Serena, Clijsters, Azarenka : ces mamans qui ont fait leur retour au plus haut niveau après leur grossesse
Dans l’univers du tennis, des figures emblématiques comme Serena Williams, Kim Clijsters et Victoria Azarenka ont démontré qu’il était possible de conjuguer maternité et performances sportives de haut niveau. Après des pauses dédiées à leur vie de famille, ces championnes ont su revenir au plus haut niveau, prouvant que les grossesses ne sont pas un frein à l’excellence.
Dans l’histoire du tennis, plusieurs championnes ont pris une pause pendant leur carrière sportive dans le cadre d’un heureux événement. Ainsi, plusieurs grands noms de ce sport ont dû provisoirement rester éloignés du circuit pour un congé maternité, avant de faire un retour triomphant sur le devant de la scène.
SERENA WILLIAMS : LE SYMBOLE DE TOUTE UNE GÉNÉRATION
Légende vivante du tennis, Serena Williams est considérée comme l’une des meilleures joueuses de l’histoire de son sport. Professionnelle entre 1995 et 2022, sa longévité a suscité l’admiration de tous les observateurs du tennis. L’Américaine a remporté 73 titres dont 23 Grands Chelems dans sa carrière, et a continué à briller à son retour après sa grossesse en 2017.
Un palmarès long comme le bras et le statut d’icône à l’international
Tout au long de sa carrière, Serena Williams a fait preuve d’une régularité à toute épreuve. Entre son premier sacre en Majeur lors de l’US Open 1999 et le dernier à l’Open d’Australie 2017, l’Américaine a longtemps été la femme à battre.
Outre ses 23 Grands Chelems, elle a également perdu dix autres finales dans cette catégorie de tournois. Au total, son palmarès parle pour elle : 7 titres à l’Open d’Australie et à Wimbledon, 6 à l’US Open et 3 à Roland-Garros.
Elle a également remporté quatre médailles d’or olympiques (trois en double aux côtés de sa sœur Venus en 2000, 2008 et 2012 et une en simple contre Maria Sharapova en 2012 à Londres), ainsi que les WTA Finals à cinq reprises (2001, 2009, 2012, 2013, 2014) et la Fed Cup (ancien nom de la BJK Cup) en 1999.
Des chiffres exceptionnels qui ont également contribué à son statut de superstar aux quatre coins du monde. Avec plus de 18 millions d’abonnés sur Instagram (au 10 février 2026), Serena Williams est l’une des joueuses de tennis les plus suivies dans le monde.

Une régularité dans les gros tournois à son retour de grossesse
Le 1er septembre 2017, Serena Williams a donné naissance à son premier enfant, Alexis Olympia Ohanian Jr. Entre son sacre à Melbourne quelques mois auparavant et Indian Wells 2018, elle ne dispute ainsi aucun tournoi, mais elle redevient très rapidement compétitive à son retour sur le circuit principal.
Huitième de finaliste à Roland-Garros en 2018, elle atteint le mois suivant la finale de Wimbledon, ne concédant qu’un seul set sur son parcours. C’est Angelique Kerber qui met fin à ses rêves de remporter un nouveau Grand Chelem à une marche du titre (6-3, 6-3).
Mais après un début de tournée nord-américaine décevante, Williams récidive à l’US Open. Après un nouveau parcours sans-faute, Serena Williams atteint une deuxième finale en Majeur d’affilée.
Dans une rencontre devenue célèbre pour ses larmes et sa vive altercation avec l’arbitre de chaise, le Portugais Carlos Ramos, elle s’incline finalement en deux manches contre Naomi Osaka (6-2, 6-4). Ce qui ne change pas le fait qu’elle a réalisé un retour tonitruant sur le devant de la scène.
