dans notre effondrement toute la planète avec la plupart de ses formes de vie.
Nous tendons inexorablement à l’état désertique.
Nous nous contentons pas de seulement tuer mais bien de d'appauvrir, brûler et raser la flore partout dans le monde. Une flore qui est elle aussi incroyablement vivante et sensible.

« Cette même agriculture industrielle qui est en grande partie responsable de l'altération des espaces naturels de vie sauvage. »

« ...chaque hectare sauvage détruit, chaque tonne de CO2 relâchée dans l'atmosphère, chaque espèce vivante anéantie, chaque écosystème pollué, nous en rapproche inexorablement [d'un équilibre désertique]. »

Quelle forme doit prendre cette modification profonde ?

« il se pourrait donc que nous soyons tout simplement victimes de nos propres fonctionnements sociétaux. »

En effet, c'est le consumérisme à outrance qui pose problème. Toujours plus de revenus, toujours plus de nourritures, toujours plus de possessions, toujours plus de puissance.
La puissance de l'argent en particulier.
Car l'argent pousse à la comparaison et aux problèmes de sociétés que nous connaissons, pousse à acheter toujours plus et pousse nos sociétés à toujours plus produire, tout et n'importe quoi.

Une approche pourrait être de prôner, non plus la super affirmation de soi par la capitalisation mais au contraire par la simplification et surtout par la rationalisation des besoins et des denrées.
Un retour à un mode vie moins clinquant, moins extrême, tout simplement plus responsable, plus modéré, plus harmonieux entre humains et ressources naturelles.

C'est un simple changement de paradigme, donner à la collectivité de grand moyens et épurer les moyens individuels à des nécessités simples.
Donner à la science et à la recherche la possibilité d'explorer des champs toujours plus complexes et permettre aux gens de vivre bien mais sans excès.

Pour cela il faut changer nos pensées ultra capitaliste en des pensées plus spirituels, mieux adaptés et surtout mieux connectés aux fibres universelles.

« Une économie dont la logique unique de recherche de nouveaux profits, souvent à tout prix, nous fait passer à côté d'enjeux bien plus importants pour l'avenir de l'humanité. »

Nous avons été conditionné à vénérer le dieu de l'économie. Pourquoi ne porterais-je pas ces vêtements de grande marque ? Pourquoi moi aussi je n'aurais pas la même voiture que CR7 ? Pourquoi moi je n'aurais pas la même maison que Bill Gates ? Pourquoi moi aussi je n'aurais le Yatch de Jeff Bezos ? Pourquoi n'ai-je pas le même revenu que mon voisin ?

« Certains humains se laissent aveugler par d'autres intérêts, souvent financiers, qui leurs font perdre de vue leur intérêt premier... »

C'est la course à posséder toujours plus, toujours plus grand, toujours plus impressionnant et souvent totalement inutiles, qui rend la vie de chacun difficile par effet de perspective mais surtout qui oblige chacun à vouloir faire autant et entraîne les industriels à nous proposer chaque jour quelque chose de nouveau qu'il faut absolument posséder.
Nous sommes des êtres humains, faibles devant les tentations mais c'est en cherchant à transformer les pensées et les amenant à des niveaux plus vertueux que nous pouvons nous sauver de nous mêmes.

« Le peuple est toujours souverain, tout dépend de sa volonté à faire respecter ce statut. En critiquant nos gouvernants, en les accusant de tous les maux, c'est en fait notre propre inaction qu'on critique. »

Ai-je de l'espoir pour notre société et notre planète pour les 100 ou 200 ans à venir ? Assez peu, je dois l'avouer, mais c'est le pire des renoncements.
Nous avons le pouvoir de faire changer les choses à condition d'accepter de vouloir changer nous même. Autrement rien ne changera jamais et si on espère des lendemains qui chantent, il sera trop tard, les rires se changeront en larmes.

« Nous avons le plus grand mal à prendre au sérieux une future catastrophe potentielle avant qu'elle soit réellement advenue. »

Le risque est bien là, nous ne croyons pas que le changement climatique puisse nous impacter, nous ne croyons pas que la fin des espèces animales nous touchera, nous ne croyons pas que notre modèle de société est le maux de ce monde.
Cependant nous ne sommes plus dans une société de clans, de tribus parsemés ici et là dans le monde, nous sommes aujourd’hui un immense organisme, tentaculaire, dangereux, insatiable et intriqué à tous les niveaux, que l'implosion de notre économie et de nos modes vies, par le fait que nous aurons tout rasé, tout appauvri, entraînera un holocauste.

Nous pouvons nous dire, « après moi le déluge » et pourquoi pas au fond, mais pour des êtres intellectuellement développés, quel échec cuisant ça serait.
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djofednad
djofednad • 4 abonnés
Sacré article!!!!!! Tout est très bien dit et Ô combien juste!!!!
Le problème avec nous les humains c'est que nous avons la mémoire courte... Cet épisode pandémique nous marquera c'est sur!... Mais malheureusement pour combien de temps...
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Saque86
Saque86 • 94 abonnés
C'est peut-être un tort, mais j'ai cessé de rêver à un monde meilleur. Nous ne changerons pas nos habitudes et nos gouvernements ne changeront pas leurs priorités. Chaque année, comme une vieille rengaine, j'entends parler de "croissance". La croissance économique est simple à définir : toujours plus. Grossir, grossir encore et encore.

Les scientifiques tirent la sonnette d'alarme depuis des décennies et les catastrophes s'enchaînent. Mais nous ne changeons rien. Cependant, nous pourrions tout bousculer et organiser notre petite révolution sociale : revenir à ces téléphones qui duraient dix ans sans montrer le moindre signe de fatigue, renoncer à prendre la voiture pour de courts trajets, se dire que quatre pantalons dans sa penderie c'est bien assez, abandonner le tourisme de masse, cesser de partir en week-end pour remplir les réseaux sociaux de photos dont tout le monde se fout pour avoir l'impression d'avoir une vie intéressante. Non seulement nous ne le faisons pas, mais en plus nous empirons la situation année après année.

Pour notre défense, la vie dans nos époques contemporaines est devenue si pénible (mal logement, mal bouffe, chômage important, climat social anxiogène, stress épuisant, villes surpeuplées) que nous trouvons dans la consommation un exutoire bienvenu. C'est d'ailleurs mon interprétation de la crise des Gilets Jaunes : face à une vie qui nous offre si peu de sérénité, si peu de temps, de bien être, les gens se réfugient dans le matérialisme. Faut bien compenser.

