Nadal a-t-il trouvé son héritier ? Ferrer tranche sur Alcaraz
Blessé mais toujours annoncé comme l’héritier de Nadal, Carlos Alcaraz arrive à un tournant crucial avant Roland-Garros. David Ferrer, lui, estime qu’un seul joueur peut vraiment suivre les traces du maître de la terre battue.
Dans un monde du tennis encore marqué par l’empreinte indélébile de Rafael Nadal, chaque comparaison est scrutée, voire amplifiée.
Mais cette fois, elle vient d’un homme qui connaît parfaitement la terre battue et ses exigences : David Ferrer.
Au détour d’une interview accordée à Movistar+, l’ancien numéro 3 mondial a livré une analyse sur l’héritage du Majorquin.
« S’il y a bien quelqu’un capable de faire comme Nadal, c’est Carlos Alcaraz. »
Alcaraz, favori incontesté malgré les doutes physiques
Après une finale perdue à Monte-Carlo, Carlos Alcaraz a été stoppé net par un problème physique à Barcelone, qui l’a contraint à déclarer forfait pour la suite de la compétition, mais également pour Madrid.
Et pourtant, pour Ferrer, aucun doute : « En cette nouvelle ère, Alcaraz est le grand favori pour remporter tous les tournois sur terre battue. Nous aimerions qu’il gagne tout, mais c’est vraiment très difficile.
Je pense qu’il doit arriver à Roland-Garros en parfaite forme mentale pour défendre son titre sur cette surface. Il est clairement le favori. »
Une évolution constante
Ce qui impressionne Ferrer, au-delà des résultats, c’est la capacité d’adaptation d’Alcaraz, qui ne cesse de transformer son jeu.
« J’ai remarqué qu’il a légèrement changé de jeu. La beauté de Carlos, c’est qu’il évolue chaque année.
Quand quelqu’un est si bon, quand tout fonctionne si bien et qu’il gagne pratiquement tous les matchs ou tournois auxquels il participe, il faut quand même corriger quelques petits détails.
Après la séparation avec son ancien entraîneur, qui a dû être très difficile pour lui, il s’en est remis en allant en Australie et en remportant l’Open d’Australie, ce qui n’est pas du tout facile.
Je ne suis pas du tout inquiet, car la dynamique reste très bonne. Il est logique qu’il y ait des moments où tu sois un peu plus négatif mentalement. »
Le défi mental, clé du trône parisien
Enfin, Ferrer insiste sur un point crucial : tout se jouera dans la tête.
« Arriver à Roland-Garros en pleine confiance mentale sera déterminant. Car si le talent et la puissance sont indéniables, la gestion des émotions reste l’ultime frontière pour prétendre à l’héritage de Nadal. »
Et dans un contexte où chaque match devient une bataille psychologique, la moindre faille peut coûter un titre.