Jacquemot se confie avant Roland-Garros : « Je travaille sur le fait de mieux gérer mes émotions »
À l’aube de son 6e tableau principal à Roland-Garros, Elsa Jacquemot se livre sans filtre. La Française, 63e mondiale, raconte la pression, le doute et son travail pour mieux gérer ses émotions avant de viser un nouveau parcours marquant Porte d'Auteuil.
Elsa Jacquemot est de retour à Roland-Garros. Après avoir atteint le troisième tour l’an passé (elle avait dominé Maria Sakkari et Alycia Parks avant de chuter en seizièmes contre sa compatriote Loïs Boisson), la Française espère faire au moins aussi bien cette année.
63e mondiale cette semaine, la Lyonnaise est bien arrivée dans le tournoi parisien et va désormais peaufiner les derniers détails de sa préparation. Jacquemot, qui a déjà battu Marta Kostyuk cette saison en Grand Chelem, cherchera à réaliser des performances similaires pour aller le plus loin possible dans le tableau.
En attendant de connaître l’identité de sa première adversaire, la principale intéressée a accordé une petite interview à France Télévisions dans laquelle elle évoque son état d’esprit à l’aube de disputer son 6e tableau principal à Roland-Garros, à seulement 23 ans.
« Ce sport est vraiment ingrat, il n'y en a qu'une qui gagne chaque semaine »
« J’ai tendance à me mettre dans un combat de boxe parce que sinon, c’est dur pour moi. On ne se rend pas compte, mais le tennis est un sport super dur. Sur le terrain, il y a une adversaire en face qui joue super bien.
On est seule avec nous-mêmes parce que notre coach est plus loin. Je dirais que ça m’apprend beaucoup sur moi, sur mes émotions et en tant que personne, parce que je fais ce sport depuis que je suis toute petite.
Ce sport est vraiment ingrat, parce que chaque semaine il n’y en a qu’une qui gagne alors qu’on est quand même beaucoup à faire les tournois, c’est pas comme si on n’était que cinq.
Les personnes qui disent sur les réseaux sociaux : "Elle est dure, elle est glaciale, elle est pas sociable", j’ai juste envie de leur dire que chaque jour, on est dans la peur, dans le doute, notamment sur les points qu’on doit défendre.
Une carrière, c’est court. On essaye de donner le maximum de ce qu’on peut. On est loin de sa famille, le tennis est un sport où il y a forcément des erreurs. Il y a toujours de la frustration et de la déception. J’essaye de travailler sur l’attitude, sur le fait de mieux gérer mes émotions, et je pense que je peux faire toujours mieux chaque jour », a assuré Jacquemot.