Sinner : « Je n'aime pas les conférences de presse »
Après sa victoire à Indian Wells contre Denis Shapovalov, Jannik Sinner s’est livré sur sa relation avec les médias.
Sur le court central d'Indian Wells, Jannik Sinner a livré une prestation solide pour écarter Denis Shapovalov (6-3, 6-2) au troisième tour.
Une performance maîtrisée qui confirme la bonne dynamique du numéro deux mondial dans ce tournoi californien.
Interrogé en conférence de presse, l’Italien a répondu aux questions des journalistes.
« Toujours répondre aux mêmes questions… »
Sincère, le joueur de 24 ans a expliqué pourquoi ces obligations médiatiques lui pèsent.
« Ce que j’aime le moins, ce sont les conférences de presse… toujours répondre aux mêmes questions. Ce n’est pas que je n’aime pas ça. Ça fait partie du boulot. »
Pour le champion italien, le tennis reste avant tout une passion liée au jeu et au voyage.
« J’aime sortir, jouer et vivre. Nous avons une vie merveilleuse. Nous voyons tellement d’endroits fantastiques… »
Une personnalité réservée
Ce moment confirme surtout un trait de caractère bien connu sur le circuit : la discrétion de Jannik Sinner.
Contrairement à d’autres stars du circuit, l’Italien ne ressent pas le besoin d’occuper l’espace médiatique.
« Je ne suis pas du genre à aimer les conférences de presse. Je ne veux pas et je n’ai pas besoin de me montrer.
J’aime jouer au tennis, passer du temps avec les personnes que j’aime et partager des moments avec mon équipe. »
La polémique autour du chronomètre
La conférence a également été l’occasion pour le numéro deux mondial de réagir à la polémique récente autour du temps autorisé entre les points, sujet très commenté après les critiques de Carlos Alcaraz.
Là encore, Jannik Sinner a adopté une position mesurée.
« Après de longs échanges, parfois il faut souffler un peu. Mais ce sont les règles, c’est pareil pour tout le monde.
Parfois vous dépassez la limite de quelques secondes. J’essaie de rester dans les 25 secondes, mais ce n’est pas à moi de changer la règle. »
Quand on voit la façon dont certaines polémiques sont montées aujourd’hui par une partie des médias, il n’est pas étonnant que certains joueurs préfèrent rester discrets. Le problème du journalisme sportif actuel est qu’il fonctionne souvent avec le buzz, les titres polémiques et les petites phrases sorties de leur contexte, parce que cela génère plus de clics !
D’ailleurs, Rafa a souvent expliqué que les médias peuvent être fatigants. Novak s’est lui aussi déjà plaint des questions répétitives. Dans ce contexte, Sinner est loin d’être un cas isolé.
C'est la même chose pour nous lecteurs d'ailleurs, toujours entendre et lire les mêmes questions...