Nous ne changerons rien. Nous n'avons rien fait jusque-là et je ne vois pas pourquoi nous commencerions maintenant à agir. La bonne nouvelle, car il y en a une, c'est que non, nous ne foutons pas cette planète en l'air, comme je l'entends souvent. Elle est bien plus forte que nous. C'est l'Humanité qui se passe la corde au cou. Après nous, la Terre et la Nature reprendront leurs droits.
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Grob
Grob • 56 abonnés
Pourquoi toujours tout rapporter au capitalisme ?
Le virus est d’ailleurs apparu dans un pays à forte histoire communiste.
Ce virus vient de la nature, de l’animal (chauve-souris puis pangolin). Ce dernier est consommé en Chine et je ne pense pas que ce soit un rapport avec la malbouffe (on ne trouve pas pangolin dans les MacDo). C’est surtout un truc traditionnel (sensé tonifier la circulation sanguine et améliorer la libido). Le facteur aggravant est la surpopulation (qui a elle aussi débuté bien avant le virage capitaliste de la Chine)

Une grande épidémie n’est pas non plus l’apanage de notre mode de vie moderne. Il y a eu des épidémies de peste aux 13eme et 14eme siècles. La mortalité de l’épidémie actuelle est bien moindre que ces épidémies peut-être grâce à nos systèmes de santé et à la mondialisation (c’est grâce à la mondialisation que l’information sur ce qui se passe dans d’autres pays, leur éventuelles pistes thérapeutiques nous arrive et qu’on a pu faire face assez vite).

Donc pour moi, tout n’était pas si mal chez nous avant l’épidémie. La durée du temps de travail pour un salarié n’a jamais été aussi faible (ça laisse un temps appréciable pour la culture et les loisirs), l’espérance de vie et l'espérance de vie en bonne santé sont plus élevées que dans n’importe qu’époque.
Je pense qu’il n’a jamais été aussi facile à notre époque de profiter de son temps libre (même sans argent, il est possible de se promener, de faire du sport avec des amis plutôt que de regarder Hanouna ou les Marseillais), de se cultiver (il y a, en ville et même dans des villages des « boites à livres »), de voyager.

Cette épidémie est un défi que nous avons bien relevé.
Mais pourquoi toujours parler de capitalisme et de mondialisation comme étant la cause de tous les maux et pourquoi toujours se morfondre sur notre époque.
Je pense que c’est ça la cause de crise comme les gilets jaunes (de dangereux politiciens ont joué sur la peur et la colère de la population en les abreuvant de fausses informations pour les soulever). Rappeler vous du journal « Le Média » proche de la France Insoumise » qui publiait la blessure grave d’un étudiant lors de l’évacuation d’une fac à Paris avec témoignage d’une étudiante à Paris. Tout s’est avéré faux et la témoin était une proche de Melenchon.
Il ne faut pas qu’a chaque crise, on se laisse tourner la tête.
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Anouk
/Anouk69 • 283 abonnés
Merci pour cet article ^^
Et ravie d'apprendre l'arrivée prochaine d'un jeu inédit :D
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Mark Jack
/itrollthisgame • 128 abonnés
Espérons que l'Humain sera tirer des conséquence de cette catastrophe, même si j'ai bien peur que le monde du capitalisme reprenne vite la main sur tout ça...
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RogerPeteIvan
RogerPeteIvan • 5 abonnés
Merci et bravo à TT pour ce bel article de fond, ça nous change des brèves AFP sans analyse, et cela ouvre de vrais échanges constructifs (à défaut d'échanges Tennistiques) sans agressivité ni vergogne.
Une autre idée ou opportunité d'evolution du site ou de l'appli ?.
Longue vie à TT et à nous tous, en attendant le retour de nos "petits" héros par rapport aux "grands" que sont tous les représentants du personnel soignant 100% dédiés à leur cause.
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PaulRF
PaulRF • 233 abonnés
Alors là je suis encore plus surpris que par les articles habituels du 1er Avril ! ^^
Bel article !
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Mamà
Mamà • 6 abonnés
Merci pour ce précieux temps de réflexion indispensable. Merci pour votre investissement dans la réalisation d'un jeu par une approche circonstanciée du tennis. Vous démontrez une fois de plus que vous êtes profondément humains, inventifs, géniaux. Une "blague" très particulière pour ce poisson d'avril. Il fallait la faire. Bravo??
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zegobi
zegobi • 30 abonnés
Quels enseignements potentiels en tirer ?

Quand on voit que, dés la réouverture du 1er Mac Do en France, il y avait 3 heures de queue pour acheter des nuggets on comprend bien que cela va être très difficile de changer drastiquement notre rapport consumériste à cette vie moderne. Tout tourne autour de l'argent et du bien être immédiat. Certes nous sommes tous sensibles à la fonte des glaciers , nous cherchons presque tous à faire mieux mais un peu comme un poisson rouge dans un bocal, on a vite fait le tour. On nous vend de la voiture électrique à 40000 euros, on nous impose la 5G , on accorde que trop peu d'importance au dérèglement climatique, les états unis en premier poste, les chinois terribles aussi alors que ce pays est supposé être un des berceaux de la civilisation moderne et des différents progrès qui l'accompagnent, qu'elle décrépitude à tous les niveaux ! Avez vous seulement entendu parlé de la loi votée au Danemark pour la vaccination obligatoire, les contrôles obligatoires avec back up de la police !!! Effrayant non !?
https://www.thelocal.dk/20200313/denmark-passes-far-reaching-emergency-coronavirus-law

Quand je vois tout ça , la dérive massive des sociétés , des inégalités rendues encore plus visible par cette période de crise , je ne suis pas optimiste.

Bill Gates continue d'investir des millions dans la nano technologie et l'étude d'un prochain vaccin controlé par puce injectée sous la peau , bref tout ça est hallucinant ...