Un 73e et dernier titre WTA en Nouvelle-Zélande début 2020
L’année suivante, Serena Williams, pas rassasiée, disputera ses deux dernières finales en Grand Chelem. Mais face à une Simona Halep injouable à Wimbledon (3 fautes directes sur l’ensemble de la rencontre) et une Bianca Andreescu alors au sommet de son art à l’US Open, elle ne parviendra jamais à atteindre la barre des 24 Grands Chelems atteinte par Margaret Court.
Serena Williams remporte malgré tout son 73e et ultime titre au tournoi d’Auckland en 2020 contre Jessica Pegula. Après son retour de grossesse en 2017, elle a continué à écrire sa légende et épaté les observateurs du tennis par sa capacité à se battre à nouveau pour des titres en Grand Chelem à la fin de sa carrière.
« J’étais enceinte de 9 semaines à l’Open d’Australie 2017 »
Ce n’est pas tout, puisque Serena Williams a fait quelques révélations. Lors de l’Open d’Australie 2017, dernier Grand Chelem qu’elle a pu remporter dans sa carrière, l’Américaine a confirmé avoir disputé le tournoi alors qu’elle était déjà enceinte de plusieurs semaines.
« Je ne sais pas ce que je faisais à ce moment-là, j'étais enceinte de 9 semaines... Je me souviens juste que je n'ai pas pu courir pendant longtemps. Je n'en ai parlé à personne.
Enfin, Venus (Williams, sa grande sœur) était au courant, et je m'en veux encore aujourd'hui. Car au fond de moi, je pense qu'elle devait savoir, vu que nous nous sommes affrontées en finale, et qu'elle a dû ressentir une sorte de poids énorme pour aller encore plus loin et se donner à fond.
Mais elle était la seule à être au courant, avec une autre personne. Je me souviens d'une fois où j'ai joué un long point contre une joueuse et où je ne pouvais plus respirer. Je me suis dit : “Comment peut-elle ne pas voir que je ne peux plus respirer ?”
J'ai donc perdu le point suivant intentionnellement, juste pour essayer de récupérer mon énergie. Mais ensuite, je me suis dit : “Pourquoi est-ce que je joue alors que je suis enceinte ? C'est fou !” », avait-elle assuré pour CNBC en juin 2025.

CLIJSTERS, LA REINE DES COME-BACKS
Autre grand nom du tennis, Kim Clijsters a marqué le tennis de son empreinte dans les années 2000 et 2010. La Belge, ancienne numéro 1 mondiale, compte quatre titres en Grand Chelem à son actif, mais sa carrière a été marquée par plusieurs retours à la compétition après des grossesses.
Les années 2000 : la consécration et la naissance de son premier enfant
Devenue professionnelle en 1997, Clijsters gravit rapidement les échelons. Elle remporte son premier titre en 1999 au Luxembourg, puis elle devient une figure incontournable de la décennie des années 2000 avec plusieurs finales en Grand Chelem qui vont la faire changer de statut pour de bon.
Elle dispute ainsi quatre finales en Grand Chelem entre 2001 et 2004 dans trois Majeurs différents et sur plusieurs surfaces. Mais à chaque fois, elle chute à une marche du titre.
Battue 12 jeux à 10 dans la troisième manche contre Jennifer Capriati à Roland-Garros en 2001, elle parvient à se qualifier pour une deuxième finale Porte d’Auteuil deux ans plus tard, en 2003, mais chute en deux sets contre sa compatriote Justine Hénin.
La même année, Clijsters atteint la place de numéro 1 mondiale pour la première fois pendant l’été, puis se qualifie pour sa première finale à l’US Open. Mais là encore, c’est Hénin qui met fin à son rêve de soulever un Grand Chelem.
Elle retente sa chance à l’Open d’Australie 2004, mais elle se heurte à nouveau à Hénin, l’une de ses grandes rivales (13-12 pour Clijsters au total dans les confrontations directes).
Finalement, à force de persévérer, le sacre tant attendu en Majeur a fini par arriver. Lors de l’US Open 2005, la récompense était là. Face à Mary Pierce, Clijsters, largement dominatrice, a enfin remporté son premier Grand Chelem, après quatre échecs consécutifs en finale.
