« On ne sait jamais quand la prochaine attaque va arriver » : la mère de Rune raconte leur attente pour quitter le Qatar
Coincé au Qatar depuis le début des attaques, Holger Rune poursuit tant bien que mal sa rééducation, tandis que sa mère décrit la tension, les débris de missiles et l’attente interminable d’un vol pour rentrer.
Depuis le début de l'attaque des États-Unis et d'Israël sur l'Iran, et les ripostes iraniennes envers ses voisins du Moyen-Orient, l'espace aérien du Qatar reste fermé.
Holger Rune, qui poursuivait la rééducation de sa blessure au tendon d'Achille à Doha, est coincé avec sa famille et son équipe depuis plusieurs jours.
« Holger a poursuivi sa rééducation à l'hôtel »
Après avoir taclé le manque d'aide du gouvernement danois, Aneke Rune, mère du joueur de 22 ans, a de nouveau pris la parole pour le média B.T. Elle évoque la difficulté de sortir du territoire qatari :
« Holger a poursuivi sa rééducation à l’hôtel, car nous n’osions pas sortir pour aller à Aspetar (un hôpital), après la chute de débris de missiles à proximité. Nous avons la chance qu’ils viennent ici s’occuper d'Holger quand nous ne nous sentons pas en sécurité pour sortir.
On finit par s’y habituer un peu. Nous avions l’impression que la situation s’était légèrement calmée, alors nous avons continué à vivre normalement, en espérant que l’aéroport rouvre bientôt. »
« J'ai un plan pour partir »
« Alors les questions reviennent : la situation pourrait-elle empirer ? Devons-nous nous rendre dans les pays voisins et essayer de partir, ou est-ce plus risqué que d’attendre la réouverture de l’aéroport ? Il y a des attaques dans tout le Moyen-Orient, alors qu’est-ce qui est le plus sûr ?
J’ai l’habitude d’organiser des voyages, donc j’ai déjà un plan pour partir. La question est surtout de savoir ce qui est le plus sûr. Les sociétés de sécurité que nous avons consultées recommandent de rester.
Mais rester reste difficile, car on ne sait jamais quand il y aura une nouvelle attaque, ni à quel point elle sera violente. Ni à quelle distance elle se produira. Donc, d’une certaine manière, cela finit par vous affecter. »