Pour revenir au tennis , je suis heureux de voir les échanges entre joueurs sur u tube, les mecs parler d'angoisses nocturnes, les cadors proposer de l'aide aux joueurs inférieurs pour qu'ils gardent le moral avec les moyens de tenir le coup, l'unification de la WTA et de l'ATP est une énorme bonne chose... Remettre l'humain au centre de tout , c'est une utopie mais on peut en rêver ...
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Abygaelle
/Abygaelle • 24 abonnés
Gros soutien d'avance aux 2120's.
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Nathan_
/PoupiDeuspi • 110 abonnés
Waouh, superbe article très bien écrit qui invite à réfléchir et à prendre conscience de tous ces fléaux modernes contre lesquels nous ne faisons rien. :(
La prochaine étape est d’agir mais la question qui se pose c’est comment ? Tout le monde ne peut pas acheter du bio, tout le monde ne peut pas arreter de prendre la voiture,etc...
En revanche chacun peut contribuer en recyclant, en arrêtant de surconsommer mais comment s’y prendre pour changer à grande échelle ? :)
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yedog
yedog • 35 abonnés
Euh, il est temps que le confinement s'arrête en effet...tes hormones on l'air de te travailler au Printemps.


Parlant de Bigard ...sur son Facebook un truc plein de bon sens :
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Jimbo3
Jimbo3 • 118 abonnés
Serait-ce un comploTTiste ? ^^
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Mostal
Mostal • 43 abonnés
Je suis bien conscient que cette lecture sera longue et peu de courageux prendront la peine de le faire mais je sentais que je devais écrire, au moins partiellement, quelques pensées.

Pour débuter, je souhaite en premier lieu réagir sur les propos de type climato-sceptiques comme j'ai pu lire ci-dessous.

Pour cela, je vais mettre de coté toutes idées que le climat change, faisons comme si cela n'était pas le problème.

La pollution.
Je ne sais pas pour vous mais personnellement quand je marche près d'une route, avant que je ne m'habitue à l'odeur, mille fois j'ai pu dire « ça pue ! ». Ce n'est pas agréable, c'est même horrible. Je ne sais pas si l'expression l'air pur de la montagne ou de la mer a encore un sens aujourd'hui mais n'est-ce pas plus plaisant que de respirer des pots d'échappement ? Cela veut dire que nous vivons dans un monde pollué jusque dans l'air que nous respirons.
Qui n'a jamais vu la canopée de pollution au dessus de Paris ou de grandes villes lors des pics ? Qui peut penser que c'est normal et penser que les gens qui vivent en dessous respirent un air sain ?

Plus grave, la pollution a un impact sur notre santé.
Dans le monde, 7 millions de personnes meurent à cause de la pollution. Bien que ce chiffre est un amalgame de nombreuses causes, cela donne une idée.
Des villes comme Delhi, Dakar, Pekin, Johannesbourg pour ne citer qu'elles, sont saturées de particules nocives pour la santé.
Si l'UE n'est pas la pire zone planétaire quant à la pollution, ce n'est pas moins de 500 000 personnes qui ont vu leurs espérances de vies diminuer grandement à cause de la qualité de l'air.
La pollution est un problème majeur pour la santé.

Autre point, bien réel également sur les travers de la pollution, de leurs causes et de leurs effets.

La réduction des habitats naturels.
Pour citer le WWF :
« La moitié de l’ensemble des forêts qui couvraient jadis la Terre ont aujourd’hui disparu, et elles continuent de disparaître à un rythme dix fois plus élevé que leur capacité à se régénérer. Sachant que les forêts tropicales abritent au moins la moitié de toutes les espèces animales sur notre planète, la disparition annuelle de quelque 13 millions d’hectares de forêt peut être considérée comme une tragédie pour la biodiversité.
Mais un habitat peut être sérieusement dégradé sans pour autant être anéanti. Les écosystèmes naturels sont abîmés par le détournement et la pollution des cours d’eau et par les perturbations causées par la déforestation, le surpâturage et la pêche.
Sans un plan déterminé pour créer des zones protégées sur terre comme en mer, des habitats naturels essentiels continueront à disparaître. »

« Les activités humaines polluent les écosystèmes partout dans le monde, du pôle Nord au pôle Sud, des plus hauts sommets jusqu’aux plus profonds abîmes marins. Des composés chimiques toxiques se retrouvent au cœur des forêts inviolées et dans le sang des animaux. Des déchets dérivent sous la surface des océans, bien loin de la terre ferme. »


Nous détruisons notre planète pour des raisons agricoles irraisonnées, pour l'exploitation de site riches en ressources ou pour des implantations de colonies toujours plus enfoncés dans des sites naturels. Ces sites se réduisent comme peau de chagrin et la Terre n'a plus beaucoup de luxe à ce niveau là.

La disparition des espèces animales.
Nous procédons à un génocide en bon et dû forme de toutes formes de vie sur notre Terre et personne ne s'en émeut. Nous serons comme ces habitants de l’île de Pâques, enfermés dans notre propre monde sans plus aucune ressources mais surtout en ayant perdu toute la beauté de cette planète. Ce qui précipitera notre chute.
Pour en revenir aux disparitions de la faune, je vais citer un article de France Culture :

« Dans une étude très alarmante, publiée lundi 10 juillet dans les Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS), des chercheurs américains et mexicains concluent que les espèces de vertébrés reculent de manière massive sur Terre, à la fois en nombre d’animaux et en étendue. »

« « Un anéantissement biologique », rien de moins. Dans une étude très alarmante, publiée lundi 10 juillet 2017, des chercheurs de l’Université de Stanford concluent que les espèces de vertébrés reculent de manière massive sur Terre, à la fois en nombre d’animaux et en étendue. Une « défaunation » aux lourdes conséquences » pour les écosystèmes et aux impacts écologiques, économiques et sociaux majeurs. Des résultats que les trois chercheurs qualifient de prudents...Ils n’en affirment pas moins que nous sommes en train de vivre la 6ème extinction de masse. La dernière s’était produite il y a 66 millions d’années. »

Nous parlons bien ici d'une 6eme extinction massive et cette fois-ci point de météorites ou d'activités volcaniques hyper intenses ou d'age glaciaire mais bel et bien de la responsabilité de l'activité humaine. Notre main détruit tout ce qu'elle touche pour des besoins qui sont loin d'être uniquement pour vivre mais bien pour notre plaisir.

« « La réelle ampleur de l’extinction de masse qui touche la faune a été sous-estimée : elle est catastrophique », jugent-ils. Au total, 32 % des espèces étudiées déclinent en termes de populations et d’étendue. Plusieurs mammifères qui se portaient bien il y a une ou deux décennies sont maintenant en voie de disparition.