2008-2010 : un premier accouchement et un retour au premier plan tonitruant
En mai 2007, Clijsters s’incline au premier tour du WTA 500 de Varsovie contre la joueuse ukrainienne Julia Vakulenko. Il s’agira de son dernier match sur le circuit avant de faire une pause dans sa carrière.
Le 27 février 2008, elle donne ainsi naissance à son premier enfant, Jada. Au moment de sa défaite en Pologne en 2007, Clijsters était encore dans le top 5. Mais pour autant, la Belge alors âgée de 24 ans, n’a pas fait une croix sur sa carrière.
Après plus de deux ans sans jouer, elle fait son retour au WTA 1000 de Cincinnati 2009. Invitée par les organisateurs, elle atteint les quarts de finale, où elle n’est battue que par la tête de série numéro 1 Dinara Safina.
Après avoir atteint le 3e tour à la Rogers Cup la semaine suivante, elle se distingue surtout à l’US Open. Pour son troisième tournoi depuis son retour de grossesse, Clijsters surprend tout le monde et élimine successivement Kutuzova, Bartoli, Flipkens, Venus Williams, Li Na ainsi que Serena Williams pour rallier la finale.
Contre toute attente, elle triomphe à New York et remporte son deuxième titre du Grand Chelem contre Caroline Wozniacki, tête de série numéro 9, en finale (7-5, 6-3).
En 2010, elle remporte l’US Open pour la troisième fois en dominant Vera Zvonareva en finale (6-2, 6-1) avant d’enchaîner par un titre aux WTA Finals (tournoi qu’elle avait déjà gagné en 2002 et 2003) pour conclure la saison.

Deux nouveaux enfants et une tentative de retour dans les années 2020
Clijsters ajoutera un quatrième et dernier Grand Chelem à son palmarès à l’Open d’Australie 2011 en renversant Li Na (3-6, 6-3, 6-3). Cette année-là, elle redevient numéro 1 mondiale, étant la première femme à être au sommet du classement WTA en étant maman.
Elle ouvrait ainsi la porte aux autres femmes du circuit de pouvoir fonder une famille tout en pouvant performer à leur retour. Puis à nouveau, fin 2012, la Belge se retire du circuit pour accoucher de son deuxième enfant Jack Leon, né le 18 septembre 2013.
Âgée de 30 ans à ce moment-là, Clijsters a-t-elle fait une croix sur sa carrière ? C’est ce qui a longtemps été le cas. Surtout que Blake Richard, son troisième enfant, est né le 29 octobre 2016.
Mais en 2020, elle réalise un comeback surprise sur le circuit, à 36 ans. Elle dispute trois tournois dans une saison marquée par la pandémie de COVID-19 et s’incline au premier tour à chaque fois. En 2021, elle poursuit son opération de reprise au niveau professionnel.
Elle participe aux tournois de Chicago et d’Indian Wells, mais s’incline contre Hsieh et Siniakova. Un retour court sur cinq tournois sur la période 2020-2021 au cours duquel elle n’a pas remporté le moindre match. Toutefois, sa faculté à être capable de revenir sur le circuit après deux grossesses est une prouesse à saluer.
« Quand j’ai eu Jada, je n’aurais jamais pensé revenir »
Dans un épisode du podcast “Served With Andy Roddick” diffusé début 2024, Kim Clijsters est revenue sur le fait qu’elle ne devait initialement pas revenir sur le circuit après la naissance de sa fille Jada en 2008.
« Quand j'ai arrêté de jouer et que j'ai eu Jada, je n'aurais jamais pensé revenir. Comme Serena (Williams) et Naomi (Osaka), elles ont toutes déjà dit : “Je reviendrai dès que mon corps le permettra.
Je vais essayer de me donner à fond et d'être prête dans un certain délai”. Je n'ai pas fait ça. J'avais fini avec le tennis, j'en avais fini avec le cirque fou des déplacements et tout ce qui se passe en dehors du court de tennis.
