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« Sur le court, on m’a traitée de “singe” et de “transgenre” », Aiava revient sur son choix d’arrêter sa carrière en 2026

Moins d'une semaine après avoir annoncé sa retraite en fin de saison, Destanee Aiava a développé les raisons qui l'ont poussée à mettre un terme à sa carrière professionnelle à seulement 25 ans.

« Sur le court, on m’a traitée de “singe” et de “transgenre” », Aiava revient sur son choix d’arrêter sa carrière en 2026
© MATTHEW STOCKMAN / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / GETTY IMAGES VIA AFP
Adrien Guyot
3 min de lecture

Le 14 février dernier, Destanee Aiava a annoncé sa retraite. L’Australienne de 25 ans arrêtera sa carrière fin 2026. Elle avait confirmé la nouvelle via un long message posté sur les réseaux sociaux.

Celle qui a atteint la 147e place à son meilleur classement et disputé le deuxième tour de l’Open d’Australie l’an passé a justifié ces dernières heures dans une interview son choix de se retirer du tennis au niveau professionnel.

« Je luttais contre mes propres démons dans ce sport »

« Je pense que je n’ai jamais vraiment aimé ce sport. La seule raison pour laquelle je l'appréciais, c'était pour les avantages qui allaient avec. Et personnellement, cela ne vaut pas la peine de me lever tous les jours en détestant mon travail et en vivant dans le mensonge.

Des centaines de personnes viennent me voir pour me dire : "Tu dois adorer ça." Certains jours, honnêtement, j'aurais préféré faire n'importe quoi d'autre que de jouer au tennis.

Je luttais contre mes propres démons dans ce sport. J’avais l'impression que cela correspondait à ce que je vivais, à savoir ma relation avec mon propre travail. C'était tout simplement toxique.

« Il y a eu tellement d'incidents qui m'ont poussée à envisager ma retraite »

En tant que femme de couleur dans ce sport à prédominance blanche, cela a été très difficile dès le début. Je ne me suis jamais sentie à ma place dans ce sport à cause de ma couleur de peau. Ce sera toujours plus difficile pour nous, c'est la réalité.

Même si je n'étais pas une femme, ce serait tout aussi difficile si j'étais métisse, asiatique ou noire. Entre les insultes en ligne et les railleries des spectateurs pendant mes matchs, il y a eu tellement d'incidents qui m'ont poussée à envisager ma retraite. Quand j’étais sur le court, on m'a traitée de "singe" et de "transgenre".

Et dans le vestiaires, les joueurs ne font que se critiquer dans le dos. C'est ce qui crée un environnement hostile, car tout le monde parle dans votre dos, puis vous sourit hypocritement lorsque vous vous croisez.

« J'avais l'impression de ne pas être épanouie dans ce sport »

Je suis très sensible à l'énergie qui règne autour de moi, et la plupart du temps, lorsque je me trouvais dans cet environnement, l'ambiance était tout simplement très mauvaise.

Je ne pense pas que quiconque aurait pu faire quoi que ce soit pour me faire changer d'avis. Ma décision n'était pas basée sur ce que je recevais quand je perdais, ni sur les commentaires haineux des gens. Ce n'est pas pour ça que j'ai pris cette décision.

J'avais l'impression de ne pas être épanouie dans ce sport. Je me sentais très seule. C'est un sport individuel. C'est très cher. Il était logique pour moi d'explorer d'autres choses et de trouver quelque chose que j'aime vraiment », a assuré Aiava pour le média Clay.

Sources
Destanee Aiava
#483, 111 points
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Pouite
Pouite • 2 abonnés
Il faut se couper des réseaux sociaux, même si c'est difficile pour la jeune génération qui est née avec. Et ne pas hésiter à dénoncer. Se recroqueviller ne fera pas changer les mentalités. Il faut certes du courage, mais sans courage, pas de justice possible, et les mêmes systèmes de domination éhontés perdureront.
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phil B
phil B • 8 abonnés
Les Australiens sont souvent mal dans leur peau de tennis(wo)man. Les propos racistes, les injures, c'est vraiment inacceptable. Les cons rendent la vie horrible.
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Anouk
/Anouk69 • 283 abonnés
Merci d’en parler…
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Chris B. S.
Chris B. S. • 11 abonnés
Des cons et encore des cons... C'est triste. On est censés avoir évolué... Et on se retrouve avec des débiles profonds... Vive le progrès. ☹️
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Hugo B.
Hugo B. • 632 abonnés
Destanee :(
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