Par exemple : en 2016, la planète ne comptait que 7 000 guépards et 35 000 lions africains (− 43 % depuis 1993). Les populations d’orangs-outans de Bornéo ont chuté de 25 % ces dix dernières années, pour atteindre 80 000 individus, tandis que celles de girafes sont passées de 115 000 spécimens en 1985 à 97 000 en 2015. »


Alors sans parler de réchauffement climatique, on peut simplement voir que la pollution et l'hyper industrialisation sont responsables de la morts d'humains, de la flore et de la faune.

Mais parlons rapidement de ce dérèglement climatique. Toutes les données actuelles montrent que les températures s’élèvent comme elle ne sont jamais élevées dans l'histoire, enfin du moins jamais dans une période aussi courte.

« La hausse des températures moyennes à la surface du globe est la première conséquence attendue et constatée des émissions massives de gaz à effet de serre. Or, les relévés météo enregistrent des anomalies positives de températures qui se confirment d'années en années par rapport aux températures enregistrées depuis le milieu du XIXe siècle. Les climatologues soulignent que les 30 dernières années ont connu les températures les plus élevées de l'hémisphère Nord depuis plus de 1 400 ans ! »

Tous les ans nous battons des records.

Prenons un peu de recul et réalisons l'enjeu.

Déjà je voudrais parler de l’oxygène de notre planète. Il y 19,5% d’oxygène dans notre atmosphère. Ce chiffre magique, particulièrement constant, est la base de toute vie. Sans oxygène nous ne respirons plus et nous mourrons tous. Point final.

Si il y en trop, nous brûlons, si il y en a moins, nous suffoquons.

Cet oxygène nous le devons aux arbres et aussi en grande partie aux océans.
Si le plancton est le grand récupérateur du CO2 présent dans l'atmosphère, il existe une autre branche essentielles, les Diatomées.

« Les diatomées sont un constituant majeur du phytoplancton participant à 50 % de la production primaire océanique globale.
Ces micro-algues produisent à elles seules un quart de l'oxygène que nous respirons et jouent un rôle primordial dans la vie des écosystèmes marins, puisqu'elles sont à la base des réseaux alimentaires de nombreuses espèces. »


Si je parle de cela, c'est parce que ces organismes se nourrissent de sédiments rejetés par la roche grâce à des écoulements intenses comme ceux de l'Amazonie ou des glaciers de l’antarctique.
Car le plus grand fleuve de la planète n'est pas celui de l'Amazonie mais celui qui vole dans le ciel, au dessus de la canopée, provenant de l'évaporation de l'eau de toute la foret et quand il s'écrase sur les Andes, la production de sédiments est telle que cela offre un festin sans commune mesure pour les Diatomées. Ces organismes alors produisent de grande quantité d’oxygène. L'air que nous respirons. Il en va de même quand des milliers de tonnes de glaces frottent la roche et viennent s'écraser dans l'eau, cela apporte un festin à ces micro-algues et libère de grande quantités d’oxygène.

Malheureusement la déforestation massive de l’Amazone est toujours d'actualité.

« La déforestation de la forêt amazonienne s'est grandement accélérée entre 1991 et 2004, jusqu'à atteindre un taux annuel de perte de surface forestière de 27 423 km2 en 2004. Bien que le taux de déforestation ait ralenti depuis 2004 (avec une réaccélération en 2008 et en 2013), la surface couverte par la forêt continue de décroître. »

« En 2009, Greenpeace avait publié une étude démontrant que l‘élevage bovin était responsable de 80 % de la déforestation amazonienne »

« Les incendies qui détruisent l’Amazonie et attirent l’attention du monde entier ne sont que la face la plus visible de l’exploitation de la plus grande forêt tropicale du monde. Derrière l’abattage de la forêt et les incendies se cachent de puissants intérêts économiques : l’élevage du bétail, le commerce illégal du bois et la production de soja. »

« Depuis 1970, elle a perdu 17% de sa surface, à cause du réchauffement climatique et des activités humaines. Certains experts prédisent qu’au-delà de 35% de perte, elle pourrait atteindre un point de non-retour. »


Au delà de l'immense biodiversité et de ce que cela peut représenter, la vie pour elle même mais aussi les études pharmacologiques potentielles, se serait surtout la perte d'une source colossale de nutriments pour les planctons et le dérèglements potentielles de la production de l’oxygène dans l'atmosphère... ça fait froid dans le dos.

L'accélération de la fonte des glaces seraient aussi terribles pour les Diatomées et donc pour l'air que nous respirons.

D'une manière générale, il y a un consensus très fort tendant à prouver que le changement climatique est amorcé et peut devenir incontrôlable.

« Il existe une trentaine de modèles climatiques, développés par une vingtaine de grands laboratoires en physique et climat autour du monde. Ces derniers modélisent la Terre et toutes les interactions avec l'atmosphère, l'océan, la température ou encore le type de surface pour construire une « planète virtuelle », reproduction la plus fidèle possible de la Terre. »

«...Le scientifique a passé en revue 27 modèles ….En moyenne, la sensibilité climatique passe de 3,3 à 3,9 °C … Une chose est sûre : la fiabilité des modèles climatiques n'est pas en cause. « À chaque phase, on améliore le modèle en augmentant notamment la résolution du maillage, qui découpe la Terre et l'atmosphère en petits cubes », confirme Olivier Boucher, directeur de recherche au CNRS »


Le risque est d'arriver à un point nommé le Hothouse, sorte de creux de chaleur qui s'entretient elle-même.

« il y a aujourd'hui un risque significatif que les puissants effets non-linéaires des processus de rétroaction deviennent un facteur important, voire le principal, de la trajectoire du système Terre dans les siècles prochains ». Autrement dit, que la machine climatique s'emballe et se réchauffe plus fortement que ne pourraient l'induire les seules émissions de CO2, nous conduisant vers une Hothouse Earth, une Terre-serre très chaude et peu vivable : « Le réchauffement pourrait activer des éléments déclencheurs, qui augmenteraient eux-mêmes la température dans un effet domino conduisant la Terre vers des températures toujours plus élevées. »

Nous voyons que pour simplement lutter contre un virus, proche d'un rhume ou d'une grippe nous sommes quasi sans solution. Que peut-on imaginer de notre pouvoir d'action si la machinerie climatique venait, doucement mais sûrement à se dérégler ? Nous en subirions les conséquences totalement impuissant.

