Parry a résisté à Anisimova à Roland-Garros : « S’il fallait aller au super tie-break, j’étais prête »
Diane Parry continue son beau parcours à Roland-Garros. Derrière sa victoire de prestige contre Amanda Anisimova, un aveu fort : avant, elle aurait peut-être pensé la marche trop haute.
Seule Française encore en lice dans les deux tournois de simple cumulés à l’issue du troisième tour, Diane Parry s’est qualifiée pour la deuxième semaine de Roland-Garros pour la première fois de sa carrière.
La Niçoise a dominé Amanda Anisimova, 6e mondiale (6-3, 4-6, 7-6 en 2h43). Dans une partie de tableau très ouverte, Parry affrontera la qualifiée polonaise Maja Chwalinska au prochain tour.
Après son succès contre l’Américaine, Parry est revenue sur sa performance. Elle a ainsi évoqué ses progrès à la fois sur le plan physique comme sur le plan mental, et elle tentera désormais de poursuivre sa route avec un premier quart de finale en Grand Chelem comme prochain objectif ce lundi.
« Peut-être qu'avant, la marche était trop haute »
« Je savais qu'elle allait m'agresser sur tous mes services et qu'il fallait que je sois capable de passer beaucoup de premières balles. Ce n'est pas évident, mais on sait que sur les deuxièmes, elle va frapper très long et très fort.
On essaie d'encaisser les coups et de se mettre dans l'échange en attendant de pouvoir exploiter une balle. Encore une fois, ce n'est pas évident car elle est très forte dans ce secteur et elle joue parfois des zones qui sont dures à attraper. Mais ça ne m'a pas trop gênée.
Au contraire, ça m'a poussée à chercher de meilleures zones au service et à passer un bon pourcentage de premières. Peut-être qu'avant, j'aurais pu me croire vaincue ou que la marche était trop haute.
« C'est le résultat d'un gros travail en amont qui ne se voit pas »
Cette fois, ce n'était pas le cas. Parfois, il y avait de la frustration de ne pas saisir les opportunités qui se présentaient, mais je me disais qu'il y en aurait d'autres et que je pourrais passer devant.
Ce n'était pas évident tout le temps. Mais s'il fallait aller au super tie-break, j'étais prête. Le physique, c'est primordial. C'est ce qui permet d'aller au combat et d'enchaîner les matchs. C'est la première condition. Je suis contente de voir que ça tient.
C'est le résultat d'un gros travail en amont qui ne se voit pas. Je suis contente de voir que ça paye. Quand on fait de grosses préparations, il faut parfois attendre pour voir les résultats, donc je suis contente de voir que c'est là, que tout va bien et que je peux sortir un bon tennis pour aller chercher les matchs », a assuré Parry pour l’Équipe.
Qu'elle continue à se faire et à nous faire plaisir.
@ AdrienGuyot en profiter pour faire mettre à jour sa fiche, revers à 1 main et pas 2 😉.