Jennifer Capriati se confie : « Gagner l’Open d’Australie, c’était un nouveau départ »
Prodige avant l'heure, Jennifer Capriati a dû attendre 2001 pour connaître la consécration en Grand Chelem. Vingt-cinq ans plus tard, l’Américaine revient sur ce titre à l'Open d'Australie qui a tout changé.
Lorsque nous évoquons les joueuses les plus précoces de l'histoire du tennis féminin, il est impossible de ne pas mentionner Jennifer Capriati, finaliste d'un tournoi WTA à 13 ans et 11 mois, plus jeune joueuse de l'histoire à faire partie du top 10 à 14 ans, ou encore médaillée d'or aux JO de Barcelone en 1992 à seulement 15 ans.
Une précocité hallucinante qui a pourtant joué des tours à l'Américaine, qui, après de nombreux déboires personnels, devra attendre l'Open d'Australie 2001 pour enfin soulever un trophée en Grand Chelem.
« Gagner l'Open d'Australie, c'était comme un nouveau départ »
25 ans après ce titre qui a marqué un tournant dans sa carrière, Capriati s'est exprimée dans le podcast The Sit Down :
« L'Open d'Australie était mon premier Grand Chelem, c'était incroyable. C'était le début d'une nouvelle carrière pour moi, comme un nouveau départ. Ça arrivait au meilleur endroit possible.
J'étais en forme, mon corps et ma tête étaient reposés. J'étais impatiente. J’adorais les conditions, elles étaient vraiment idéales. Venant de Floride, j’avais presque l’impression d’être chez moi, même s'il faisait encore un peu plus chaud. Mais c’était surtout l’atmosphère : la culture, les gens, les animaux, l’accent. »
« Je n'avais pas l'intention d'arrêter ma carrière »
Capriati remportera par la suite Roland-Garros au bout du suspense (12-10 contre Clijsters en finale), avant de décrocher un deuxième Open d'Australie d'affilée en 2002, pourtant menée 7-6, 4-0 par Martina Hingis et en sauvant quatre balles de match.
Mais en 2004, elle met un terme à sa carrière à la suite d'une blessure à l'épaule qu'elle ne parvient pas à soigner :
« C'était mon épaule et j'ai aussi été opérée au poignet. Peu de gens le savent. Mon épaule a lâché prise, et j'en ressentais les conséquences sur mon corps. Je voulais prendre une pause, mais c'était définitif.
Je n'avais pas l'intention d'arrêter. C'était assez choquant et difficile à digérer. J'ai fait de la rééducation, je suis allée chez le kiné... J'ai cherché des réponses un peu partout. Je n'ai pas abandonné. Il y a quelques années, j'étais toujours en train d'essayer. Mais je crois que tout arrive pour une raison. »