Il y a un problème aujourd'hui et qui sera criant demain, qui ne peut même plus être qualifié de grave mais de critique pour le monde et l'humanité.
Dans quel état sera notre planète et ses habitants au XXIIeme siècle, dans moins de 80 ans ?

Il n'est donc pas seulement nécessaire d'agir mais de bouleverser radicalement nos modes de vie, de les repenser totalement. Autrement, il me semble évident que nous courrons à notre perte ou tout au moins à un monde qui sera peu enviable pour les générations futures.

J'apportais quelques pistes dans mon précédent texte mais ici je vais souligner quelques problèmes fondamentaux et tenter d'apporter un zeste de réponse.

- La surpopulation
- La répartition des richesses
- La sur-consommation, l'industrialisation & la pollution
- Le respect du vivant.


La surpopulation.
L'homme vit jusqu'à presque un siècle, ce qui fait que chaque individu laisse une empreinte non négligeable sur notre planète. Ses besoins en nourriture, en matériel, en transport, en loisir en déchet, en énergie sont immenses, surtout dans nos pays « riches ».
Aujourd'hui nous tendons vers les 8 milliards d'habitants (7,8) et nous progressons avec un rythme supérieur à 5% par an. Les besoins cumulés en toute chose pour une telle masse d'individus et pendant aussi longtemps font que nous formons un gouffre sans fin et de plus en plus dévorant.

Que faire ?
A moins de coloniser d'autres mondes, ce qui n'est pas demain la veille, nous devrions instaurer un infléchissement de la démographie. Quitte à faire vieillir notre population et instaurer des cycles de renouveau beaucoup plus étalés dans le temps.
Il est évident que cela heurte mais c'est une question d’adaptation. De nombreuses espèces font cela. Elles limitent leur reproduction quand les ressources sont défavorables et se reproduisent à nouveau quand les conditions sont meilleures.
Il n'est pas difficile d'imaginer que si rien n'est fait pour enrayer ce processus démographique, nous ne pourrons jamais permettre à tous de bien vivre.

La répartition des richesses.
Il y a depuis des années une augmentation exponentielle des richesses. A l'image du transfert d'un joueur de football à un ¼ de milliards de d'Euros ou encore des sociétés dépassant les 1000 milliards de dollars en bourse ou un nombre de milliardaires de plus en plus nombreux pour ne citer que quelques exemples de la folie monétaire de notre civilisation.
Le problème c'est que cela conduit à devoir créer des conditions de marchés toujours plus puissantes, impressionnantes et surtout écrasantes pour notre monde et cela sans parler des disparités entre les plus pauvres et les plus riches toujours plus grandes pour ne pas dire abyssales.

Un simple exemple :

« Selon une étude de Pew Research Center, 111 millions de ménages (soit 93 % d’entre eux) ont vu la valeur de leur patrimoine fondre de 4% entre 2009 et 2011. Ce qui représente pour en moyenne une moins-value de 6.000 dollars (4.600 euros).

A l’inverse, l'actif net (la valeur brut du patrimoine à laquelle on soustrait l'endettement) des 8 millions des foyers américains les plus aisés (ceux dont le patrimoine dépasse 500.000 euros) a augmenté de 28%. Autrement dit, en deux ans, leurs divers actifs se sont valorisés en moyenne de 700.000 dollars (537.000 euros). »


Que faire ?
En réalité c'est un sujet colossale et qui demande beaucoup de temps pour entrer dans les détails, aussi je n'aborderais ce sujet que partiellement.
Pour moi, car il n'y aucune véritable raison que cela soit autrement, je prendrais le problème en réduisant les écarts entre les salaires les plus petits et les plus grands d'une manière assez radicales par rapport à ce que l'on connaît aujourd'hui et cela pour tous les secteurs du monde du travail et y compris dans la sphère sportive.

Aux USA par exemple :

« Le PDG moyen gagne 200 fois plus que le salarié moyen. Il y a vingt ans, le ratio était de 40 fois ! »

« Selon une étude du think tank progressiste Economic Policy Institute, ce ratio a de fait quadruplé depuis trente ans, passant de 58 à 270. »


Il faut simplement que le salaire globale de tous soit conditionné par le salaire le plus bas et que l'écart ne puisse pas dépasser un maximum de 10 fois.
En d'autres termes si les revenus des plus grands cadres dirigeants augmentent de 100, c'est que tous les salariés dont le salaire est le bas soit alors augmenté de 10 et proportionnellement pour les autres.

L’excédent monétaire d'une entreprise, déduit de ses besoins (encadrés) d'investissement et d'innovation, serait alors reversé pour des besoins collectifs, scientifiques et planétaires.

La sur-consommation, l'industrialisation & la pollution.
Il y a des produits pour tout et nous sommes friands de ces achats. Le dernier téléphone à la mode, la dernière voiture hyper moderne, la télévision en super haute résolution, le voyage de notre vie à l'autre bout du monde, l'accès à des super datacenter, la consommation de fruits pendant toute l'année...
Jamais de toute l'histoire de notre espèce nous n'avons eu autant de choix matériel ou de possibilité de voyager. C'est bien sur extraordinaire mais c'est aussi une spirale infernale.
Pour répondre à ces besoins et surtout en créer de nouveau, les industriels produisent, produisent et produisent toujours plus. C'est formidable, cela pousse à imaginer sans cesse de nouveaux concepts et offre toujours plus d'emplois, cependant cela impacte d'une manière irréversible notre planète dont on épuise tous les jours un peu plus les ressources.

Que faire ?
Il y a 2 axes de travail selon moi.
Le premier est de réduire considérablement la tentation de consommation à outrance. En d'autres termes, minimiser les messages publicitaires pour les produits industriels. Cela n’empêchera pas nos besoins en lessives mais ça pourrait baisser le besoin compulsif d'acheter d'innombrables choses dont nous n'avons pas au fond un véritable besoin.

Le 2eme axe est par contre lui, totalement inédit est changerait totalement les choses. Comprendre notre impact écologique lors de chaque achat.

Il y a aujourd'hui, sur de nombreux emballages alimentaires, un « nutriscore ». Cette simple lecture permet de savoir entre en A et E si un produit est bon ou non pour notre santé. C'est sûrement l'une des meilleures idées qu'on ait eu jusqu'ici pour responsabiliser les industriels de l'agro-alimentaire et donner de l'information aux consommateurs.
Si vous avez vu, par exemple, la dernière publicité de « Liebig » qui parodiait les « merdes » que nous consommions auparavant pour ensuite vanter la qualité de ses produits aujourd'hui, cela donne à réfléchir sur le pouvoir de cette nouvelle information.
Cela a forcé les industriels à mieux travailler et à produire plus sainement.

