« Mon combat était vraiment politique », Billie Jean King compare la bataille des sexes de 1973 au duel Kyrgios-Sabalenka
Alors que Nick Kyrgios et Aryna Sabalenka s’apprêtent à s’affronter à Dubaï, Billie Jean King, héroïne de la première « Bataille des Sexes » en 1973, rappelle que son combat allait bien au-delà du sport.
Le 28 décembre prochain à Dubaï, Nick Kyrgios et Aryna Sabalenka vont s’affronter. L’Australien et l’actuelle numéro 1 mondiale du circuit WTA seront opposés dans l’exhibition de "La Bataille des Sexes". Un match qui fait déjà beaucoup parler sur la planète tennis.
Toutefois, ce n’est pas la première fois qu’un match comme celui-ci a lieu. En 1973, Billie Jean King avait ainsi défié Bobby Riggs. La championne américaine tient cependant à souligner qu’il est vraiment difficile de comparer les deux matchs, joués à deux époques bien différentes.
« Notre match portait sur le changement social et culturel »
« La seule similitude, c'est qu'il y a un garçon et une fille. C'est tout. Notre match portait sur le changement social et culturel, là où nous en étions en 1973. Ce n'est pas le cas ici. J'espère que ce sera un beau match, je veux évidemment que Sabalenka gagne, mais ce n'est tout simplement pas la même chose.
J'ai joué sur un court et je n'ai rien changé. J'ai dit à Bobby (Riggs) : "Écoute, je joue à fond ou je ne joue pas". Et Bobby a adoré ça. Mon combat était vraiment politique. C'était difficile, culturellement, et tout ce qui allait avec. Je savais que je devais le battre pour que la société change. J'avais beaucoup de raisons de gagner.
« Nous n'avons jamais dit que nous étions meilleures que les hommes »
Je ne sais pas si ce match va nuire à la réputation d'Aryna (Sabalenka). Je vais devoir lui demander après le match, mais nous n'avons jamais dit que nous étions meilleures que les hommes. Nous avons parlé de notre valeur en termes de divertissement.
Parfois, un match féminin est plus intéressant qu'un match masculin. Mais cela m'énerve quand les gens disent que nous pensons être meilleures. Nous n'avons jamais dit cela, jamais », a assuré Billie Jean King pour BBC Sport.
" Dans une ambiance à l’Américaine, Billie Jean King arrive dans l’Astrodôme de Houston à la manière de Cléopâtre, sur un trône porté par des hommes en tenue d’esclave. De son côté, Riggs arbore une veste sur laquelle on peut voir apparaître la mention «Sugar daddy» (NDLR : homme âgé qui entretient une amante très jeune). Un brin provocateur, son t-shirt laisse apparaître la phrase : «Pour la libération des hommes». Son entrée est elle aussi un spectacle à part entière : les bras levés, il pénètre sur le court dans un pousse-pousse conduit par de jeunes danseuses. Avant l’échauffement, les deux adversaires s’échangent des cadeaux. Bobby Riggs offre une sucette géante, Billie Jean King, un porcelet (un vrai !). "
et je te fais grace des propos provocateurs machos lancés par Rigg avant le match du style " la place de la femme c'est à la cuisine"....
https://www.lefigaro.fr/sports/tennis/actualites/il-y-a-42-ans-billie-jean-king-remportait-la-bataille-des-sexes-739974
En 1888, à Exmouth (Angleterre), le Britannique Ernest Renshaw bat sa compatriote Lottie Dod (2-6, 7-5, 7-5), dans un match où la joueuse commence chaque jeu avec un score de 30-0 en sa faveur.
Noah en 2003 , retraité depuis plusieurs années, avait tapé la n°1 mondiale Justine Henin en Belgique 4-6 6-4 7-6.
mais la démarche pour moi restait tout autant stupide car s'il s agissait de prouver que les joueuses méritaient d'etre autant payés que les joueurs, et on n'y parvient pas en rentrant dans le jeu de la provoque puérile et macho d'un retraité de 55 ans, qui savait qu'il n'avait rien à perdre et tout à gagner en défiant une top player , 25 ans plus jeune que lui.
BJK en revanche avait tout à perdre et rien à gagner avec ce match .
c'est comme si Sabalenka affrontait Pat Rafter.
bon au moins à l'époque les règles du jeu étaient les mêmes pour les 2 acteurs, on ne les trafiquait pas pour donner un avantage à la joueuse.