Pourquoi Sinner porte-t-il un capteur sur le bras avant Wimbledon ?
Un petit capteur au bras de Jannik Sinner a attiré l’attention avant Wimbledon. Derrière cet objet médical, il y a une méthode de suivi du glucose qui peut aider à mieux gérer l’effort, la chaleur et la récupération.
À quelques jours du début de Wimbledon (29 juin), une image de Jannik Sinner à l’entraînement a suscité de nombreuses interrogations.
Sur son bras gauche apparaissait un petit dispositif médical que certains observateurs ont rapidement remarqué.
Et bien ce dispositif porté par Sinner est un capteur de surveillance continue du glucose, plus connu sous l’acronyme CGM (Continuous Glucose Monitoring).
Fixé sur la peau, il mesure en permanence le taux de glucose présent dans le liquide interstitiel, situé sous l’épiderme.
Contrairement à une prise de sang classique, cet outil permet de suivre l’évolution du glucose tout au long de la journée et d’observer comment l’organisme réagit à différents facteurs : alimentation, effort physique, chaleur, stress ou récupération.
Pourquoi un sportif de haut niveau utilise-t-il cet appareil ?
L’utilisation d’un CGM n’implique pas forcément un problème de santé.
De plus en plus d’athlètes de haut niveau s’appuient sur ce type de technologie pour mieux comprendre le fonctionnement de leur corps et optimiser leurs performances.
Dans le cas de Sinner, cette démarche pourrait être liée aux difficultés physiques rencontrées récemment lors de Roland-Garros.
Durant le tournoi parisien, l’Italien avait connu un épisode marqué par une baisse d’énergie, des sensations de vertige et des nausées.
Ces symptômes avaient conduit son entourage médical à approfondir les examens afin d’identifier les causes exactes de ce malaise.
Un outil pour prévenir les baisses de régime
Le tennis moderne impose des contraintes extrêmes.
Les matchs peuvent durer plusieurs heures, souvent sous une chaleur importante. Dans ces conditions, une mauvaise gestion énergétique ou une réponse métabolique inhabituelle peut entraîner une fatigue brutale.
Grâce au capteur, les préparateurs physiques peuvent analyser si le joueur dispose d’un niveau d’énergie suffisant avant une séance, détecter d’éventuelles baisses de glucose pendant l’effort ou encore évaluer l’impact de certains aliments sur ses performances.
L’objectif n’est pas seulement de mesurer des chiffres, mais de comprendre les réactions individuelles de l’organisme afin d’adapter la nutrition, l’hydratation et les périodes de récupération.
À l’approche de Wimbledon, le numéro un mondial semble ainsi chercher à recueillir un maximum d’informations sur son organisme afin d’éviter toute nouvelle défaillance.