L'idée serait de placer sur tous les produits, de la voiture au paquet de pâtes, du yatch à une petite cuillère, un indice d'impact écologique.
Clairement on verrait sur les produits, un score d'impact écologique du produit en question qui donnerait à chacun la possibilité de savoir mais aussi de comparer ce qui fait mal au monde ou non.
Cet indice prendrait en compte la quantité de « pollution » (CO2, particules chimiques...) nécessaire à sa fabrication mais aussi le processus de fabrication : transport, abatage de flore et faune, quantité de matière impliquée dans l'élaboration du produit, et enfin la gestion des déchets ; rejet dans les cours d'eau, quantité de déchets non convertible etc.

Cela obligerait les industriels à faire mieux car nous pourrions, nous tous, choisir entre produits comparables, ceux qui auraient l'indice le plus bas. Cela induirait un comportement plus vertueux et surtout plus responsable, tant pour le consommateur que pour les industriels.

Personnellement j'irais même encore plus loin au risque d'entendre une grogne farouche.
Cet indice serait aussi une valeur. Je prônerais la responsabilisation du consommateur en limitant le nombres de « points » qui peut être consommés par un individu par période (mensuel et annuel).
En d'autres termes, nous aurions un capital individuel d'impact écologique qui se réduirait à chaque achat en fonction de l'indice de pollution du produit, jusqu'à son renouvellement annuellement.
Bien sur ce capital serait assez large pour ne pas entraver une vie normale mais celui qui voudrait, par exemple, acheter un 4*4 bien polluant, devra alors ensuite limiter sa consommation sur d'autres produits car il n'aura plus les « moyens écologiques » de les acheter.
Nous serions alors, tous, des acheteurs véritablement eco-responsable.

Le respect du vivant.
Comme j'en parlais précédemment, l'humain, enfin beaucoup d'entre-nous, sommes assez peu respectueux des autres espèces vivantes. Par exemple, hormis les reportages, il suffit de voir dans nos actualités que si nous parlons du moindre accident ou faits-divers qui peut arriver ici et là, jamais ou très très rarement l'actualité ne parle des terribles sécheresses qui tuent d'innombrables animaux ou la mort d'ours à cause de la fonte de la banquise ou le massacre quotidien de requins ou autres animaux. Sans parler des destructions d'habitats naturels. Tout cela est passé sous silence. Ça n’intéresse pas les gens et surtout, il ne faut pas que nos têtes deviennent anxiogènes de peur que cela nuise au commerce.

Que faire ?
Il est nécessaire de réapprendre la valeur de la vie, du fait qu'elle est unique et magnifique et que nous dépendons d'elle. Par l'éducation, la sensibilisation, l'information au même titre que d'autres sujets.
Il est temps que la Nature soit représentée par nos institutions juridiques comme pour les humains.
Il est temps de sanctuariser des territoires entiers pour permettre un partage équitable entre sociétés humaines et animales.
Il est temps de responsabiliser nos actes de consommation animales en limitant nos excès.
Il est temps de créer et recréer ce que nous détruisons d'une manière systématique.
Il est temps de stopper notre immaturité par des actes vertueux.

Vivre dans un monde harmonieux et plus juste, c'est mieux vivre, c'est vivre plus heureux et plus épanouis.

Tout ce que je raconte est sujet à controverse, à avis différents, à critiques mais une chose est sur, nous sommes des enfants, n'en déplaise à ceux qui ne le pensent pas et il est temps de grandir, d’être des êtres hautement intelligents, responsables, respectueux et innovants, capable de bonnes choses, autant envers notre prochain mais surtout envers notre mère, la Terre.
Détruire est facile, c'est à la portée de tous et nous avons abusé de ce « privilège » beaucoup trop longtemps.
Créer, aider, harmoniser c'est infiniment plus difficile et c'est là où tout se joue.
Si nous voulons nous en sortir, si nous voulons conserver notre maison, notre planète belle et vivante, il faut changer, il faut encore évoluer et devenir, enfin, une espèce admirable.
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yedog
yedog • 35 abonnés
"La seule certitude que j'ai c'est que je doute"...
Desproges
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Abygaelle
/Abygaelle • 24 abonnés
La Maîtresse "Aujourd'hui ça sera pizza pour tout le monde, histoire de féter la réouverture de l'école. Je vous permets de retirer vos gants pour la déguster mais gardez vos masques, la sécurité avant tout"
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yedog
yedog • 35 abonnés
@nadromeda : personne n'est dupe je l'espère aussi : quand on parle de bfm, je pense immédiatement à ce slogan Grolandais...

"l'info c'est vous qui la vivez et c'est nous qui en vivons"

les chaines d'info font un fric fou en recettes publicitaires sur le dos du coronavirus...pas prêts d'arrêter le sensationnel à deux balles et d'entretenir la peur.
Arrêtons nos télés.
Quand on pense que Bfm a osé diffuser la mort en direct d'un patient atteint du Covid...on touche le fond? Pas encore..
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Sapin270
/Sapin270 • 627 abonnés
Votre article et sûrement super mais désolé j’ai la flemme de tous lire
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Gabouchka
/Gabouchka • 1 abonnés
Ça me donne envie d'agrandir ma permaculture !
Si vous avez un potager calculer au millimètre , faîtes plutôt de la permaculture . Plus de production pour un plus petit espace !
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kynoxl78
kynoxl78 • 9 abonnés
En complément je vous recommande :

Et une citation qui résume tout :
“Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes.”
Jacques-Bénigne Bossuet
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Bjorn
Bjorn • 235 abonnés
Excellent article qui décrit bien le péril que l'homme représente pour le monde du vivant et donc pour lui-même de par son mode de vie, bien complété par certains post, notamment celui de Mostal et de TTadmin (auteur ou au moins co-auteur de l'article ? )

Félicitations pour cette profondeur de réflexion, cette justesse, une belle surprise que cette publication atypique pour un 1er avril, finalement une de celles à laquelle on s'attendait le moins !

