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« Sans Federer, la Laver Cup s’effondre » : les chiffres alarmants d’un tournoi en crise

« Sans Federer, la Laver Cup s’effondre » : les chiffres alarmants d’un tournoi en crise
© AFP
Arthur Millot
2 min de lecture

Le mythe Federer suffisait-il à porter tout un tournoi ? La Laver Cup dévoile un modèle fragile, entre pertes abyssales et espoirs de rentabilité historique en 2025.

Quand Roger Federer tirait sa révérence à Londres en 2022, c’est toute la planète tennis qui retenait son souffle. Ce moment d’émotion mondiale avait également offert à la Laver Cup son apogée commerciale, avec un bénéfice net de +3,5 millions de livres sterling cette année-là.

Mais la suite fut bien différente. En 2023, le tournoi affichait une perte nette de 1,8 million. En 2024, malgré des « revenus hors tournois » non détaillés qui soulèvent déjà des questions, les pertes s’élèvent encore à 1,5 million. Et pour 2025 ? Les organisateurs promettent une « rentabilité historique », mais l’équation paraît bien difficile à résoudre.

La billetterie, poumon financier de l’événement, chute de 17,5 à 12,5 millions. Le merchandising suit la même pente : de 1,9 à 1 million. Cette baisse n’est pas une surprise. Le tournoi a été conçu autour d’un homme : Roger Federer. Son absence sur le court, désormais définitive, laisse un vide que ni Alcaraz, ni aucun jeune prodige ne comblent pour l’instant.

Mais la véritable hémorragie est structurelle : les dépenses ont bondi de 7 millions entre 2021 et 2023. En cause, un choix stratégique risqué : l’itinérance annuelle de la Laver Cup.

Organisé chaque année dans une nouvelle ville : Boston, Londres, Vancouver ou encore Berlin, le tournoi doit composer avec des coûts logistiques fluctuants, des stades de tailles inégales, et une incertitude permanente sur la billetterie.

Ce modèle nomade, qui voulait s’inspirer de la Ryder Cup, s’avère aujourd’hui extrêmement fragile financièrement.

Dans ce contexte, l’annonce d’un retour à Londres en 2026 prend une tout autre signification. Plus qu’un choix logistique, c’est une tentative de recentrer le tournoi dans un marché solide, connu, et historiquement favorable à la Laver Cup (et à Federer).

Certains observateurs y voient le début d’un recentrage durable, voire d’une sédentarisation progressive de l’événement.

Un détail suscite encore plus d’interrogations : la ligne « revenus hors tournois » dans les comptes 2024. Elle permet de réduire artificiellement les pertes, sans explication précise. Plusieurs sources évoquent un soutien discret mais financier de Federer lui-même, soucieux de protéger son tournoi.

Officiellement, ni l’entourage du Suisse, ni l’organisation de la Laver Cup n’ont commenté cette information. Mais une chose est sûre : sans son aura, ni son portefeuille, le tournoi semble difficilement viable.

Pour rappel, la Laver Cup est financée par les fédérations de tennis australienne et américaine, ainsi que par Jorge Paulo Lemann, ex-joueur de Coupe Davis devenu milliardaire, citoyen helvético-brésilien.

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BenjaminS
Article très intéressant et très enrichissant (pas au sens propre hein $$$) ! ^^
Plus sérieusement, derrière les strass et les paillettes du Chase Center de San Francisco se cachent (cash ?) la réalité sonnante et trébuchante des chiffres (les recettes d'un côté et les dépenses de l'autre).

Federer aurait-il vu trop grand pour sa Laver Cup ? La question mérite d'être posée. Oo
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XMAN4
Des chiffres qui contredisent la propagande médiatique pour nous vendre cette LC comme un succès commercial, comme quoi des tribunes remplies montrée à la TV ne constituent pas à elles seules la preuve que cette exhibition est un succès commercial .
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Jimbo3
Plusieurs sources évoquent un soutien discret mais financier de Federer lui-même, soucieux de protéger son tournoi.


Fed serait-il un argent double ? ^^
5
Bjorn
Et Roger qui affirme que c'est un vrai tournoi et non une exhib, quand on voit l'intérêt déclinant de ce prétendu "tournoi" et les résultats des matchs où les joueurs ne se donnent pas comme dans un véritable tournoi ça fait sourire... J'admire le joueur qu'il a été, il reste mon préféré dans ce domaine mais je ne peux pas cautionner ça.
5
freakyriri
Quand j’ai dis sur un autre thread il y a 1 semaine que ça finira dans 5 ans quand les investisseurs en auront marre de perdre de l’argent....
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Pygargue
Aïe aïe aïe !

Si les milliardaires ne peuvent même plus se faire plaisir, tout part à vau l'eau !!

😁😁😁
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jahro
Amusant cet article après la couverture médiatique de dingue qu'on vient d'avoir
il m'inquiète un peu Sieur Roger
1
Pygargue
Ça ne va pas le ruiner !! 😁😁
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1 réponses
Riton55
Ah voilà, parlons des points euh, des chiffres ^^
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jinn
Ha ha Monfils qui était venu pour s'amuser et prendre du cash à la laver cup 😜
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Imhotep
Monfils va à l'UTS de Mouratoglou. peut-être tu confonds avec Yannick Noah ??
1 réponses
Imhotep
Pas si étonnant que cela, seule l'Arabie saoudite et qq autres peuvent faire venir à fonds perdus des stars à coup de millions (avec un enjeu supra sportif/politique évident).

Même en remplissant des tribunes à un prix élevé, dans des lieux "bankable, peu événements sportifs peuvent trouver un équilibre financier sans recourir à de nombreuses recettes complémentaires, à commencer par des sponsors (entreprises ou particuliers) solides.

La Laver Cup a joué un rôle (que j'estime positif) dans une période donnée, accompagner la fin du Big3, redonner le goût des tournois par équipes (équipes ayant du sens)... Ce "moment" particulier touche à sa fin.

Elle ne peut effectivement se poursuivre sans trouver un modèle financier viable et donc aussi baisser ses coûts : soit en se sédentarisant (une année en GB, l'autre année dans un lieu du reste du monde par ex), soit en payant moins, ou moins de joueurs (et alors elle redevient une exhib comme les autres). Sans doute un petit deuil à faire pour Federer qui y était très attaché...
chipote-man
Ils ont mal copié la Ryder Cup. Et je n’arrête pas de le répéter ici. Faire cette compétition tous les 4 ans comme des « JO du tennis » avec l’ensemble des meilleurs joueurs du monde qualifiés d’office + certains nommés par le coach aurait un tout autre intérêt. Autre piste qui crédibiliserait : donner des pts ATP en cas de victoire en simple + un bonus de pts en cas de victoire de ton équipe.

La on parle.
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