« Je savais que je n’avais rien à perdre », Blanchet savoure sa victoire contre Mensik au deuxième tour de l’US Open
Ugo Blanchet est l’une des belles histoires de ce début d’US Open. Issu des qualifications, le Français avait éliminé Fabian Marozsan (6-4, 3-6, 7-6, 6-2) au premier tour, avant de confirmer contre Jakub Mensik, tête de série et vainqueur du Masters 1000 de Miami cette saison, au terme d’un match à suspense (6-7, 7-6, 3-6, 6-4, 7-6 en 4h23).
Le Français défiera un autre joueur tchèque, Tomas Machac, au prochain tour. En attendant, le joueur de 26 ans, 184e mondial cette semaine, a réagi à ce succès contre un membre du top 20 mondial.
« C'était assez fort ! Jouer ici à l'US Open, super tie-break du cinquième... On rêve tous, quand on commence le tennis, de jouer des matchs comme ça. Il y a encore quelques étapes supérieures, mais c'est déjà pas mal. Je fais vraiment un bon super tie-break.
Je suis quasiment tout le temps devant, même si mes deux doubles fautes font un peu mal. Au bout de 4h15 de jeu, on sent bien la balle ! On la maîtrise. Il fallait que je me concentre sur mes forces, mon coup droit, ma première balle, mon agressivité sur seconde balle.
Je suis content que ça se soit passé plus ou moins comme prévu. Bien sûr, j'arrivais sur le match avec beaucoup de satisfaction de ce qu'il s'était passé depuis dix jours. Je savais que je n'avais rien à perdre, que ça allait être un super match contre un 'top player'.
Je croyais en moi, je savais que c'était possible. J'ai toujours cru en mes qualités. Il y a des moments de doute, mais je savais que j'avais les qualités pour jouer ce genre de tournois. J'attendais juste le moment de pouvoir le prouver.
Il y a un peu de surprise, mais dans mes émotions, ça se voit sur le terrain, c'est maîtrisé, il n'y a pas d'euphorie. Mon niveau est très bon, mais je sais que je peux encore mieux jouer. Je suis capable de jouer un tennis encore meilleur », a-t-il assuré pour l’Equipe ces dernières heures après sa qualification.
Impressionnant, c'est là qu'on voit que les écarts de niveau dans le top 200 ne sont pas abyssaux.
en complément de cette belle histoire... de quoi investir un peu pour les années à venir (ou rembourser ses parents, c'est selon...)
https://www.lequipe.fr/Tennis/Actualites/Des-tournois-a-185-euros-au-prize-money-de-237-000-dollars-le-spectaculaire-financier-d-ugo-blanchet-a-l-us-open/1588204