« Le public est devenu complètement fou » : Vallejo très critique après la remontée de Kouamé à Roland-Garros
Battu par Moïse Kouamé après avoir pourtant mené 5-2 dans le dernier set, Daniel Vallejo a pointé du doigt le rôle du public du Suzanne-Lenglen, qu’il juge décisif dans le scénario de la rencontre.
Une défaite influencée par l’ambiance du Suzanne-Lenglen ?
Daniel Vallejo, battu en cinq sets par le jeune Moïse Kouamé au deuxième tour de Roland-Garros, a reconnu après la rencontre que le soutien du public avait largement aidé le Français, pourtant mené 5-2 dans l’ultime manche.
« Le public a fait la différence »
En conférence de presse, le joueur paraguayen est revenu sur l’atmosphère très chaude du Suzanne-Lenglen :
« Le public a fait la différence. À plusieurs moments dans le troisième, le quatrième et le cinquième set, il était déjà fatigué physiquement et mentalement. Je menais 5-2 dans le cinquième set.
Et le public est devenu complètement fou. Chaque point ressemblait à un match de Coupe Davis. Je pense que grâce à cela, il s'est relancé et a commencé à jouer de manière incroyable. »
« Si nous avions joué ailleurs, il aurait perdu »
Vallejo, qui avait remonté un retard de deux sets à zéro avant de passer à un jeu de la qualification, a même affirmé qu’il n’aurait sans doute pas perdu ce match dans une autre ville :
« Je pense que si nous avions joué ailleurs, il aurait perdu. Parce que je menais 5-2. Physiquement, j'étais vraiment en bonne posture pour gagner le match, il était en train de craquer.
Honnêtement, je n'avais jamais vécu une ambiance pareille de toute ma vie. Après chaque point, il y avait une minute entière de cris et d'encouragements du public. Et il faut aussi réussir à répondre à cette énergie. Lui l'a très bien fait.
Le match était entre mes mains. À plusieurs moments, quand il servait à 5-6 dans le cinquième set, je jouais de très bons points et il me sortait un coup droit gagnant, un revers gagnant, encore un revers gagnant.
Honnêtement, c'était très difficile de jouer contre le public. Sincèrement, c'est là que s'est faite la différence. »
« Dommage que l'arbitre n'ait pas contrôlé la situation »
Le Paraguayen a également regretté le manque de réaction de l’arbitre de chaise face à l’ambiance parfois bouillante du court :
« On sait déjà comment est le public français. Je comprends qu'ils soutiennent leurs joueurs et qu'ils veulent les voir gagner. Mais c'est dommage que l'arbitre n'ait pas su contrôler la situation ni eu davantage d'autorité pour calmer le public.
Honnêtement, je pense que la situation a un peu débordé et l'arbitre n'a rien fait pour la changer. »