Une croix en guise de signature : le message d’Elina Svitolina face aux Russes à l’Open d’Australie
Après avoir éliminé successivement deux joueuses russes, Svitolina a marqué les esprits par une signature devenue virale : une croix tracée sur la caméra, comme un message silencieux mais puissant.
Elina Svitolina, qualifiée pour la première fois de sa carrière en demi-finale de l'Open d'Australie, affrontera jeudi la n°1 mondiale Aryna Sabalenka.
Si elle se distingue par son remarquable parcours, la joueuse de 31 ans poursuit également sur le court son combat idéologique face aux joueuses russes qu’elle a successivement éliminées.
Une croix en guise de signature
Opposée à Diana Shnaider au troisième tour, puis à Mirra Andreeva en huitièmes de finale, Svitolina a dessiné une croix sur la caméra après ses victoires, un geste symbolique laissant entendre qu’elle rayait du tableau les dernières représentantes russes.
Logiquement, l’Ukrainienne a modifié sa signature après son succès face à Coco Gauff ce mardi, adressant cette fois un message de soutien à son pays : « C’est pour vous, l’Ukraine ».
Mais la tension devrait rapidement refaire surface lors de sa demi-finale face à Aryna Sabalenka.
Alors qu'en agissant ainsi elle fait juste allusion par cette croix aux nombreux morts civils de son pays au quotidien, sous les attaques répétées et aveugles de missiles et de drones russes !
Elles n’ont pas non plus choisi d’être russes…
Aucunement destinée à ses victimes russes dans leurs matchs !
Sinon, elle aurait dessiné une croix chrétienne (catholique ou orthodoxe, en l'occurrence) et adopté une attitude sobre, en fermant les yeux, en mettant sa main sur le coeur ou autre.
Beaucoup de ceux qui la critiquent n'ont donc pas "mal compris", mais au contraire ont très bien compris le message.
Dénoncer l'invasion de l'Ukraine par l'armée russe n'implique pas de réinterpréter le message de Svitolina ou de contraindre à s'en extasier ou à en être solidaire.
Après, on peut tout à fait considérer que son message agressif est légitime au regard des souffrances subies, par sa famille et son peuple. Mais on ne peut le travestir ou imposer d'y adhérer, d'autant plus que les joueuses "éliminées" ne sont pas personnellement responsables de la situation. Sinon, on peut exclure à peu près toutes les joueuses, y compris ukrainiennes, lorsque le gouvernement ukrainien réprime ses opposants ou certaines minorités, nationales ou ethniques, comme cela s’est régulièrement produit depuis 1991.
Slava Ukraini !
Je me demande lesquelles d'entre vous auraient été résistants, collaborateurs, ou auraient eu le privilège de continuer leur vie comme si de rien n'était.
En policlic, surtout. 😊
C'est une combattante de pacotille, avec une vie bien rangée, qui se prend pour quelqu'un qu'elle n'est pas
Neutralité toussa