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Sabalenka à nu : colère sur le court et blessures de la vie

Dans une interview intime accordée à Vogue, la numéro 1 mondiale Aryna Sabalenka parle de son rapport intense à la compétition, de ses colères sur le court et des drames personnels qui ont marqué sa vie.

Sabalenka à nu : colère sur le court et blessures de la vie
© AFP
Arthur Millot
2 min de lecture

Aryna Sabalenka s’est confiée comme rarement dans une interview accordée au magazine Vogue, pour lequel elle faisait la couverture.

Dans un premier temps, elle est revenue sur ses débuts sur le circuit et sur une gestion longtemps difficile de ses émotions.

« Je n’avais aucun contrôle. Je pouvais gagner un match puis perdre mon sang-froid. Je savais que j’avais un problème. Perdre, c’était horrible, tu avais l’impression de vouloir mourir. »

« Parfois, il faut juste lâcher prise »

Mais aujourd’hui, elle assume mieux ses réactions sur le court :

« Maintenant, je comprends qu’il est normal de jeter la raquette, de crier, de se défouler quand on a l’impression de trop se retenir.

J’ai l’impression qu’on se dit tous : “D’accord, je dois gagner tous les matchs.” Si tu ne penses pas comme ça, que fais-tu ?

Quand on est dans le top 5 et qu’on gagne des Grands Chelems, il n’est pas acceptable de se contenter de perdre. C’est ma mentalité.

Parfois, il faut juste lâcher prise, tout vider pour être prêt à recommencer et rejouer le match. Oui, parfois ça peut être moche, mais j’en ai besoin pour rester concentré. »

Deuil et blessures personnelles

Au-delà du sport, Sabalenka revient sur des épisodes très douloureux de sa vie.

Elle évoque d’abord le décès de son ancien compagnon, le joueur de hockey sur glace Konstantin Koltsov, décédé en 2024, et raconte le choc de l’annonce et son incapacité à réagir immédiatement :

« Je me suis disputée avec le policier, je ne pouvais pas l’accepter. Je pense que dans cette situation, il n’y a pas de bonne ou de mauvaise réponse… Nous avons tous besoin de choses différentes. Pour moi, retourner au travail était la seule option. »

Une douleur plus ancienne, toujours présente

La joueuse revient aussi sur la perte de son père en 2019, un événement qui continue de la marquer profondément.

« On dit que le temps aide, mais d’une certaine manière, c’est plus difficile pour moi aujourd’hui, parce que je sais à quel point mon père serait heureux de ma réussite.

Les vidéos les plus émouvantes pour moi, ce sont celles où je vois des familles réagir à la victoire de leur fils athlète, et j’imagine comment mon père réagirait… Je pleure inconsolablement, comme si je venais de perdre la tête. »

Sources
Aryna Sabalenka
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