J’ai rencontré Brian (Lynch, son mari), j'ai traversé une période difficile avec mon père qui est décédé, il était malade depuis un an. Ma sœur et moi avons pris soin de lui. Et puis j'ai eu Jada. Donc, beaucoup de choses qui ont changé ma vie se sont produites en peu de temps.
Et puis, l'invitation à jouer contre André (Agassi) et Steffi (Graf) à Wimbledon, quand ils ont construit le nouveau toit du Court Central, ça m'a donné envie de me remettre au travail, d'aller frapper des balles », a expliqué Clijsters.
AZARENKA : UNE CHAMPIONNE QUI S’EST BATTUE DEVANT LES TRIBUNAUX
Victoria Azarenka appartient également à cette catégorie de joueuses ayant donné naissance à un enfant avant de revenir sur le devant de la scène. Double lauréate en Grand Chelem, la Bélarusse n’a rien perdu de son talent et est revenue dans le top 15 avec des résultats constants.
2012-2013 : une carrière à son apogée, deux Grands Chelems et la place de numéro 1 mondiale
Dans sa carrière, Azarenka a remporté 21 titres (à la date du 10 février 2026). Elle a remporté 10 WTA 1000 mais surtout deux Grands Chelems. Elle a ainsi triomphé à l’Open d’Australie en 2012 et en 2013, devenant numéro 1 mondiale après son premier sacre à Melbourne aux dépens de Maria Sharapova.
Finaliste des WTA Finals 2011 et double médaillée aux Jeux Olympiques (or en double mixte avec Max Mirnyi et bronze en simple en 2012), Azarenka s’est affirmée comme l’une des joueuses les plus régulières et des figures incontournables de la décennie des années 2010. Après avoir réussi à se construire un beau palmarès, elle va ensuite se mettre en retrait du circuit.

2016-2017 : naissance de Léo et bataille juridique avec son ex-conjoint
En 2016, après s’être inclinée au premier tour de Roland-Garros, elle annonce mettre fin à sa saison en raison d’un heureux événement. Le 19 décembre de cette même année, elle donne naissance à Léo.
De retour en 2017, elle ne dispute toutefois que deux petits tournois pendant la saison de gazon. Elle est présente à Majorque et à Wimbledon. Dans la capitale britannique, elle atteint les huitièmes de finale et s’incline contre Simona Halep.
Mais son bref retour à la compétition cette saison-là est marqué par le conflit qui l’oppose à son ex-conjoint, Billy McKeague, ancien joueur de hockey sur glace. En instance de divorce, le couple se dispute férocement la garde de Léo.
Une situation qui contraint donc Azarenka à se retirer de l’intégralité de la fin de la saison 2017 afin de régler cette affaire devant les tribunaux. De retour à Indian Wells l’année suivante, elle dispute deux saisons moyennes en 2018 et en 2019 avant de monter en puissance petit à petit et redevenir une joueuse redoutable dans les gros tournois.
Décennie 2020 : nouveau titre en WTA 1000, finale à l’US Open et demi-finale à Melbourne
En 2020, dans une année tronquée marquée par la pandémie de COVID-19, elle remporte le tournoi WTA 1000 de Cincinnati. Elle écarte successivement Vekic, Garcia, Cornet, Jabeur et Konta pour rallier la finale.
Elle remporte le tournoi sans avoir à affronter Naomi Osaka en finale. La Japonaise, blessée, avait renoncé. Dans la foulée, à l’US Open, Azarenka surfe sur son excellente dynamique et se retrouve très proche de remporter un troisième Grand Chelem.
Mais la malédiction à New York va se poursuivre pour l’ancienne numéro 1 mondiale. Après avoir perdu les finales des éditions 2012 et 2013 contre Serena Williams, elle chute cette fois-ci contre Naomi Osaka.
