Svitolina en quarts de finale à Roland-Garros : une malédiction inédite dans l’ère Open
Six quarts de finale, zéro demie à Roland-Garros : Elina Svitolina vient de subir une statistique aussi rare que cruelle. Face à Marta Kostyuk, elle a encore vu la porte du dernier carré se refermer à Paris.
Ce mardi, l’Ukraine vivait un moment d’histoire. Pour la première fois dans l’ère Open, un quart de finale 100% ukrainien avait lieu en Grand Chelem. Ainsi, à Roland-Garros, Elina Svitolina affrontait Marta Kostyuk, et la gagnante de ce match devenait la première joueuse ukrainienne à rallier le dernier carré Porte d’Auteuil.
La 7e mondiale avait plus d’expérience à ce stade de la compétition en Grand Chelem que Kostyuk, mais c’est bien cette dernière qui s’est imposée (6-3, 2-6, 6-2). Cette dernière a remporté sa 17e victoire consécutive et rejoint sa toute première demi-finale en Grand Chelem (devenant au passage la troisième joueuse de son pays à atteindre ce stade en Majeur après Svitolina et Yastremska).
Mais Svitolina a surtout manqué une nouvelle occasion d’enfin passer ce plafond de verre à Paris, elle qui a disputé les demi-finales de tous les Grands Chelems, sauf à Roland-Garros.
Svitolina améliore une (triste) performance dans l'ère Open
Pour la sixième fois de sa carrière, la joueuse de 31 ans s’est ainsi inclinée au stade des quarts sur la terre battue parisienne. Après 2015 (Ana Ivanovic), 2017 (Simona Halep), 2020 (Nadia Podoroska), 2023 (Aryna Sabalenka) et 2025 (Iga Swiatek), Svitolina a donc cette fois buté sur Kostyuk.
Comme le rapporte le compte X (anciennement Twitter) OptaAce, Svitolina est la première joueuse (circuits ATP et WTA confondus) à disputer autant de quarts de finale d’un même Grand Chelem sans jamais dépasser ce stade de la compétition.
Avant sa défaite d’aujourd’hui, la gagnante du dernier WTA 1000 de Rome était à égalité avec Tommy Robredo (cinq éliminations en quarts de finale à Roland-Garros) et Helena Sukova (cinq éliminations en quarts de finale à Wimbledon), mais est désormais la seule "détentrice" de cette performance qu’elle n’aurait de toute évidence pas voulu avoir.