J'aimerais tant qu'il s'agisse d'une blague de type humour noir mais hélas non, c'est une triste réalité à laquelle il nous appartient de faire face rapidement ou de voir le fragile équilibre de la nature se rompre et finalement se passer de nous et aussi de bien d'autres espèces qui elles, n'en sont nullement responsables.
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Grob
Grob • 56 abonnés
Une question pour la personne qui poste une propagande anti-vaccin. Refuserez-vous le vaccin (si par bonheur on le trouve) contre le coronavirus responsable de l’épidémie en cours ?
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Yanno.
/Yanno • 41 abonnés
Nous vivons une situation extrêmement complexe qui nous échappe. On sait ce que l on a mais on ne sait pas ou on va. L incertitude règne, car tout le monde est perdu, les états essayent tant bien que mal de sauver ce qu il reste à sauver d une façon de vivre qui n est absolument pas en adequation avec notre environnement, il y a une répercussion directe sur nos vies au quotidien que nous commençons à ressentir et qui se fait de plus en plus oppressante. La société qui a été bâti, échappe à nos gouvernants qui se sont engagés dans une course tellement folle qu il n arrive même pas à la contrôler, ni même à avoir une vision claire du chemin à emprunter. Tout cela me laisse perplexe, quel avenir avont nous ?
Une solution émerge dans cet article, mais comment la mettre en œuvre, il est précis mais en même temps extrêmement vague. Le changement oui, mais comment??????
A l echelle individuel, nous pouvons faire les efforts, c est une certitude, mais nous devons être accompagnés par un groupe de personnes qui est déjà éduqués à toutes les techniques qui sont évoquées. La transmission peut nous aider mais de qui ? Comment s articule t elle?
Beaucoup de questions demeurent, alors oui, cet article est pertinent, très bien écrit, réaliste.
Il nous met l eau à la bouche, mais aussi nous laisse sur notre faim....
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Jimbo3
Jimbo3 • 118 abonnés
Riz, soja, viande de bœuf : combien de litres d'eau consommés ?
Par exemple, il faut :

• 13.500 litres d'eau pour 1 kg de viande de bœuf ;
• 5.263 litres d'eau pour 1 kg de coton ;
• 5.000 litres d'eau pour 1 kg de riz inondé ;
• 900 litres d'eau pour 1 kg de soja ;
• 590 litres d'eau pour 1 kg de pomme de terre ;
• 590 litres d'eau pour 1 kg de blé ;
• 524 litres d'eau pour 1 kg d'orge ;
• 454 litres d'eau pour 1 kg de maïs grain ;
• 346 litres d'eau pour 1 kg de banane ;
• 238 litres d'eau pour 1 kg de maïs ensilage ;
• 25 litres d'eau pour 1 litre de bière.

Conclusion : buvez de la bière, c'est écolo ! ^^
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FreeKyrgios
FreeKyrgios • 292 abonnés
Maître Jimbo arrive à la rescousse.
Arrêtons la chloroquine d'ailleurs il faut soigner le mal par le mal, Corona pour tous !
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Jimbo3
Jimbo3 • 118 abonnés
Mostal, arrête de nous faire réfléchir, tu vas finir par nous rendre intelligents... ;)
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Mostal
Mostal • 43 abonnés
Le salaire est une notion qui serait à réformer en profondeur.

Selon le travail, sa plus-value et l'investissement d'un individu, il est logique qu'il y ait une forme de motivation par le biais d'une récompense attractive. C'est un fait.

Cependant la non répartition (équitablement) des richesse est aujourd'hui (depuis toujours) assez infondée.

Dans une entreprise, il y a les travailleurs de la base, les spécialistes, les cadres et les décisionnaires.
A cela s'ajoute souvent la branche des commerciaux.

Les décisionnaires, cadres dirigeants, sont là pour tenir un cap, analyser l'évolution de l'activité, contracter des accords avec des partenaires, prendre des décisions, parfois difficiles pour éviter les écueils et suivre au quotidien la flottaison du navire.
Ce ne sont pas des postes simples et cela demande des qualités analytiques et de compréhensions particulières.

Les cadres se doivent de bien connaître le job qu'ils ont en charge. Ils montrent l'exemple et sont capables de répondre du tac-o-tac à des situations spécifiques qui surviennent régulièrement. Ils doivent savoir rendre des comptes, transmettre des informations et s'assurer que les équipes réalisent leur taf comme il doit être réalisé.
Il faut avoir un esprit vif et un savoir faire avéré.

Les spécialistes sont ceux qui manipulent des problématiques qui peuvent se montrer complexes. Ils sont là pour répondre à des questions techniques que eux seuls maîtrisent parfaitement. Ils fournissent un travail souvent tangibles et élaborés.
La tête d'un spécialiste est bien faite et tourne vite.

Les commerciaux ont un contact aisé avec d'autres personnes, quelque soit leurs positions. Ils peuvent avoir des compétences techniques assez poussés mais leur sens le plus aiguisé est de savoir dénicher une opportunité et d'avoir aucun complexe concernant la valeur d'une transaction qu'ils cherchent à mettre en place. Il faut se montrer ruser, souvent patient mais leur activité se résume essentiellement en 3 mots : vendre, vendre et vendre.

Les travailleurs de la base sont tous les autres. Ils font une tache précise, parfois, variée, souvent répétitive, mais toujours essentielle pour faire tourner les rouages de la machine, étant eux même un des engrenages de l'ensemble. Leurs responsabilités sont plutôt limitées et il n'est pas demandé qu'ils aillent bien au delà de leur activité.

De par chacun des ces postes, un salaire différent est appliqué. En soit et jusque là c'est plutôt normal.

Cependant les différences s’avèrent souvent assez contrastées et les écarts peuvent être délirants. Cela s'explique souvent par le fait qu'une entreprise valorise énormément... ce qui la valorise.
Et cela se paie parfois avec des ponts d'or.

Pourtant dans le fond c'est moins évident qu'il n'y paraît.
Car une entreprise a besoin de tous ses membres pour fonctionner.
Les meilleurs dirigeants ne pourraient pas aller bien loin sans de bons cadres et de bons spécialistes.
Les cadres et les spécialistes n'iraient pas bien loin sans la base qui fait tourner l'entreprise.
La base ne serait pas quoi faire sans objectifs précis.
Et sans vente, il n'y aurait pas de chiffre.

Il y a donc une interdépendance entre les différents acteurs de l'entreprise. Les uns sans les autres n'arriveraient à rien ou à peu de choses.

