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Nadal passe Federer, il est en finale de l'Open d'Australie !

Nadal passe Federer, il est en finale de l'Open d'Australie !
Guillaume Nonque
3 min de lecture

C'est Rafael Nadal qui s'est adjugé, ce jeudi soir, le premier sésame pour la finale de cette édition 2012 des Internationaux de Tennis d'Australie. Dans une demi-finale à l'affiche de légende, il s'est effectivement défait d'un Roger Federer qui a de nouveau "beugué" face au jeu proposé par l'Espagnol.

Une 15ème finale en Grand Chelem
Malgré un début de partie époustouflant, le Suisse s'est ainsi éteint petit à petit dans cette rencontre à l'inverse du Majorquin qui s'est montré de plus en plus intraitable à mesure que les minutes passaient pour s'imposer au final sur le score de 6/7(5), 6/2, 7/6(5), 6/4 après 3h38 de jeu sur la Rod Laver Arena. Il disputera donc, dimanche, sa 15ème finale en Grand Chelem et sera opposé au vainqueur du duel qui confrontera Andy Murray et Novak Djokovic demain (vendredi). C'est un 11ème sacre majeur qu'il tentera de s'offrir.

Federer n'a pas tenu le choc
Pour Federer, il s'agit bien évidemment d'une nouvelle désillusion face à son éternel rival. En effet, même s'il ne faut pas oublier que Nadal a livré un très gros match, le Suisse a été décevant ce jeudi soir à Melbourne Park. Tout avait pourtant parfaitement commencé pour lui, dans la lignée de sa victoire sur l'Espagnol à Londres en novembre dernier. Tout y est passé en début de partie, service-volée, missiles du fond du court, amorties, court-croisés, slices, pour mener rapidement 3/0 puis 4/1. Pendant cinq jeux le numéro 3 mondial était sur nuage. On pouvait alors espérer assister au duel de titan annoncé en faisant confiance à Nadal pour ne rien lâcher et pour hausser son niveau de jeu afin de tenir la comparaison. Mais c'est finalement l'inverse qui s'est produit.

Des doutes qui en font naître d'autres
Retrouvant petit à petit les éternels doutes de ses matchs face à Rafa, Federer a commencé à hésiter, à réfléchir un peu trop puis à manquer, trop (63 fautes directes au total). En cercle vicieux bien rodé, cela a eu les conséquences habituelles, permettant au Majorquin de prendre confiance, de mieux jouer et de faire douter un peu plus son adversaire en retour. Des doutes, Federer en a beaucoup face à Nadal, trop maintenant probablement, tant et si bien que même lorsqu'il a réussi à faire la différence, il s'est écroulé dans la foulée, victime de ces doutes qu'il alimentait un peu plus en même temps. Ce fut le cas dans le deuxième set lorsqu'il a pris le service adverse d'entrée, puis dans le trosième lorsqu'il a fait le break pour mener 4/3 service à suivre, dans les deux cas il n'a pas réussi à confirmer.

Nadal pour ne rien arranger
Bien sûr, comme nous le disions plus haut, il ne faut pas enlever sa part de mérite et de responsabilité à Nadal dans tout ça. Le numéro 2 mondial est en effet le chef d'orchestre sans qui rien de tout cela ne serait possible. Il semble presque être né pour battre Roger Federer tant son jeu, quand il est bien en place, se présente tel une équation insoluble pour l'Helvète. Car si ce dernier doute, c'est parce qu'il sait le talent de son opposant, sa force mentale, sa capacité à retourner toute les situations en sa faveur, ses qualités de défense incroyables auxquelles viennent s'ajouter progressivement des coups d'attaques dévastateurs et un service aujourd'hui terriblement efficace (77% de premières balles). On dit souvent que les derniers points sont à l'image du match et ce fut le cas ce jeudi. Dans dernier jeu, Federer, plutôt que d'agir, a ainsi réagi pour effacer la première balle de match, croyant même réussir le débreak dans la foulée sur un coup de défense lobé de Nadal qui a finalement accroché l'extérieur de la ligne de fond, avant de rendre les armes quelques points plus tard sur une dernière faute de coup droit. Bref, serait-on tenté de dire, Federer a affronté Nadal en Grand Chelem.

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