« Quand je le vois jouer… » : les confessions émouvantes de Ferrero sur Alcaraz
Près de trois mois après leur séparation, Juan Carlos Ferrero s’est livré sur sa relation avec Carlos Alcaraz.
Leur collaboration semblait partie pour durer et pourtant, à la surprise générale, Carlos Alcaraz et Juan Carlos Ferrero ont mis fin à leur association.
Dans une interview accordée à l’émission El Cafelito, l'entraîneur de 46 ans a voulu clarifier la situation :
« Ce n’était ni une question d’argent, ni une question de lieu d’entraînement.
Nous ne voyions plus les choses de la même façon pour la suite du travail. Et certaines situations privées se sont produites en interne. »
« Quand je le vois jouer… »
Ensuite, Ferrero n'a pas caché la difficulté émotionnelle des premières semaines :
« Émotionnellement, ça va. Cela fait trois mois maintenant, il faut avancer. Au début, c’était compliqué.
Quand je vois Carlos jouer, l’envie que tout se passe parfaitement pour lui se mélange à la tristesse de ne pas être à ses côtés. »
L'épisode Netflix
Dans le documentaire Netflix consacré à Alcaraz, une phrase de Ferrero avait fait grand bruit : il doutait que son protégé puisse devenir le meilleur de l’histoire avec certaines habitudes extra-sportives.
Mais il a précisé dans l'entretien : « Il a toujours tout donné à l’entraînement. Mais quand la vie en dehors du terrain prend plus de place, des distractions peuvent apparaître. »
L’épisode qui a cristallisé les tensions ? Cette fameuse semaine de liberté demandée après son sacre à Roland-Garros, juste avant la saison sur gazon.
« Toute l’équipe et moi avons été très surpris qu’après avoir gagné Roland-Garros et fait tant de sacrifices, il nous demande une semaine pour faire ce qu’il voulait.
Nous étions inquiets, car nous partions immédiatement à Londres.
Je ne doutais pas de son niveau — il a tellement de talent qu’après deux jours d’entraînement, il retrouve son meilleur tennis — mais nous avions peur d’une blessure.
Cela dit, il sait faire la différence entre le moment où il doit tout donner et celui où il doit faire une pause. J’espère donc me tromper sur ce que j’ai pu dire. »
Peut-il dépasser les trois géants ?
L'entraîneur espagnol a également abordé la question suivante : Alcaraz peut-il surpasser les monstres sacrés du tennis ?
« J’aimerais énormément qu’il y parvienne. J’ai toujours pensé que s’il travaillait correctement, il en avait la capacité.
Le plus important, c’est que lorsque la motivation diminue, la discipline prenne le relais.
Novak a très bien géré cela tout au long de sa carrière. Au début, tout paraît facile, tout est illusion.
Puis arrive un moment où l’on perd un peu de fraîcheur, et c’est là que le travail et la discipline font la différence. »
Selon lui, Alcaraz possède un mélange unique de qualités :
« Comme Roger Federer, il a la capacité de réussir des coups extraordinaires.
De Novak Djokovic, il excelle en fond de court, avec une intelligence remarquable pour lire le jeu et couvrir les espaces.
Comme Rafael Nadal, il a cette mentalité de combattant, cette conviction profonde qu’il peut gagner et qu’il doit se battre jusqu’au bout. Il a d’ailleurs toujours beaucoup admiré Nadal pour cela. »
Le choix Samuel López
Ensuite, Ferrero révèle avoir lui-même encouragé Samuel López à accepter le poste d’entraîneur d’Alcaraz.
« J’ai été le premier à pousser Samu à accepter.
C’est une personne en qui j’ai une confiance totale.
Je suis très heureux pour lui, et cela me rassure de savoir qu’il connaît parfaitement le travail accompli au fil des années.
Bien sûr, voir quelqu’un en qui j’ai autant confiance entraîner Carlos fait un peu mal… mais je le vis de mieux en mieux. »
Relation avec Carlos et futur dans le tennis
Enfin, Ferrero conclut : « J’aimerais qu’on se voie, lui faire un câlin et normaliser tout cela.
Nous avons encore des choses à nous dire, des souvenirs à partager. Et j’aimerais que nous puissions jouer au golf ensemble. »
Concernant son avenir d’entraîneur, il reste ouvert :
« Je retournerai sur le circuit. Je sens que j’ai encore beaucoup à offrir. J’ai déjà reçu plusieurs propositions, mais je n’ai pas encore retrouvé l’enthousiasme nécessaire pour en accepter une.
En revanche, si un jour Carlos me demandait de revenir, je ne pourrais pas lui dire non. »
honnêtement je ne m'attendais pas à une telle déclaration, il a l'air vraiment très attaché a Alcaraz quand même...
mais bon évidemment ce sont ces situations produites en interne qu'on aimerait connaitre et qui expliquent vraiment cette fin de collaboration... Who knows ? Peut-être qu'un jour on en saura plus, mais pas tout de suite l'ai l'impression
7 ans c'est long quand même, je le comprends.