« Quand je dégoupille… » : Elsa Jacquemot revient sur son clash avec son entraîneur à l’Open d’Australie
Quelques mois après son clash avec son entraîneur à Melbourne, Elsa Jacquemot reconnaît avoir dépassé les limites. La Française s’est livrée dans un documentaire consacré à la pression mentale du tennis de haut niveau.
L'Équipe a publié cette semaine un documentaire consacré à l’aspect mental du tennis moderne.
Intitulé « Putain de tennis, ce sport qui rend fou », le documentaire revient, à travers plusieurs témoignages de joueurs et joueuses du circuit, sur la pression psychologique qui accompagne le très haut niveau.
Jacquemot revient sur son craquage à l’Open d’Australie
Parmi les interventions marquantes du documentaire, Elsa Jacquemot est revenue sur son explosion de colère lors de sa défaite contre Yulia Putintseva au deuxième tour de l’Open d’Australie.
Très frustrée pendant la rencontre, la Française avait reproché en plein match à son entraîneur Simon Blanc de lui avoir donné une mauvaise tactique, poussant même son coach à quitter les tribunes.
« Je regrette mon comportement »
Quelques mois plus tard, la 63e mondiale reconnaît avoir dépassé les bornes :
« Je regrette ce que j’ai pu dire et comment j’ai pu me comporter ce jour-là. Je me braque sur cette histoire de tactique parce que je savais que mon coach avait entraîné cette joueuse pendant six ou sept ans et qu’ils étaient super proches. Mais c’est contre moi-même que j’ai perdu ce match.
Je suis une joueuse vachement expressive, j’ai besoin de ça pour montrer ma rage et que je suis présente. Mais ce serait mieux pour moi de moins le faire ressentir à l’adversaire qui doit être contente quand elle me voit faire ça.
Ce sport est dingue et quand je dégoupille, on parle d’une demi-seconde qui bascule. On a alors besoin d’évacuer ce qu’on pense à l’instant T. On a besoin de dire des conneries pour se relâcher, pour vider le stress et la pression. Tu ne sais même pas exactement ce que tu dis. »