Malgré ses succès face à Haas, Sabalenka, Swiatek, Muchova, Mertens et Serena Williams, elle chute face à la Japonaise malgré le gain de la première manche (1-6, 6-3, 6-3).
En Grand Chelem, elle parviendra à rallier le dernier carré de l’Open d’Australie en 2023, où elle finira par s’incliner contre Elena Rybakina. En WTA 1000, elle passe également proche de remporter Indian Wells en 2021.
Dans une finale aussi épique qu’indécise, c’est finalement contre la future numéro 2 mondiale Paula Badosa que son rêve s’envole en finale (7-6, 2-6, 7-6 en 3h03).

« Je voulais avoir mes propres rêves et ma propre carrière »
À l’instar de Clijsters, Victoria Azarenka était persuadée que sa carrière professionnelle allait prendre fin après sa grossesse fin 2016. Alors âgée de 27 ans au moment d’accueillir le petit Léo, elle voulait revenir sur le circuit par la suite, même si elle n’avait pas de date précise de retour.
« J'avais peur, ce n'était pas facile. Je savais que j'allais revenir, mais ma première pensée a été : “Je ne vais plus jamais jouer au tennis.” Mais ensuite, tout était question de savoir quand j'allais revenir.
Je sentais que c'était une bénédiction, mais je voulais quand même avoir mes propres rêves et ma propre carrière. Je suis sûre que beaucoup de femmes ne pourront pas s'identifier à moi, mais je me suis sentie tellement mieux après la grossesse.
Je me sentais beaucoup plus forte physiquement, et mon corps était en bien meilleure forme. J'avais l'impression que mon corps avait enfin mûri pour devenir celui d'une femme.
Nous avons le pouvoir de changer les règles, et c'est ce que nous avons fait. Je pense que c'est ce que je veux laisser comme héritage. Je me bats pour que les femmes se sentent plus à l'aise, pour briser ces stéréotypes et faire avancer les choses. Cette évolution va continuer à briser les barrières et l'illusion qui entoure les femmes dans le sport », assurait Azarenka à la BBC en 2019.
Tennis de haut niveau et grossesse ne sont pas incompatibles
Les histoires de Serena Williams, Kim Clijsters et Victoria Azarenka illustrent non seulement la force et la résilience de ces athlètes, mais aussi la fin des interrogations autour de la capacité des joueuses à revenir après une maternité.
Dans l’histoire du tennis, les exemples de femmes ayant fait une pause pour accoucher sont nombreux. Leur capacité à revenir au plus haut niveau après cela témoigne d’une détermination sans faille.
En surmontant tous ces défis, elles ont ainsi redéfini les normes du tennis féminin et encouragé d’autres femmes à faire de même pour poursuivre leurs rêves.
Ces joueuses professionnelles qui sont aussi devenues des super mamans dans leur carrière ont prouvé que la réussite ne connaît pas de limite. Elles sont devenues des modèles pour les prochaines générations, malgré leur crainte de ne jamais pouvoir revenir après leur grossesse.
je trouve particulièrement dommage surtout sur un site dont le nom est "tennistemple" de pondre un article sur le sujet sans évoquer la LEGENDE Margaret Court qui reste toujours à ce jour la championne qui a le mieux performé après une grossesse :
Réaliser le Petit Chelem après une grossesse en simple + en double à 31 ans svp , aucune maman n'a fait mieux depuis.
sur ce que j'ai trouvé:
1. Court 3GC ( petit Chelem) à 30/31 ans
2. Clijsters 3GC sur 2 GC différents et avant 30 ans
3. Goolagong 1GC
4. Douglass 1GC ( avant l'ère open en 1914)
Pour un article centré sur l'exemplarité c'est dommage de suggérer des choses erronées.
Le titre devrait être, tout simplement "Tennis de haut niveau et maternité ne sont pas incompatibles", puisque c'est de cela qu'il s'agit (revenir une fois que l'enfant est né et qu'on est mère)