« Je ne pouvais pas rêver mieux pour ma première » : la fierté d’Alizé Cornet, capitaine de l’équipe de France de BJK Cup
Après cinq rencontres, les Bleues ont validé leur place en barrages de remontée en BJK Cup. Alizé Cornet raconte une première expérience de capitaine éprouvante, mais déjà porteuse d’un vrai élan collectif.
L’équipe de France disputera les barrages de remontée dans le Groupe Mondial de la BJK Cup en novembre. Les Bleues ont dû s’employer pour valider leur place et, après cinq matchs intenses cette semaine, le groupe de la capitaine Alizé Cornet a finalement assuré l’essentiel.
Après leur défaite contre la Hongrie, les Françaises n’ont pas laissé filer leur deuxième chance de qualification face à la Serbie. En fin d’année, la France défiera l’une de sept équipes battues en qualifications du Groupe Mondial avec l’ambition de remonter en première division de cette compétition.
Cornet, qui effectuait ses premiers pas en tant que capitaine de la France, est revenue sur cette première semaine marquée par une qualification mais aussi des coups durs qu’il a fallu surmonter, avec notamment les blessures de Diane Parry et Varvara Gracheva, indisponibles cette semaine à Oeiras, au Portugal.
« Je ne savais pas si j'étais prête à prendre ce volume de coaching »
« Le maître mot, c'est fierté. Une grande fierté d'être la capitaine de cette équipe. Les joueuses et tous les membres du staff ont été à la hauteur de mes attentes et même plus encore.
Contre cette jeune équipe de la Serbie, je savais que ça allait être sur un fil. On la mérite cette troisième place, mais qu'est-ce que c'était dur ! Malheureusement, ça a commencé par deux blessures. Et après la pluie, j'ai passé dix heures sur le banc pour ma première journée de capitaine.
Je ne savais pas si j'étais prête à prendre ce volume de coaching, mais ça m'a donné confiance parce que j'ai vu que j'en étais capable. La concentration était là de bout en bout, donc je sais que je peux faire face.
« L'avantage, c'est qu'on va avoir le temps pour faire le bilan dans les prochaines semaines »
J'ai été à la place des filles, au fur et à mesure on se comprend de mieux en mieux, et je suis très satisfaite parce que la mayonnaise a pris avec tout le monde, très naturellement, et ça, c'était hyper important.
On est allé chercher ce barrage, on est tous cramé ! L'avantage, c'est qu'on va avoir le temps pour faire le bilan dans les prochaines semaines. Mais l'élan est là et l'envie de continuer dans cette dynamique aussi.
On a très bien communiqué entre nous, les mini-débuts de crise ont été très vite gérés, tout le monde a trouvé sa place et j'ai senti un bel esprit de groupe. Je ne pouvais pas rêver mieux pour ma première », a assuré Cornet pour l’Équipe.
Simplement sur ce que l'on a pu voir, ce premier capitanat semble plutôt réussi mais l'absence de joueuse de véritable haut niveau va rendre difficile la constitution d'un noyau dur très soudé car d'autres joueuses d'une envergure comparable vont venir frapper à la porte.
La nouvelle cheffe réussira-t-elle à maintenir la cohésion de son orchestre agrandi, là sera l'une des épineuses questions qui ne manqueront pas de se poser dans un avenir proche.
Souhaitons bonne chance à Alizé Cornet.
Même si leurs adversaires étaient sensiblement du même niveau sur le papier c'est jamais gagné, y'a toujours une pression supplémentaire quand on joue pour une équipe et pour son pays (et c'est la même chose pour les serbes bien sûr), elles ont su la gérer.
Alizé Cornet a donné beaucoup en tant que joueuse, elle a l'expérience, une de ses particularité était d'être combative, de ne rien lâcher, si elle a pu transmettre cet esprit là en plus de gérer les petites crises qu'elle a dû connaître aussi en tant que joueuse, c'est un atout supplémentaire pour les bleues.
A voir comme dit Jean Daniel Martino ce que cela va donner si les leaders (souhaitons le ! ) sont en mesure de jouer les prochaines rencontres.