Si les postes autres que ceux de la base sont souvent assez bien rémunérés, pour la base c'est souvent plus difficiles.
Penchons nous un peu sur eux.

Comme nous l'avons vu, sans techniciens, assistant(e)s, services d'accueils, généraux, sans ouvriers, aucune entreprise (d'une certaine taille) ne pourraient fonctionner. Ça serait impossible.
Pourtant cette base est souvent toujours la moins valorisée.

Il y a 2 raisons, liées, à cela. La première étant que la compétence demandées est souvent très spécifiques et n'est pas extrêmement complexe à maîtriser. La seconde et qu'elle est une ressource plus facilement interchangeable.

Malgré tout cela ne change pas la donne.
Aussi Dieu qu'il était, le Pharaon n'aurait pas pu faire sa pyramide sans de bons ingénieurs et encore moins sans une armée de bons volontaires...

Dans une journée, l'ouvrier comme le patron se lève le matin, prend son transport pour se rendre sur son lieu de travail et enfile son rôle. Chacun rencontre dans sa journée, des ennuis, des imprévus, des peines à la tache. Ils réalisent leurs activés du matin jusqu'au soir et souvent avec un nombre d'heures peu ou prou similaires. Le travail de chacun va demander un engagement certain, et chacun rentrera le soir fatigué.
Tous auront été essentiels à l'entreprise. Pourtant l'un va toucher un smic ou un peu plus connaissant des fins de mois difficiles, et un autre aura les moyens pour envisager de s'acheter une résidence secondaire et partira en vacance où bon lui semble.

Sans développer cet aspect là comme il le faudrait mais le plus pauvre sera moins serein dans son avenir, se contentera de peu de choses et n'aura pas toujours une très bonne espérance de vie, tandis que l'autre voyagera beaucoup, bénéficiera de nombreux avantages, aura un logement, une voiture, et d'une manière générale un confort et une alimentation bien meilleur.

Cela ressemble à de l'exploitation et évidement à une injustice.

Nous pourrions rétorquer que celui qui gagne beaucoup l'a mérité par ses études, ses compétences ou encore son investissement.

Si c'est assez vrai, ce n'est pas non plus un mérite absolu mais plutôt une chance.
Si il y a des jean foutistes ou des fainéants, la plupart du temps, nous devenons ce que nous devions devenir.
A l'école, il faut travailler, mais cela reste plus facile pour celui qui comprend ce qu'on lui raconte qu'un autre qui malgré sa bonne volonté n'y arrive pas.
L'un va donc avancer avec plus de facilité que l'autre et cet autre finira par arrêter car il a atteint sa limite. Et chacun trouve à un moment donné, sa propre limite.

Prenons un exemple. Nous pouvons regarder un très joueur de tennis, qui va travailler comme un dingue, dévoré d'ambition et bonnes volontés. Il va certes, atteindre un bon niveau mais il n'ira pas aussi loin qu'un autre qui est plus naturellement doué pour la disciple.
Parce que j'ai envie de citer des noms, cela me fait penser à un Raonic, qui a tout fait pour tenter de gagner les plus grands tournois mais il pourra faire ce qu'il veut, jamais il ne deviendra Federer.
Ne discutons pas autour de cet exemple qui est pour le moins particulier mais cela exprime une idée.

Nous pourrions citer cette fille qui veut devenir mannequin. Si elle y parvient, ça sera sûrement parce qu'elle s'est le plus battue pour son rêve, certes. Mais si ce rêve passe par la tête d'une fille qui n'a pas les atouts physiques pour cela, elle pourra envoyer autant de « book » qu'elle veut, elle n'y arrivera jamais.

Tous ne peuvent évoluer comme d'autres. Il y a donc une part de chance non négligeable dans l'évolution.
De plus, il est facile d'imaginer que fille ou fils d'une bonne famille, grâce à un encadrement soigné et des conditions favorables sera pousser plus facilement vers le « haut » qu'un autre, enfant d'une famille plus modeste.

Nous ne sommes pas égaux, ni en compétence physique ou intellectuelle et nous ne vivons pas dans des conditions égales mais pourtant dans le système dans lequel nous vivons, nous sommes tous, d'une manière ou d'une autre, indispensables !
Le plus doué ne serait rien sans un autre plus « simple » qui va l'aider à un moment ou un autre dans sa vie.
Que serait nos rues sans un service d'entretien ? Que serait notre société sans un service d'ordre ? Que serait notre espérance de vie sans un service d'aides aux soins ? Comment mangerions nous sans ceux qui cultivent la terre ? Que serait une entreprise sans sa base ? ...
Nous dépendons tous les uns des autres.

In fine, qu'il y ait des échelles de valeurs entre les gens, cela se conçoit mais qu'il y ait des gens qui travaillent et qui sont pauvres tandis que d'autres (qui travaillent aussi) et qui sont eux, aisés, riches ou voir « ultra pétés de thunes » c'est un non sens.

La répartition des richesses à ce sens qu'en fait nul n'est plus méritant qu'un autre, même si intrinsèquement nous n'avons pas les mêmes atouts.
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Linkle
/Linkle • 3 abonnés
Perso je ne te juge pas Jbilfelafdj, libre à toi de t'exprimer, de penser et de croire ce que tu veux.
Je ne te visais pas toi quand je disais
sans pour autant se prendre pour la parole de Dieu.
, en fait c'était plus l'expression d'un point de vu général.
En revanche, le problème qui se pose et il y'a une personne qui te l'a déjà dit plus bas, c'est que tu peux très bien avoir des convictions réelles et vouloir faire passer un message, libre à nous d’être d'accord ou pas. Mais la forme est aussi importante que le fond, c'est même plus important encore je dirais car c'est essentiel quand l'intention est de faire passer un message. Je te dis ça parce que tous tes liens à répétitions et ce flux d'informations dans tous les sens, ça laisse plus dans le floue qu'autre chose au final.
Par exemple, juste imagines une seconde une personne qui débarque et qui vois ta phrase
pour l'instant tout est fait pour qu'on est peur avec ce virus corona , alors que ça n'existe pas la preuve
tu te rends compte ? Imagine également les gens qui sont malades et qui ont vécu le décès de proches suite à la contamination par ce virus et qui lisent ça...
Et sans compter que ton lien est en anglais, donc déjà pas évident pour ceux qui comme moi ne comprennent pas l'anglais, et puis le problème est toujours le même au final, comment etre sûr que c'est une source sûre ?
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